La preuve que la terre est ronde, c'est que les gens qui ont les pieds plats ont du mal à marcher.
L'ennui quand on est tolérant, c'est que les gens pensent qu'on ne comprend rien au problème.
Ce n'est pas avec la raison, et c'est le plus souvent contre elle, que s'édifient les croyances capables d'ébranler le monde.
C'est écrire qui est le véritable plaisir ; être lu n'est qu'un plaisir superficiel.
Il faut bien donner un nom à ce qui n'a pas de nom, à ce qui est impalpable... Tout compte fait, c'est là le métier des philosophes et de la philosophie.
Les deux plus belles conquêtes que l'homme ait faites sur lui-même, c'est le saut périlleux et la philosophie.
C'est l'ensemble de la vie individuelle que l'on devrait nommer "destin" et non pas ce futur tangible qui, d'une heure sur l'autre, remet tout en question, fait de nous une épave ou un héros.
C'est utile, une révolution. Ça met des freins au gouvernement, ça le force à agir, à pencher d'un certain côté. Mais pas plus. L'état demeure.
Pourquoi ces longues queues devant les théâtres ? C'est qu'on a vu des gens heureux sortir d'une pièce nouvelle, et qu'on essaie tout naturellement d'être du nombre...
C'est assez curieux, cette façon qu'on a de se livrer au dentiste, abandonné et réticent.
La société moderne, ce n'est pas une société sans religion, c'est une société qui s'est constituée dans ses articulations principales par la métabolisation de la fonction religieuse.
Tout est biaisé, revu, recharmé. Si on pouvait retourner vraiment dans les décors d'autrefois, sûr qu'on serait déçu, qu'on n'y tiendrait pas tellement. L'enfance c'est un paradis perdu qu'on recherche toujours, qu'on ne retrouve jamais, qui n'existe pas. Il faut rester seul avec ses rêves... la sagesse.
Si je me sers des médias, c'est que les médias ne se privent pas de me salir et de salir l'action que je mène.
C'est un thème récurrent, je l'ai observé dans les foyers catholiques : l'humour du prêtre; les blagues de prêtre : rien que d'y penser, j'en ai le frisson.
Agir, c'est croire.
Le sommeil n'est pas à nos ordres. C'est un poisson aveugle qui monte des profondeurs, un oiseau qui s'abat sur nous.
C'est là mon supplice de voir sans cesse le parfait et le juste sans pouvoir jamais y atteindre.
Mais c'est quand on a trouvé une réponse à toutes les questions qu'il en surgit alors d'autres, plus mystérieuses, plus angoissantes.
Nommer les choses, c'est leur enlever leur danger.
En amour, c'est toujours le passé qui donne des ordres...
Chercher à identifier l'audience dans sa complexité, c'est chercher une offre de programmes diversifiée.
La vraie maladie des acteurs, c'est que leurs prestations médiatiques occultent leurs prestations d'acteurs.
La musique n'est pas un métier, c'est la vie, tout simplement ! L'interprétation, ce n'est pas le travail de dix minutes, de dix jours ou d'un mois, c'est le produit de toute la vie.
Une vie, c'est 70, 80 sapins de Noël. Remarquez, quelquefois il suffit d'un platane.
Le comble du chic c'est d'être soi même.
Ce qui m'intéresse dans Brice, ce n'est pas « Je t'ai cassé » ou « Salut, ça farte ? » que la presse a retenus, c'est ce personnage en attente sur sa planche sur une mer d'huile qui dit : « Le surf, c'est pas un sport, c'est un rêve. »
Un être cultivé, c'est quelqu'un qui sait vous ennuyer à la perfection sur les sujets les plus passionnants.
Une huître, c'est un poisson fait comme une noix.
Les vieux, c'est comme les enfants, ils voudraient qu'on les plaigne, mais qui en a pitié ?
Haïr, c'est se punir soi-même.
Certes Dieu n'a pas besoin de l'existence ; c'est bien plutôt l'existence qui a besoin de Dieu.
C'est dans sa durée que la vie se change en survie et le temps en éternité. C'est en naissant, et à chaque instant de votre vie, que vous êtes entrés en votre immortalité.
Comme c'est triste de renoncer en un jour à être aimé. Comme c'est triste d'être écrivain, comme c'est triste d'écrire des livres, comme c'est triste de croire qu'on va être compris. Comme c'est triste d'être aimé des faibles.
Là où il y a du monde, les Parisiens viennent en foule. Ce qui fait le succès d'un endroit, c'est qu'il a du succès...
Sous le capitalisme, l'homme exploite l'homme. Sous le communisme, c'est tout le contraire.
Fatigué du monde que nous créent les femmes, voilà ce que je suis... Et je suis fatigué des amis aussi. Ce qu'il faut, c'est des sycophantes.
La seule chose qui élève l'homme au-dessus de l'animal est la parole ; et c'est elle aussi qui le met souvent au-dessous.
Elle me dit son nom, celui qu'elle s'est choisi : "Nadja, parce qu'en russe c'est le commencement du mot espérance, et parce que ce n'en est que le commencement."
L'auto-plagiat c'est le style.
C'est l'anniversaire de mon enlèvement à Ville-Evrard, cela fait 17 ans que Rodin et les marchands d'objet d'art m'ont envoyé faire pénitence dans les asiles d'aliénés.
Mélenchon prétend défendre les ouvriers, c'est faux. Moi, je les protège en m'opposant à l'immigration qui fait baisser les salaires des travailleurs français. Jadis, le communiste Georges Marchais ne disait pas autre chose que ce que j'affirme aujourd'hui.
C'est folie !
L'amour c'est comme le Tour de France : on l'attend longtemps et il passe vite.
Bons ou mauvais, c'est toujours avec les étrangers que nous aurons la guerre !
Nous les hommes, quand nous sommes heureux, c'est souvent à cause de quelque chose. Vous, les femmes, c'est toujours à cause de quelqu'un.
Ce qu'il y a de terrible, c'est de n'avoir que son imagination pour vivre, et que jamais, vous entendez, jamais rien n'arrive de ce que vous avez imaginé.
Admettre la justice des armes, c'est encourir la destruction.
Si tu veux obtenir quelque chose de la vie, tu sais, il faut commencer par exiger, c'est la seule façon de dompter l'existence et de lui faire donner tout son rendement.
Réussir, c'est important. Réussir au-delà de toute espérance, c'est terrible.
L'éternité, c'est ce qu'il y a de plus fragile, c'est du papier. Qu'est-ce qui reste de tout le passé ? Non pas les idées, parce qu'elles s'envolent, mais des mots écrits.