Quand vous avez Dieu, vous avez un ami. Et cet ami, c'est vous.
J'ai vu les traces des anges sur la terre : la beauté du ciel marchant d'elle-même sur le monde.
Du temps qu'on l'aimait, lasse d'elle-même,Elle avait juré d'être cet amour,Elle en fut le charme et lui le poème,La terre est légère aux serments d'un jour.
L'offrande n'est jamais pour le saint, ni nos épargnes pour les rois, mais pour cet essaim dévorant qui sans cesse bourdonne autour d'eux...
Il y a des batailles aériennes d'ondes qui... tourbillonnent entre ciel et terre comme le regret indestructible du suicidé qui à mi-chemin de sa chute du sixième étage, soudain ne voudrait plus mourir.
On est jeune tant qu'on souhaite que chaque jour diffère de la veille ; vieux quand on espère que chaque année ressemblera à la précédente.
- À quoi on joue ? - Ça s'appelle « est-ce que dieu existe ? »
Les trois grands éléments de la civilisation moderne sont la poudre, l'imprimerie et la religion protestante.
Le ciel dure, la terre persiste Qu'est-ce donc qui les fait persister et durer ? Ils ne vivent point pour eux-mêmes Voilà ce qui les fait durer et persister.
La terre et le ciel sont bons ; le mal est entre le ciel et la terre.
L'instant où Dieu créa le premier homme, et l'instant où le dernier doit disparaître, et l'instant où je parle, sont égaux en Dieu et ne sont qu'un instant.
La main de Dieu nous paraît souvent rude parce qu'il traite ses amis débiles avec un gant de crin.
Ton ami n'est pas celui qui t'aide quand tu as des ennuis, c'est celui qui t'évite d'en avoir.
Un critique doit goûter à tout, jouer avec l'eau et le feu et, au besoin, s'exposer aux éclaboussures de sauce et même de fumier. Il ne doit pas avoir de plus grand plaisir que de faire connaître ou surgir un talent jeune et neuf, ou ancien et méconnu.
En France, on fait sa première communion pour en finir avec la religion ; on prend son baccalauréat pour en finir avec les études, et on se marie pour en finir avec l'amour... et on fait son service pour en finir avec le devoir militaire.
Les empereurs romains n'oubliaient surtout pas de prendre le titre de Tribun du peuple, parce que cet office était tenu pour saint et sacré ; établi pour la défense et la protection du peuple, il jouissait d'une haute faveur dans l'Etat.
Le scandale du monde est ce qui fait l'offense ; ce n'est pas un péché de pécher en silence.
A qui Dieu donne une femme, il donne aussi la patience !
Ce n'est qu'en aimant nos ennemis que nous pouvons connaître Dieu et faire l'expérience de sa sainteté.
A cause des choses terrestres qui vous absorbent, vous forcez Dieu à retenir en soi l'amour qu'il ne peut répandre sur vous.
Votre ami avale vos fautes, votre ennemi vous les ressert.
Les gens se mettent en noir quand ils perdent un oncle et ne se mettent pas en blanc quand ils viennent de se faire un ami pour la vie.
Il faut se suicider jeune quand on veut profiter de la mort.
Qu'est-ce que le vin ? C'est un corps vivant où se tiennent en équilibre les "esprits" les plus divers, les esprits volants et les esprits pondérés, conjonction d'un ciel et d'un terroir.
L'ordre inférieur est un miroir de l'ordre supérieur ; les formes de la terre correspondent aux forment du ciel ; les taches de la peau sont une carte des constellations incorruptibles ; Judas reflète Jésus en quelque sorte.
J'ai soudain le sentiment étrange d'être en harmonie avec moi-même, tout est parfait en cet instant, la douceur de la lumière, ce petit parfum dans l'air, la rumeur tranquille de la ville. J'inspire profondément car la vie me parait alors si simple, qu'un élan d'amour me donne tout à coup envie d'aider l'humanité tout entière.
L'esprit seul c'est le Dieu des hommes... La chair seule, c'est la brute. La chair et l'esprit, c'est l'homme, un dieu qui a des instincts de brute.
Contraindre un homme à fournir des fonds pour la propagation d'idées qu'il ne croit pas et abhorre est un péché et une tyrannie.
Ah, c'est une chose plus enivrante que le vin d'être une belle jeune femme !
Je jette les dés, et j'écris le livre. Qu'il soit lu par des hommes du présent ou du futur importe peu. Il peut attendre d'être lu pendant cent ans, puisque Dieu a bien attendu six mille ans pour que quelqu'un vienne l'étudier.
Dieu n'existe pas. S'il existait, depuis le temps que je dis des horreurs, il m'aurait déjà foudroyé. Ou Dieu est un mythe, ou il est sourd, ou c'est du mépris.