Mes parents n'ont jamais parlé de la mode, mais nous parlions de la littérature, du théâtre et des arts... c'est pourquoi j'ai gardé une relation réelle avec le monde de l'art, en mettant des livres dès le début dans les vitrines de mes magasins.
L'oeuvre d'un auteur est, ou devrait être, une totalité, un grand organisme dans lequel chaque partie est reliée aux autres par d'innombrables fils, nerfs, muscles, écheveaux, et canaux... qu'on le touche quelque part, il réagit ailleurs.
La force particulière de la sociodicée masculine lui vient de ce qu'elle cumule et condense deux opérations : elle légitime une relation de domination en l'inscrivant dans une nature biologique qui est elle-même une construction sociale naturalisée.
Les passions de l'habitus dominé (du point de vue du genre, de l'ethnie, de la culture ou de la langue), relation sociale somatisée, loi sociale convertie en loi incorporée, ne sont pas de celles que l'on peut suspendre par un simple effort de la volonté, fondé sur une prise de conscience libératrice.
Le théâtre est le moyen le plus actif et le plus prompt d'armer invinciblement les forces de la raison humaine, et de jeter tout à coup sur un peuple une grande masse de lumière.
Le théâtre est ce qui fait que le rouge d'une robe est le même que le bruit d'un décor qui tombe.
La littérature mène à tout pourvu qu'on ne s'en serve pas.
La Littérature est comme le phosphore : elle brille le plus au moment où elle tente de mourir.
Le théâtre est le premier sérum que l'homme ait inventé pour se protéger de la maladie de l'Angoisse.
La base sur laquelle se construisait notre couple a changé au cours des années. Notre rapport est devenu le filtre par lequel passait mon rapport au réel.
La littérature ne modifie pas l'ordre établi, mais les hommes qui établissent cet ordre.
Il y a des gens qui ne passent une bonne soirée au théâtre que s'ils peuvent dire : "C'est idiot".
Il nous vient souvent l'envie de changer notre famille naturelle contre une famille littéraire de notre choix, afin de pouvoir dire à tel auteur d'une page touchante : "frère".
Un auteur est original, ou bien il passera vite. Il est un créateur, ou il n'est rien. Comment définir un créateur? C'est un auteur qui existe.
Il serait temps que l'homme reconnaisse que la relation avec l'autre est bien plus essentielle qu'un monde fermé, reposant sur la seule conscience de soi.
La fiction est le mensonge par lequel nous disons la vérité.
On a plébiscité ce livre parce qu'il est agréable à lire, sans temps morts ni effets de style, se lit d'une traite. Peut-on faire compliment plus laid dans la littérature que 'ce que j'aime dans le livre, c'est que j'ai eu le sentiment de n'avoir pas eu besoin de le lire ?'
Si votre partenaire a des parents, vous les aurez sur le dos, mariage ou pas !
Le théâtre est un art violemment polémique. Il ressemble à la guerre. La représentation est toujours le simulacre d'un conflit.
Le théâtre en tant que forme d'art ne peut pas disparaître, pour la simple raison que les gens en ont besoin.
J'ai toujours cru en la capacité des gens à avoir de la bonté. Je crois toujours que les gens sont bons. Ce dont je ne suis plus sure, c'est leur relation avec leur propre bonté.
Le vrai réalisme consiste à montrer les choses surprenantes que l'habitude cache sous une housse et nous empêche de voir.
J'ai toujours vécu en couple mais je n'ai jamais été mariée. Je préfère le pacte d'amour au contrat administratif
La littérature n'est-elle jamais autre chose qu'un refuge contre l'angoisse ?
Le plus grand son au théâtre est le silence.
Ça, c'est le coup de théâtre démocratique : l'égalité est au départ, et non à la fin. C'est ce qui fait la différence entre la démocratie et l'égalitarisme : la démocratie suppose l'égalité au départ, l'égalitarisme la suppose à la fin.
L'art de l'acteur doit faire accéder à un stade supérieur de la sensation et ce, en allant parfois au-delà du réalisme jusqu'à l'ascèse.
C'est amusant d'avoir un partenaire qui comprend votre vie et vous laisse être vous.
La mémoire est un filtre malhonnête. Comme la littérature d'ailleurs. Et c'est sans doute bien ainsi.
La littérature est une machine qui nous permet de pénétrer dans les rêves d'autrui et dans les nôtres.
Je vis à San Francisco, parce que là-bas, je peux avoir une relation normale avec les gens, et personne ne m'en veut, personne ne veut avoir ce que j'ai.