Quand nous avons soif, il nous semble que nous pourrions boire tout un océan : c'est la foi. Et quand nous nous mettons à boire, nous buvons un verre ou deux : c'est la science.
C'est le calcaire des larmes qui rend myope.
Le plus pressé, ce n'est pas que l'État enseigne, mais qu'il laisse enseigner. Tous les monopoles sont détestables, mais le pire de tous, c'est le monopole de l'enseignement.
Puisque presque tout le monde se masturbe, ceci vous explique que certains tombent dans les maladies extrêmes que personne d'autre ne présente. C'est cette espèce de paradoxe étiologique que vous allez retrouver, jusqu'au fond du XIXe ou du XXe siècle, à propos de la sexualité et des anomalies sexuelles.
C'est bien le fait d'une femme qui commande de se féliciter d'un bonheur avant qu'il apparaisse. La femme trop crédule en ses désirs se repaît vite de chimères; mais les nouvelles qu'elle proclame périssent aussi vite.
Ce qu'il y a de pratique quand les gens ont vraiment des vies de con, c'est qu'un rien suffit à les distraire.
Le drame, c'est parfois d'être seul ; le plus souvent, c'est de ne pas l'être.
L'homme noble, c'est l'homme vertueux.
C'est un grand défi d'être meilleur que vos opportunités.
Le succès, c'est le public qui me l'a apporté.
La couleur me possède. Je n'ai pas à poursuivre. Elle me possédera toujours, je le sais. C'est le sens de cette happy hour : la couleur et moi ne faisons qu'un. Je suis peintre.
Il n'y a pas d'autre art que l'art amoureux. C'est l'art souverain de la lenteur et de la vitesse. C'est l'art de susciter un éclair, sans jamais l'arrêter en l'orientant vers nous.
si les humains ont un point commun, c'est d'inventer des mondes fictifs et de parvenir à y vivre, plutôt que dans le réel.
La matière, c'est ce qui ne dure pas.
Parler à un homme intéressé de faire des largesses aux pauvres, c'est lui tenir un langage étranger.
Ce qui me perturbe aujourd'hui, surtout dans l'environnement actuel, c'est tout ce qui est très défini, la recherche d'une soit-disant pureté personnelle, puretés de civilisations... Tout ça me panique complètement.
Le théâtre n'est pas une dialectique c'est une trialectique.
Ce qui fait le bon du mariage, c'est donc la soumission de l'épouse, mais associée aux ardeurs de l'amante. À condition que l'amour de celle-ci soit libre, désintéressé.
C'est ridicule de situer une intrigue policière à New York. New York est en soi une intrigue policière.
À la question : " Pourquoi avez-vous quitté votre dernier emploi ? ", ne donnez jamais la vraie raison, sauf si c'est pour une raison d'argent et d'ambition.
Les hommes sont risibles, elle ajoute. Dans leurs poses. Dans ce qu'ils cachent. Dans leur façon de se débattre avec leur virilité. Leur pudeur. C'est pour ça qu'ils sont si touchants.
Dormez : c'est la sagesse ; oubliez : c'est jouir.
C'est la mort qui épice nos baisers.
C'est l'opinion qui gouverne le monde.
Il me semble qu'en ce qui concerne le contrôle des individus, au fond, l'Occident n'a eu que deux grands modèles : l'un, c'est celui de l'exclusion du lépreux; l'autre, c'est le modèle de l'inclusion du pestiféré.
Le guilledou est un oiseau. C'est un vulgaire petit moineau des champs qu'on trouve du côté de la Saintonge. Il faut dire qu'il est particulièrement malin et que peu d'oiseaux au monde lui en remontreraient en matière d'astuce et de roublardise.
L'imagination s'entraîne. Ce qui ne s'entraîne pas, c'est l'émotion.
Je n'aime pas les écolos car je n'aime pas leur esprit. C'est un nouveau parti politique qui s'occupe encore de vous comme si vous n'étiez pas capable de savoir qu'il faut respecter la nature.
