- Oui M. Salarai, heu, nous allons le retrouver. Donnez moi sa description. - Il mesure 60cm, heu, il a un long cou élancé. - Oui. - Il est orange et noir pour ce qui est du bec. - Autre chose ? - Bah c'est un cygne.
- Il faut que tout soit parfait : l'heure, le moment, l'endroit... - Vicky, c'est toi que tu envoie en l'air, pas un satellite.
Les femmes, c'est comme les photographies : il y a un imbécile qui conserve précieusement le cliché, pendant que les gens d'esprit se partagent les épreuves.
Ce que les hommes désirent, c'est une vierge qui soit putain.
Les invités, c'est comme les raisins, ça vient et ça part en grappes.
La lettre d'amour s'exalte en écrivant : plus les mots vont plus vous aimez, à la fin c'est irrésistible.
Quand deux époux sont du même avis, c'est toujours la femme qui l'a la première.
C'est toujours très curieux ce qui se passe quand on se meurt d'amour et qu'on n'a personne pour se jeter dedans, follement.
On dit que les Américains mangent toute la journée. C'est faux. Mais ce qu'ils mangent est tellement mauvais qu'ils doivent s'y reprendre à plusieurs fois.
- Et pour le traiteur, j'ai pensé qu'on pourrait prendre Lenôtre. - Pourquoi pas ? Et c'est qui ? - C'est Lenôtre. Mais si vous préférez prendre le vôtre... - Non... On va prendre le vôtre ! - Parfait. - Alors, c'est qui ?
C'est justement quand on a de l'humeur qu'on déguise le moins ses sentiments.
C'est souvent celui qui creuse les tranchées qu'on abat et celui qu'elles protègent qu'on décore.
Un certain trouble subsistera toujours dans la tendresse, car, avoir connaissance de la contrariété des sexes, c'est nécessairement en être troublé.
La jeunesse c'est comment vous vivez pas quand vous êtes né.
C'est quoi la perfection, de toute façon? C'est la mort de la créativité.
Oui, je crois en l'inégalité des races. Aux Jeux olympiques, il y a une évidente inégalité entre la race noire et la race blanche, c'est un fait. Je constate que les races sont inégales.
- Bah, Vous chaussez du combien ? - C'est du comme vous. - Ah bon ? Ça tombe bien.
L'exercice, c'est de perpétuellement relativiser et de lister ses priorités.
La vraie barbarie, c'est Dachau ; la vraie civilisation, c'est d'abord la part de l'homme que les camps ont voulu détruire.
Comprendre, c'est se sentir capable de faire.
Pour le papillon, la propriété, c'est le vol.
Rêver, c'est dormir avec des illustrations dans le texte.
Si tant de jolies personnes à qui l'on vole des baisers ne portent pas plainte, c'est sans doute de crainte d'être inculpées de recels.
Haïr quelqu'un c'est encore le porter en soi...
L'Anglais est un praticien qui n'a pas de théories ; l'Allemand, un théoricien qui applique ses théories ; le Français, un théoricien qui ne les applique pas : c'est ce qu'on appelle chez nous avoir du bon sens.
Savoir ce qu'on sera, c'est vivre comme les morts.
Il y a des gens qui ont vraiment des dons. Le problème, c'est de les découvrir.
Les demi-teintes, c'est bon pour les traîtres.
Et si c'est cela la vie : retrouver son enfance, alors, à ce moment-là, lorsque la vieillesse l'a rejointe un beau jour, la petite ronde doit être presque finie, la fête terminée.
La richesse c'est comme le bonheur, ça doit se gagner. Autrement, on regrette qu'elle nous enlève ce qu'on ne lui a pas disputé.
Un roman n'est intéressant que si son auteur se remet en question et s'expose à ce qu'on lui dise : " C'est illisible".
Etre aimé c'est accepter d'être pris pour ce qu'on n'est pas.
L'égalité des chances, c'est pour ceux qui ont de la chance.
A partir du moment où quelqu'un devient conscient de soi, il a un souvenir du monde et de l'histoire de son temps dont il doit se méfier. Car, ce n'est pas un souvenir exact, c'est même la pire et la plus dangereuse des sources.
La formule nouvelle du roman, c'est de ne pas faire de roman.
Je veux bien que les gens regardent leur montre quand je donne une conférence. Ce que je ne supporte pas, c'est qu'ils la portent à leur oreille pour vérifier qu'elle n'est pas arrêtée.
Voyager, c'est changer son chagrin d'eau.
Un suicide on ne sait pas ce que c'est, alors on préfère penser que c'est génétique, un peu comme la laideur.
Qu'est-ce qu'un scientifique après tout? C'est un homme curieux qui regarde à travers un trou de serrure, le trou de serrure de la nature, essayant de savoir ce qui se passe.
C'est une telle expérience de dingue d'être chaque soir face au public. Rien ne peut remplacer ça, cette remise en question quotidienne.
Il n'y a aucune raison de regretter quoi que ce soit. Le regret c'est de la perte de temps.
Tout ce qui a changé pour moi, c'est ma consommation d'alcool. Je peux maintenant me permettre de boire deux fois plus qu'avant.
Qu'on l'aime notre maman... Et même si parfois elle nous embête, elle nous gronde et nous agace, c'est comme ça, on l'aime.
Les jeunes sont mal compris aujourd'hui et c'est pour ça qu'ils se révoltent.
C'est l'événement imprévisible qui provoque le renversement des attitudes et le rapprochement des camps ennemis face au danger commun.
C'est pour les gens que nous méprisons que nous nous laissons aller aux faiblesses et que nous commettons des mesquineries.
C'est la guerre qui nous a appris à aimer ce qui n'est pas à nous et à compter pour rien ce que nous possédons.
Je suis libre d'avoir une opinion - et c'est déjà très beau - mais je voudrais bien être libre aussi de n'en pas avoir.
Les parents se fichent de la justice... Ce qu'ils veulent c'est avoir la paix !
Lune : c'est du miel quand tout va encore bien.