C'est un tort de lire un livre avant d'en faire la critique. Ca donne des préjugés.
Une oeuvre, tant qu'elle survit, c'est une blessure ouverte par où toute une race continue de saigner.
L'amour, ce n'est pas difficile. Dans cette étreinte, dans cette lutte, cette course, cette marelle, dans cette éternité pour un instant figée, il n'est pas difficile d'être un - ou d'en avoir l'illusion. Le difficile, c'est d'être un en rangeant des disques.
L'agneau n'alléguait rien pour sa juste défense, qui ne mit le loup dans son tort ; mais il ne savait pas qu'opprimer l'innocence, c'est le droit du méchant, quand il est le plus fort.
Parler à un homme intéressé de faire des largesses aux pauvres, c'est lui tenir un langage étranger.
Moins je parle d'être noir, mieux c'est.
Tout ce que vous avez dans la vie, c'est votre honneur, votre propre image, votre propre respect de vous-même. Si vous perdez cela, ou si vous le donnez ou si vous le vendez, alors vous ne l'aurez plus.
Des houles de l'Arctique à celles du désert, des ossuaires de France aux cimetières des sables, la seule foi qu'ils confessent, c'est leur foi dans la France écartelée mais unanime.
Les dieux existent : c'est le diable.
Dans une guerre, c'est toujours l'adversaire qui commence.
L'avantage dans la comédie, c'est que l'acteur ne se prend pas pour ce qu'il joue.
Ecrire, c'est cuisiner avec des lettres.
Les plus coupables sont les moins généreux ; c'est la règle.
J'aime la mode, et c'est comme ça que je m'exprime.
Ce qui me perturbe aujourd'hui, surtout dans l'environnement actuel, c'est tout ce qui est très défini, la recherche d'une soit-disant pureté personnelle, puretés de civilisations... Tout ça me panique complètement.
Si les hommes ont des cravates, c'est pour indiquer la direction de leur cerveau.
Le cinéma, c'est vraiment magique, ça ne se consomme pas n'importe comment.
La mort, c'est comme une compétition ou chacun espère arriver le dernier.
Ce que le monde vous pardonne le moins, peut-être, c'est de vous passer de lui.
Le remords, c'est l'horreur d'avoir douté.
Existe-t-il des différences entre les opportunités des acteurs noirs et les opportunités des acteurs blancs ? Oui il y en a. C'est dit.
Je garde l'esprit ouvert comme toujours, parce que c'est ce que vous devez faire.
Là où les eaux s'accordent, c'est tout à fait merveilleux le soulagement qu'elles donnent.
Le désespoir est le parfum du jeune acteur. C'est tellement satisfaisant de s'en être débarrassé. Si vous continuez à le sentir, il peut vous rendre fou. Dans cette affaire, beaucoup de gens deviennent fous, deviennent excentriques, voire en meurent. Pas mon plan.
Les hommes sont risibles, elle ajoute. Dans leurs poses. Dans ce qu'ils cachent. Dans leur façon de se débattre avec leur virilité. Leur pudeur. C'est pour ça qu'ils sont si touchants.
On se demande ce qu'il y a de nouveau. Il y a de nouveau que c'est toujours la même chose.
Renversez tout... toujours ! En vous-même ! L'habituel, c'est la mort.
L'amour, c'est comme La Redoute. Il faut essayer.
Il me semble qu'en ce qui concerne le contrôle des individus, au fond, l'Occident n'a eu que deux grands modèles : l'un, c'est celui de l'exclusion du lépreux; l'autre, c'est le modèle de l'inclusion du pestiféré.
Rien de plus habituel que de sentir que les autres ont une part de responsabilité dans nos échecs, tout comme c'est une réaction ordinaire d'oublier ceux qui ont pris part à nos réussites.
Un journal intime a des pouvoirs, quand on le relit, quand on le retrouve, c'est incroyable ce que ça ramène comme images, comme souvenirs d'une précision inouïe pour celui qui l'a écrit.
Chaque jour est incroyable, même quand c'est affreux, parce que tout a une raison. Je sais que cette chose horrible qui se passe aujourd'hui va apporter quelque chose de si incroyable.
Le meilleur conseil qui m'a été donné était que je devais être 10 fois plus intelligent, plus courageux et plus poli pour être égal. Donc c'est ce que j'ai fait.
Je suis une célébrité de premier plan et je sais que mes fans gays savent que je ne juge pas leur mode de vie et que je les soutiens. C'est utile pour eux d'avoir quelqu'un qui le dit ouvertement et ils m'apprécient pour ça.
J'ai perdu mon insouciance. Je l'ai retrouvée, heureusement. Je me connais beaucoup plus, même si je n'ai pas l'impression de me connaître vraiment. Je ne sais pas si ça m'intéresse. C'est déjà pas mal de se chercher et de jouer avec soi.
Le Festival, c'est les JO du cinéma, ce qui se fait de mieux dans le monde.
Mourir, c'est l'arrêt que le destin a prononcé contre tous les hommes.
La nuit leur appartient.Mais quand ils se retrouvent le jourLeur ciel est toujours le mêmeC'est parce qu'ils n'ont presque rienQu'ils voudraient tout à la foisC'est le temps des n'importe quoiÂge tendre et tête de bois.
Il n'y a pas de problèmes qui ne peuvent pas être résolus. Le monde est trop plein d'options. Si vous ne pouvez pas résoudre le problème, c'est parce que vous n'avez pas trouvé la bonne option... Mais la réponse est toujours là.
En tant qu'animateur, on est très exposé. Je ne sors pas seul dans la rue, c'est vrai. Je ne suis pas rassuré, je ne vais pas sur les Champs-Elysées tout seul.
Essayer de prouver à un sot sa sottise, c'est lui supposer ce qu'on entreprend de lui contester.
Quand une femme ouvre la fenêtre en grand au cours d'une discussion avec son mari, les voisins peuvent être certains que c'est parce qu'elle est à deux doigts de remporter la victoire.
Ne pourrait-on même soutenir que c'est parce que les hommes sont inégaux qu'ils ont d'autant plus besoin d'être frères ?
C'est le lot des intellectuels et des artistes d'être inquiets.
Quand on rit, c'est toujours de soi. Seulement on ne s'en aperçoit qu'après.
Oublier ou excommunier notre passé, ce n'est pas nous ouvrir à la dimension de l'avenir : c'est nous soumettre, sans résistance, à la force des choses.
J'ai toujours été fasciné par la création, jamais par la destruction. C'est ce que j'aime dans l'histoire, la création. L'histoire me fascine. C'est le contraire de l'ignorance, c'est le contraire de la bêtise. Je ne l'ai pas apprise à l'école, mais je l'ai respirée plus tard...
L'affreux chagrin qui vous désarme s'il ne trouve à verser qu'un pleur, c'est l'océan dans une larme.
C'est si dur, à la fois, d'être et vivre ! Mais, l'être doit être au plus près de ce qui est que de ce qu'il est.
C'est un extrême malheur d'être sujet à un maître, duquel on ne se peut jamais assurer qu'il soit bon, puisqu'il est toujours en sa puissance d'être mauvais quand il voudra.