Aujourd'hui, entre Nicolas Sarkozy et François Fillon, c'est le contraire de ce qui se passait il y a trois ans.
Le bobo est plutôt de gauche et il est plutôt poilu de la gueule. C'est la mode musulmane ça, d'être poilu de la gueule. Comme ça, ça vous fait prendre pour un FLN.
Je pense que grandir, c'est toujours une histoire de choses à abandonner et d'expériences à emmagasiner.
Le tiers monde, c'est le tiers provisionnel du monde entier.
Moi l'épouser ! Je t'assure que non ; c'est bien assez qu'il m'épouse.
Ce qui me gâte la plupart des livres, c'est qu'au lieu d'être faits pour le salut de l'auteur, ils saluent le public.
Pendant longtemps, je n'écoutais que ce qu'on me disait. C'est en écoutant ce qu'on disait aux autres que je me suis senti concerné.
Un fait certain c'est que si l'amour meurt, on ne meurt point d'amour.
Le plus pénible avec les impuissants, c'est qu'ils parlent.
L'apostrophe, c'est la mitraille de l'éloquence.
C'est avec les roseaux pensants qu'on fait les chaînes qu'on abat.
Le calendrier, c'est la bureaucratie du temps.
Comprendre tout, c'est n'égaler rien.
Ce qui compte dans la vie, c'est l'idée qu'on s'en fait ! Crois-tu que quelqu'un puisse s'en faire une à ta place ?
L'argent que l'alcool rapporte à l'Etat, c'est énorme ; moi cette année, rien qu'en picolant, j'ai payé l'impôt sur la fortune !
Il jouait du piano deboutC'est peut-être un détail pour vousMais pour moi, ça veut dire beaucoupÇa veut dire qu'il était libreHeureux d'être là malgré tout.
Ce qui est intéressant dans l'autre, c'est ce qu'on n'est pas.
Le genre de solitude dont je parle, c'est quand vous sentez qu'il ne vous reste plus rien. Rien ni personne. Comme si vous vous noyiez et que personne ne vous lancerait une ligne.
La tâche de la morale, c'est de subordonner la répression à la réalisation et non la réalisation à la répression.
Je ne veux pas avoir l'impression d'avoir mûri. C'est un mot stupide que je ne veux jamais utiliser.
Un musicien, s'il est messager, est comme un enfant qui n'aurait pas été trop abimé par les mains de l'homme. C'est pour cela que la musique a bien plus de poids pour moi que toute autre chose.
- Va t'en ! - Que je m'en aille ? C'est moi qui nous ai sauvé ! Nous avons survécu grâce à MOI ! - Nous n'avons plus besoin de toi ! Le maitre veille sur nous à présent.
Quatre-vingt-dix millions de mal blanchis sans acte de naissance ni carte d'identité, plus de la moitié de la population brésilienne réduite aux dernières extrémités [...] C'est ça, le Brésil, princesse. Pas ce que tu vois de ta fenêtre.
Le mariage, c'est l'état, c'est le trône de la femme.
On ne dévore pas un bon livre, c'est plutôt dans son ventre que vous risquez de finir. Comment reconnaître un bon lecteur ?
Ce ne sont pas les circonstances qui façonnent un Homme. C'est l'Homme qui fait les circonstances.
Il faut vous dire qu'en Provence, c'est l'usage, quand viennent les chaleurs, d'envoyer le bétail dans les Alpes.
J'ai connu des millionnaires manquant cruellement d'une nourriture qui à elle seule peut entretenir tout ce qui est humain dans l'homme, et je connais des travailleurs, et nombre de ceux qu'on appelle pauvres, qui connaissent des plaisirs inatteignables par ces mêmes millionnaires. C'est l'esprit qui enrichit le corps.
Quand nous faisons une théorie générale dans nos sciences, la seule chose dont nous soyons certains c'est que toutes ces théories sont fausses, absolument parlant. Elles ne sont que des vérités partielles et provisoires, qui nous sont nécessaires comme les degrés sur lesquels nous nous reposons pour avancer dans l'investigation.
C'est, il me semble, dans les bonnes manières de faire sentir aux jolies mômes la dureté de son affection, toute son ardeur bandative !
On s'habitue à tout, a-t-on coutume de dire. Je n'en suis pas certain. Je crois plutôt qu'on est capable de se déshabituer de tout. C'est différent.
Le truc, c'est que quand il n'y a rien à faire, ne rien faire.
Quand vous avez Dieu, vous avez un ami. Et cet ami, c'est vous.
Aucun pays ne sait mieux que la France que la liberté a un prix parce que c'est en France que de nombreux idéaux démocratiques ont vu le jour.
C'est tuer pour rien, parfois que de ne pas tuer assez.
Sur ce qui nous arrive, il ne faut que blâmer soi-même. Oui c'est désagréable.
Aimer, c'est s'augmenter en s'oubliant, c'est échapper par un seul être à la médiocrité de tous les autres.
Quand on entend ce qu'une jolie femme dit, c'est qu'elle n'est pas vraiment jolie.
Vouloir augmenter ses connaissances, c'est légèreté.
La peur, c'est une théorie, une idée qu'on se fait.
"Je ne m'occupe pas de politique", c'est comme si vous disiez "Je ne m'occupe pas de la vie".
Ce n'est pas si désagréable de vieillir si l'on ne coupe pas la vie en étapes, si on ne se dit pas : « Maintenant c'est fini, je suis entrée dans la vieillesse ».
Etre nu, c'est être sans parole.
L'amour ne pose pas de questions. C'est là le moindre de ses défauts.
J'adore la télévision. En fermant les yeux, c'est presque aussi bien que la radio.
La tombola, c'est l'opium des pauvres.
La fausse modestie, c'est mieux que pas de modestie du tout.
Beaucoup engendrer, c'est multiplier les tombes.
Voyager, c'est facile. Il suffit d'épouser une proue.
Vivre, c'est se nourrir du monde.