C'est l'extrême de la culture de savoir s'amuser avec soi.
C'est toujours la même histoire, l'amour c'est ce qui manque le plus, à ceux qui aiment.
C'est la marque des âmes fortes : chagrins et bonheurs n'y sont que des parenthèses sur la route du devoir.
Et maintenant, comment voulez-vous que je le regrette, votre Paris bruyant et noir ? Je suis si bien dans mon moulin ! C'est si bien le coin que je cherchais, un petit coin parfumé et chaud, à mille lieues des journaux, des fiacres, du brouillard !...
L'amour vous fait courir, vous ne vous arrêtez plus ! Oui, l'amour c'est ça : prendre ses jambes à son cou.
C'est un coeur amical qui a beaucoup d'amis.
Je ne sens pas le froid. C'est mon sang britannique !
On a caricaturé les électeurs du FN, et ils se sont sentis abandonnés. C'est important d'aller à leur rencontre.
C'est très étrange, d'être plus âgé, parce que d'une certaine façon, c'est dur de posséder le passé.
- Tu n'oseras pas. Tu ferais pas de mal à une mouche, et encore moins à moi je suis ta petite soeur. - Ça c'est du passé, aujourd'hui t'es qu'une pétasse qui a brisé mon coeur, et qui a bousillé la robe de marié de ma mère.
En amour, c'est comme à l'armée : quand on vous rétrograde, il faut changer de corps.
L'homme est fait pour vivre, la femme pour être vécue ; c'est là le secret des grandes amours et des petites.
Avoir du mérite à s'abstenir d'une faute, c'est une façon d'être coupable.
C'est dans les contacts humains qu'on exerce notre liberté.
Admirer c'est égaler.
Protéger la jeunesse contre l'attraction du monde extérieur, mobiliser les cadres autour des valeurs soviétiques, c'est cela la tâche de l'intelligentsia. Si les écrivains, dont le prestige est grand en URSS, se détournent des ces tâches, s'affichent comme des représentants des modes ou des idées occidentales, c'est l'ensemble des convictions soviétiques qui en sera affaibli.
C'est tout de même extraordinaire que la conscience de l'Europe, qui a aboli il y a soixante-dix ans le trafic d'esclaves pour des motifs humanitaires, tolère aujourd'hui l'état du Congo. C'est un peu comme si la pendule de l'ordre moral avait été retardée de plusieurs heures.
Je crois en revanche à un progrès de la légalité ; il est possible que l'appareil juridique soit de plus en plus efficace et diminue une part de l'injustice. Mais c'est un progrès qui sera long et qui me semble devoir toucher plutôt les mours que la nature humaine elle-même.
C'est un tout de savoir s'entourer.
S'il y a une chose que je sais faire, c'est du blé.
Le moyen de ne jamais s'ennuyer, c'est d'avoir une vie intérieure.
Il y a des joueurs qui essaient d'imiter les autres, mais au moment du coup franc, c'est une affaire personnelle. Chaque personne a sa propre technique et sa propre routine lorsqu'elle se tient au-dessus du ballon et j'ai la mienne, je n'essaie de copier personne.
Il y a ce qui nous manque, ce qui fait le sel de nos vies. Moi c'est le théâtre plus qu'autre chose. J'aime tellement la présence physique, de ceux qu'on connait et des autres.
Ma mère était d'une extrême docilité, elle vivait dans la dévotion de mon père. C'est elle qui lui avait fait découvrir le Mexique, qui l'avait, peut-être, rendu un peu fou.
Ce n'est pas honteux d'être pauvre, mais c'est fatigant.
Il y a dans l'adultère une minute exquise : c'est celle où l'on commence à préférer le mari à la femme.
Une chose intelligente, c'est une chose que n'importe quel imbécile peut comprendre.
Les idées, c'est comme les gosses. Il ne suffit pas de les avoir, il faut les élever.
