La mort est le compagnon fidèle de l'alpiniste. On y pense sans cesse, on la côtoie, il faut s'y habituer.
Demain nous courrons plus vite, nos bras s'étendront plus loin... C'est ainsi que nous avançons, barques luttant contre un courant qui nous rejette sans cesse vers le passé.
Je ne peux guérir personne. Je suis un homme. Si Christ se tenait ici, Il ne guérirait aucun de vous. Il a établi un programme, et ce programme c'est que si vous croyez qu'Il est mort pour vous, vous pouvez [...] â–º Lire la suite
L'expérience de la mort n'est pas une expérience solitaire.
Mourir de mort naturelle après être né accidentellement, quelle revanche !
Là où il n'y a rien, même la mort ne peut rien prendre.
Chaque individu a au-dedans de soi une coalition c'est-à-dire une guerre civile. La mort est le grand pacificateur.
La gloire posthume ne réchauffe pas les cercueils.
Le voyage, pour moi, ce n'est pas d'arriver, c'est partir. C'est l'imprévu de la prochaine escale, c'est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c'est demain, éternellement demain.
Le destin est plein de trous, et la mort doit se trouver dans l'un de ces trous.
La mort ne dure qu'une seconde : la première.
Entre le point d'exclamation de la vie et le point d'interrogation de la mort : tout n'est que ponctuation.
Aucun vrai fiasco n'a jamais commencé par l'unique volonté de prouver une simple compétence, il y a une devise des services spéciaux de l'armée de l'air britannique qui dit que « qui ne risque rien n'a rien », une seule pousse de [...] â–º Lire la suite
La mort n'est pas un événement de la vie. La mort ne peut être vécue.
Et voilà où apparaît la logique, le secret, le mystère de la complexité et le sens profond du terme auto-organisation : une société s'autoproduit sans cesse parce qu'elle s'autodétruit sans cesse.
Avec ceux que nous aimons, nous avons cessé de parler, et ce n'est pas le silence.
A ce grand savant, à ce diagnostiqueur infaillible parlant de sa mort avec cette assurance tranquille, il n'y avait rien à répondre que d'inutiles banalités.
Il est également absurde de vivre en perdant de vue le paramètre absolue de la mort que de laisser la pensée de la mort prochaine gâcher mon existence.
C'est là mon supplice de voir sans cesse le parfait et le juste sans pouvoir jamais y atteindre.
Aller à travers le monde et parler aux hommes ? Les convaincre d'avoir pitié les uns des autres, les bourrer de leur mort prochaine ? Rien à faire, ils aiment être méchants.
Ni dans le coeur des individus ni dans les moeurs de la société, il n'y aura de paix durable tant que la mort ne sera pas mise hors la loi.
Si le chien est le plus méprisé des animaux, c'est que l'homme se connaît trop bien pour pouvoir apprécier un compagnon qui lui est si fidèle.
Qui ne craint point la mort ne craint point les menaces.
Tenez dans la vie un seul monologue mais mettez l'accent sur un mot sans cesse différent.
Il faut avoir le courage de regarder la mort en face : elle est là aussi dans la bêtise, les faiblesses, la laideur des autres, mais si on insiste un peu, ces mauvaises apparences se lèvent et c'est la vie qui apparaît.
La mort nous sourit à tous, tout ce qu'on peux faire c'est lui sourire à notre tour.
Aimer et ne pas être aimé en retour est un supplice tel, que même les dieux ne l'ont pas imposé aux damnés des abysses.
Rien n'est plus affligeant que la mort du coeur, la mort de l'homme est secondaire.
La mort est l'espérance de qui n'en a plus.
Tâchons d'entrer dans la mort les yeux ouverts.
Le secret est comme la modestie : il cesse d'exister à l'instant précis où on l'évoque.