Bien que j'aie joué une grande variété de rôles, je n'ai jamais eu la chance de jouer une histoire écrite spécialement pour moi. Dommage, c'est la seule histoire qui vous permette de révéler votre personnalité.
Je souffre tellement dans cette vie. C'est ce que le public sent quand je chante, c'est pourquoi il pleure. Les gens qui n'ont rien senti dans cette vie ne peuvent pas chanter.
Kevin Sandusky : C'est le Triangle d'Or. Jeff Portnoy : Oh putain on est grillés ! J'ai vu ça un jour à la télé, que ce soient des bateaux, des hélicoptères ou des ovnis, tout ce qui entre se volatilise ! Alpa Chino : C'est des Bermudes dont tu causes abruti.
L'abattement des esprits et des coeurs est général. Tant de mécomptes dans le passé ! tant de ténèbres dans l'avenir ? Le doute, le découragement, et cette inquiétude tantôt agitée, tantôt apathique, mais toujours stérile, que le doute enfante, c'est le mal de notre temps, même parmi les honnêtes gens.
On tombe ou on monte, cela dépend du caractère. Je reste toujours en colère. Cela continue c'est trop profond.
L'erreur, et on ne se corrige pas, c'est de rêver qu'on vit au lieu de vivre qu'on rêve.
Interdire totalement la parole, c'est atrophier ou annihiler la pensée. Le tabou n'est pas qu'une interdiction de nommer. C'est une interdiction de concevoir qui, si elle est efficace, entraîne l'impossibilité de concevoir.
C'est sans espoir : je serai toujours romantique.
Si l'amour c'est sentir son coeur palpiter seulement lorsqu'on croit qu'on va perdre son amour, alors cela ne me suffit pas.
Je pense que le dernier terrain de liberté, c'est la scène. Là, on prend mes propos in extenso, sans les détourner.
Certains trouvent que j'ai une tête d'acteur. Moi pas. J'ai une tête de rien. Au fond, c'est peut-être le mieux pour être comédien, avoir une tête de rien pour tout jouer.
J'ai rencontré ma femme, Nathalie, originaire du Brésil et mannequin il y a un an et demi... Elle m'inspire beaucoup, tout comme mes enfants. Je ne suis entouré que de jeunes gens, et c'est ce qui me donne l'envie d'avoir envie.
Une grande sélection c'est grâce aux films, mais une mauvaise sélection, c'est de la faute du sélectionneur.
Un auteur est original, ou bien il passera vite. Il est un créateur, ou il n'est rien. Comment définir un créateur? C'est un auteur qui existe.
L'ennui, avec les voitures de sport, c'est que le jour où vous avez enfin les moyens de vous en offrir une, la plupart du temps vous ne pouvez plus rentrer dedans.
C'est une grande servitude qu'une grande carrière.
Les scientifiques sont arrêtés par l'idée de l'absurde, de l'hérésie scientifique, l'artiste rien ne l'arrête, il n'est pas embarrassé par la science...,C'est ainsi qu'il pénètre derrière les portes fermées à la science.
On ne restait jamais à la maison dans la journée. Jamais. Et on courait partout. C'était fantastique, une telle liberté. C'est triste que les enfants ne grandissent plus de cette manière.
Souvenez-vous qu'en politique il n'y a pas de principes. Il n'y a que des moments propices. Et la capacité de les saisir au vol. C'est ce qu'on appelle avoir de l'astuce.
En parlant de concurrence dans l'industrie de la restauration rapide. C'est le rat mange le rat, le chien mange le chien. Je vais les tuer, et je vais les tuer avant qu'ils ne me tuent.
On me demande constamment comment garder un pied dans deux mondes contrastés - l'un dans l'industrie du divertissement, fondé sur la richesse et l'indulgence, et l'autre dans le travail humanitaire. Pour moi, c'est moins une question de savoir comment faire cela, et plus une question de savoir comment ne pas le faire ?
Je ne suis jamais allé à des réunions de lycée. Mon truc est, loin des yeux, loin du coeur. C'est mon attitude envers la vie. Donc, je n'ai aucun romantisme sur aucune partie de mon passé.