Le genre de solitude dont je parle, c'est quand vous sentez qu'il ne vous reste plus rien. Rien ni personne. Comme si vous vous noyiez et que personne ne vous lancerait une ligne.
Rien c'est n'importe quoi mais ce n'est pas rien pour autant.
Si le problème a une solution, il ne sert à rien de s'inquiéter. Mais s'il n'en a pas, alors s'inquiéter ne change rien.
L'instant, rien d'autre, la notation pure et simple : une énorme liberté insoupçonnée est là.
On ne perd rien à être poli sauf sa place dans le métro.
Cette espèce de solitude disponible que les gens appellent souvent liberté.
La naissance ne signifie rien là où il n'y a pas de vertu.
Certains gestes deviennent redoutables dans la solitude parce qu'ils acquièrent une valeur finale. Quand un homme tombe et qu'il est tout seul dans un champ, il ne sait pas à qui dédier sa chute.
Attendre quatre ans pour rien est ce que j'ai fait de plus fou par amour.
La solitude ne dépend pas de l'extérieur ; C'est une chose du dedans.
Des savants luttent chaque jour pour nous préserver de la tuberculose, du cancer. Et la guerre, l'horrible guerre serait le seul mal contre lequel l'humanité se déclarerait impuissante ? Je ne veux pas le croire.
Dans la mort le chemin devient d'un seul coup si étroit que, pour passer, on doit se laisser tout entier.
La voie lactée n'est rien d'autre qu'un amas d'étoiles innombrables.
L'art abstrait témoigne que l'homme n'a rien à dire, rien à exprimer ni à fixer, s'il se coupe du monde tel que le capte le regard d'un enfant.
Lire n'est pas nécessaire pour le corps (cela peut même se révéler nocif), seul l'oxygène l'est. Mais un bon livre oxygène l'esprit.
Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égard ni patience.
Et pourtant ce tyran, seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni même de s'en défendre il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à la servitude. Il ne s'agit pas de lui rien arracher, mais seulement de ne lui rien donner.
Un secret qu'on est vraiment seul à détenir, un tel secret rendrait malades les plus robustes, et on peut même se demander s'il existe une conscience assez intrépide pour supporter ce tête-à-tête, sans en mourir.
Si la mort physique est le prix à payer pour libérer mes frères blancs d'une mort spirituelle irrévocable, rien ne peut être alors plus rédempteur.
Etrange : je me suis intéressé à une foule de choses alors qu'en réalité, à part les filles, rien ne m'intéressait vraiment.
La poésie ne mène à rien - à condition de ne pas en sortir.
La solitude n'apprend pas à être seul, mais le seul.
Je suis corps tout entier et rien d'autre ; l'âme n'est qu'un mot désignant une parcelle du corps.
- Attends, c'est rien qu'une danse. - Non. Une danse, un regard, un baiser, c'est tout ce qu'on peut espérer. Une seule et unique chance de faire la différence entre « ils s'aimèrent jusqu'à la fin des temps » ou alors « oh c'est juste un mec avec qui j'ai été en boite une fois. » C'est clair ?
La superbe que donne l'uniforme à ceux qui n'ont rien d'autre à se foutre sous l'aiguillon de la vanité.
"Y'aurait beaucoup à dire", phrase préférée des gens n'ayant rien à dire et qui sont obligés de faire semblant.
L'amour seul est la clé de toutes choses, le carrefour de toutes les réalités.
Le désir de posséder peut, s'il n'est assouvi, posséder l'esprit tout entier. Comme il est difficile d'analyser ces liens qui se cachent sous la peau même de nos actions : l'amour n'est rien de plus qu'une sorte de langage de la peau, et le sexe pure terminologie.
Ne rien faire, ça peut se dire. Ca ne peut pas se faire !
La solitude vient avec la vie.
C'est un thème récurrent, je l'ai observé dans les foyers catholiques : l'humour du prêtre; les blagues de prêtre : rien que d'y penser, j'en ai le frisson.