La société moderne, ce n'est pas une société sans religion, c'est une société qui s'est constituée dans ses articulations principales par la métabolisation de la fonction religieuse.
La paternité traditionnelle est dans l'impasse. La paternité moderne se cherche.
Si la science fut, au moyen âge, essentiellement soumise à la religion de dieu, elle doit désormais, au nom de la raison et de la morale, servir, beaucoup plus complètement, la religion de l'humanité.
L'amour est l'axe du monde, tout doit être en fonction de ce sentiment, celui-là même qui a poussé Dieu à créer l'univers.
Le malheur, en s'attachant à moi, m'enseigna peu à peu une autre religion que la religion enseignée par les hommes.
C'est la force qui gouverne le monde. Et ces petits rectangles de papier bruissant... voilà la forme moderne de la force.
La passion pour l'art est, comme pour les croyants, très religieuse. Il unit les gens, son message est d'humanité commune. L'art est devenu ma religion - d'autres prient à l'église. C'est une banalité, mais vous ne possédez pas l'art, il vous possède.
Le vrai bourgeois, c'est-à-dire, dans un sens moderne et aussi général que possible, l'homme qui ne fait aucun usage de la faculté de penser et qui vit ou parait vivre sans avoir été sollicité, un seul jour, par le besoin de comprendre quoi que ce soit...
L'homme est l'être délirant par excellence, en proie à la croyance que quelque chose existe.
Ce qui se paie n'a guère de valeur ; voilà la croyance que je cracherai au visage des esprits mercantiles.
La religion musulmane doit faire en sorte de ne pas choquer le peuple français.
Le téléphone est le symbole moderne des communications qui n'ont jamais lieu.
L'état moderne ne se tient debout que par un miracle de déséquilibre.
Ce que je reproche à la religion catholique, c'est l'importance qu'elle accorde au sexe.
Le christianisme de nos jours, a cessé d'être cru : mais il a été compris et senti : c'est ce qui le prolonge.
La pire chose de notre monde moderne est que les gens pensent, à cause de la télévision, qu'on meurt sans douleur et sans effusion de sang. On fait croire aux enfants que ce n'est pas si grave de tuer quelqu'un.
Il ne faut jamais blâmer la croyance des autres, c'est ainsi qu'on ne fait de tort à personne. Il y a même des circonstances où l'on doit honorer en autrui la croyance qu'on ne partage pas.
Michel Houellebecq est devenu un provocateur breveté, un faiseur qui n'agit qu'en fonction de ce qu'on attend de lui.
La présence de la mort rafraîchit toujours les expériences, c'est sa fonction : nous aider à méditer sur cette chose étrange qu'est le temps.
Mourir pour une religion est plus simple que de la vivre pleinement.
Dès le début, j'ai dit aux femmes de ne pas suivre aveuglément les règles de la mode et d'adapter les vêtements en fonction de leur identité.
La religion et la morale sont les piliers essentiels de la société civile.
La religion est l'impuissance de l'esprit humain à faire face à des événements qu'il ne peut pas comprendre.
Le dandysme, forme moderne de stoïcisme, est finalement une religion dont le seul sacrement est le suicide.
La vie ne s'arrête jamais. Le tourment des hommes sera éternel, à moins que la fonction de créer, d'agir et de changer, de vivre intensément chaque jour, ne soit considérée comme une joie éternelle.
L'homme sans religion serait un monstre ; l'homme persécuteur ne serait guère mieux ; l'homme purement contemplatif, en thèse générale, mourrait de faim.
Je pense que la religion est une chose amusante parce que, quand on voit quelqu'un qui peut vraiment la décomposer, on a parfois l'impression d'être stupide de croire ce que l'on croit.
Nos conceptions de l'ouvrier-créateur, de quelque religion qu'elles nous viennent, sont bien les inventions les plus médiocres, les plus stupides, les plus inacceptables sorties du cerveau apeuré des créatures.
L'imbécile est d'abord un être d'habitude et de parti pris. Arraché à son milieu il garde, entre ses deux valves étroitement closes, l'eau du lagon qui l'a nourri. Mais la vie moderne ne transporte pas seulement les imbéciles d'un lieu à un autre, elle les brasse avec une sorte de fureur.
La foi, c'est adhérer à une éthique, la religion de s'y conformer.
La femme moderne a un pied dans le XIXe siècle, un pied dans le XXe. Elle a deux faces comme Janus et se trouve perpétuellement divisée entre les deux moitiés de sa personnalité.