L'aventure, c'est aller plus loin. Et avant tout en soi-même. C'est un chemin à l'envers.il faut passer un sas en soi. Pour être plus libre encore.
Il faut que nos jeunes gens apprennent à vivre dans un univers devenu étrangement mobile. Ils n'y sont pas préparés et c'est une des raisons de leur malaise.
Réussir en affaires, c'est avant tout créer des liens.
Le palais des Festivals à Cannes, c'est un endroit où on applaudit les toilettes avant d'aller se faire chier.
C'est la guerre qui nous a appris à aimer ce qui n'est pas à nous et à compter pour rien ce que nous possédons.
Si j'utilise des mots simples quand je parle, c'est simplement pour être sûr de comprendre ce que je dis.
Il est indispensable d'aller au collège. C'est le seul moyen d'apprendre ce qui n'a aucune importance.
Il n'y a pas de sots métiers, c'est entendu... Mais il y a ceux qu'on laisse aux autres.
C'est avoir fait un bien grand pas dans la sagesse que de ne pas avoir besoin de société le soir.
Aller à l'encontre de ses aptitudes c'est courir à un échec.
C'est rassurant de ne plus dépendre de soi-même.
Séduire, c'est s'exposer à decevoir.
Les laides, on ne saurait en parler ; c'est assez qu'il y en ait.
L'éditeur, ce n'est pas celui qui dompte la bête, c'est celui qui la socialise.
La poésie, c'est quand le silence prend la parole.
Mes racines, c'est la Corse. Et en Corse, on n'a pas pour habitude de se dégonfler ni de se dérober.
Tout est biaisé, revu, recharmé. Si on pouvait retourner vraiment dans les décors d'autrefois, sûr qu'on serait déçu, qu'on n'y tiendrait pas tellement. L'enfance c'est un paradis perdu qu'on recherche toujours, qu'on ne retrouve jamais, qui n'existe pas. Il faut rester seul avec ses rêves... la sagesse.
Le temps n'est pas une grille permettant de mesurer le travail ; c'est le travail lui-même qui est la mesure.
J'aimerais que les gens qui achètent mes vêtements comprennent que pour moi, c'est une petite oeuvre d'art.
C'est enrichissant la vie de couple. Je n'ai connu que ça.
C'est un scandale pour l'adulte que l'être humain à l'état d'enfance soit son égal.
Une démocratie, c'est d'abord ça : une façon de vivre où les gens osent se communiquer les choses importantes, toutes les choses importantes, où ils se sentent le droit de parler comme des adultes, et non comme des enfants dissimulés.
Venise c'est la capitale de l'humidité.
On ne joue pas du temps. C'est lui qui se joue de nous.
A part le doute, c'est le doute de croire qui fait le plus souffrir.
C'est le rôle de l'artiste de s'inquiéter où le monde va.
Le désespoir, c'est la conscience... du temps comme prison.
La vie en société c'est quand tout le monde est là et qu'il n'y a personne. La vie en société c'est quand tous obéissent à ce que personne ne veut.
La déprime, pour un homme, c'est quand il ne peut pas la seconde fois pour la première fois. La déroute, c'est quand il ne peut pas la première fois pour la seconde fois.
L'amusant, au théâtre, c'est de sortir aux entractes, de saluer, de serrer des mains, d'entendre des opinions et de s'en faire une moyenne, avec toutes les extrêmes, sans effort, sur la pièce.
Avoir un ennui, c'est recevoir une grâce ; Etre heureux, c'est être mis à l'épreuve.
La société moderne, ce n'est pas une société sans religion, c'est une société qui s'est constituée dans ses articulations principales par la métabolisation de la fonction religieuse.
Les premières phrases : La vertu du catch, c'est d'être un spectacle excessif. On trouve là une emphase qui devait être celle des théâtres antiques.
Les constitutions de la plupart de nos États affirment que tout pouvoir est inhérent au peuple ; que... c'est leur droit et leur devoir d'être armés à tout moment.
Le temps c'est d'la money, j'ai pas d'montre, j'ai des sous.
J'ai joué trois présidents, trois saints et deux génies - et c'est probablement assez pour n'importe quel homme.
C'est le Nord !
C'est ce qui divise les hommes qui multiplie leurs différends.
C'est là mon supplice de voir sans cesse le parfait et le juste sans pouvoir jamais y atteindre.
On ne feuillette pas le temps, c'est lui qui effeuille nos vies.
Comme c'est triste de renoncer en un jour à être aimé. Comme c'est triste d'être écrivain, comme c'est triste d'écrire des livres, comme c'est triste de croire qu'on va être compris. Comme c'est triste d'être aimé des faibles.
Le comble du chic c'est d'être soi même.
Attraper le bonheur, c'est vouloir retenir un papillon dans sa main ou le prendre avec un filet. Tu précipites le filet sur lui et il s'abîme, c'est un bonheur gâché.
L'instruction du peuple a toujours fait peur à l'élite, aux bourgeois, aux dominants. Car instruire, bien évidemment, c'est offrir les armes du renversement.
L'opposition de la poésie et des grands événements de notre temps, c'est peut-être le combat de la graine et du tonnerre.
L'important c'est de dormir, quand on dort on n'est pas malheureux.
On n'aime véritablement qu'en devenant meilleur ; et devenir meilleur, c'est devenir plus sage.
Regarder un film de Kubrick, c'est comme regarder le sommet d'une montagne depuis la vallée. On se demande comment quelqu'un a pu monter aussi haut
Faire l'amour avec soi-même, c'est faire l'amour avec la vie.
C'est au commerce de s'adapter à l'art, et non pas à l'art de s'adapter au commerce.