C'est pas le tabac qui donne le cancer, c'est l'énervement d'avant que tu fumes.
Vous pouvez tromper certaines personnes de temps en temps - et c'est suffisant pour gagner sa vie décemment.
Internet, pour un parent, c'est comme si on te volait ton gosse avant même qu'il sache lire.
Autant l'optimisme béat, c'est à dire inactif, est une sottise, autant l'optimisme, compagnon de l'effort, pour sortir des difficultés, des souffrances, des lésions fonctionnelles et organiques, est légitime.
Rien de plus difficile que d'être père : héros, il écrase de sa gloire, salaud de son infamie, ordinaire de sa médiocrité. il peut être aussi un héros médiocre, un salaud touchant. Quoiqu'il fasse, il a tort : c'est trop ou pas assez.
Un écrivain croit parler de beaucoup de choses, mais ce qu'il laisse s'il a de la chance, c'est une image de lui.
L'intuition est l'un de nos plus grands cadeaux. C'est un sixième sens que nous avons tous - nous avons juste besoin d'apprendre à l'exploiter et à lui faire confiance.
Si je porte toujours la même sorte de vêtements, c'est pour une raison très simple : mon souci constant est de simplifier mon existence au maximum afin de pouvoir me concentrer à fond sur la meilleure façon pour moi de servir la société.
Mes parents n'ont jamais parlé de la mode, mais nous parlions de la littérature, du théâtre et des arts... c'est pourquoi j'ai gardé une relation réelle avec le monde de l'art, en mettant des livres dès le début dans les vitrines de mes magasins.
Écoute Kurk, je sais que t'es le monstre sacré du casting, mais j'pense que j'ai fait plus de films à effets spéciaux que toi ! Et j'me goure pas quand je vois une fausse tête. C'est du ketchup, les gars ! Du ketchup et du latex. [Il goute] Chaud. Du ketchup chaud, au gout de sang...
Notre unique bien c'est la terre.
Ce n'est pas mourir pour sa foi qui est le plus difficile, c'est de vivre conformément à cette foi.
Une vie, c'est autant d'enfances qu'il y a de journées.
Définition de la maxime : La maxime est une proposition, une instruction importante, majeure, faite pour éclaircir et guider les hommes dans la carrière de la vie, c'est une grande règle de conduite.
Quand le gouvernement passe, par exception, à la multitude, c'est la richesse qui prend, contre sa nature, une sorte de moralité.
Comment tuer la peur, me demandé-je ? Comment toucher au fantôme, comment le prendre à sa gorge de fantôme ? C'est une entreprise dans laquelle on se précipite en rêve et dont on se félicite d'être sorti comme un chien trempé, les membres frissonnants.
La pure musique d'église devrait être exécutée seulement par les voix, à part le Gloria, ou tel autre texte de ce genre. C'est pourquoi je préfère Palestrina ; mais c'est une absurdité de l'imiter, sans posséder son esprit, ni ses conceptions religieuses.
On croit que c'est autre chose qui sauve les gens : le devoir, l'honnêteté, être bon, être juste. Non. Ce sont les désirs qui vous sauvent. Ils sont la seule chose vraie.
Je veux bien tuer, moi, mais sans voir mon adversaire... ou alors de loin, qu'il soit tout petit... un point noir à l'horizon. Si je dois lui sortir les tripes, c'est plus du jeu, je retourne chez ma mère.
J'ai une maison à deux étages et une mauvaise mémoire, donc je monte et descends ces escaliers tout le temps. C'est mon exercice.
La mort est la destination que nous partageons tous, personne n'y a jamais échappé. Et c'est comme il se doit parce que la mort est très probablement la meilleure invention de la vie.
La passion pour l'art est, comme pour les croyants, très religieuse. Il unit les gens, son message est d'humanité commune. L'art est devenu ma religion - d'autres prient à l'église. C'est une banalité, mais vous ne possédez pas l'art, il vous possède.