Le vrai pauvre, le grand déshérité, c'est celui que personne n'écoute.
La joie est le vrai bien ; tous les autres sont faux.
La réalité est-elle plus entière dans le geste que l'on pose ou dans celui que l'on retient ?
En amour comme à la chasse, le vrai plaisir est de braconner.
Il est vrai qu'en matière de sottise les meilleurs candidats ne se trouvent pas toujours dans les troupeaux de moutons.
Le paradoxe de la science est qu'il n'y a qu'une réponse à ses méfaits et à ses périls : encore plus de science.
Il vaut mieux avoir vécu vingt-cinq jours comme un tigre qu'un millénaire comme un mouton.
Le pauvre qui s'enrichit devient pire que le diable
Mon paradoxe est de prier lorsque je n'ai plus foi en rien.
L'écrivain a ce singulier pouvoir de créer de la réalité avec des sornettes, de faire passer pour rouge ce qui est bleu, de transformer les vessies en lanternes. Qu'il ait du talent, et ses mensonges, deviennent plus vrais que des certitudes.
Pour être beau chaque jour, on est ou très pauvre ou très riche.
L'âge n'est qu'un simulacre. Au plus profond de soi, il n'y a de vif et de vrai que son enfance et sa jeunesse.
Que de fois il arrive qu'en croyant expérimenter sur autrui nous expérimentons en réalité sur nous-mêmes !
Tout semble impossible à ceux qui n'ont jamais rien essayé.
Le moyen le plus sûr de rester pauvre est d'être un honnête homme.
Il faudrait parvenir à cette sagesse élémentaire de considérer les ténèbres où nous allons sans plus d'angoisse que les ténèbres d'où nous venons. Ainsi, la vie prend son vrai sens : un moment de lumière.
La meilleure façon d'être écouté est de faire de chaque être un auditoire au complet et de l'auditoire entier un être unique.
Tout le monde suppute - je le sens - le degré d'intensité d'un deuil. Mais impossible (signes dérisoires, contradictoires) de mesurer combien tel est atteint.
Un chef écoute les avis d'un imbécile.
Comment pouvez vous être aussi sûr d'être vivant à l'heure qu'il est ? Vous n'existez pas, ni moi, nous ne vivons tous les deux que dans l'imagination d'un enfant, un garçon de neuf ans. Nous sommes imaginés par ce garçon de neuf ans confronté à un choix impossible pour lui.
Il est impossible de connaître la vérité et de ne pas l'aimer. La connaissance sans l'amour n'a aucune signification.
La réalité juive, c'est-à-dire le comportement des juifs, leur malheur... C'est un peu ce qui m'arrive aujourd'hui. Il ne faut même pas prononcer le nom, c'est le sacré.
Être avec les gens qu'on aime, dit Jean de La Bruyère, cela suffit. Rêver leur parler, ne leur parler point, penser à eux, penser à des choses plus indifférentes, mais auprès d'eux, tout est égal, on se sent bien. Ô [...] â–º Lire la suite
Yippee-ki-yay, pauvre con !
Certains livres se lisent à la cuisine, d'autres au salon. Un vrai bon livre se lit n'importe où.
Je ne veux pas, comme la plupart des gens, avoir vécu pour rien. Je veux être utile ou agréable aux gens qui vivent autour de moi et qui ne me connaissent pourtant pas, je veux continuer à vivre, même après ma mort.
La maille, je l'ai commencée par hasard, parce que je voulais à tout prix quelque chose de très petit. Et c'est vrai que l'on a tous quelque chose qui nous touche. Moi, c'était le tricot, pour la tendresse, la douceur.
L'incertitude est le pire de tous les maux jusqu'au moment où la réalité vient nous faire regretter l'incertitude.
La nuit, toute chose prend sa forme et son vrai aspect. De même qu'on ne distingue que la nuit les étoiles du ciel, on aperçoit alors sur la terre bien des choses qu'on ne voit pas le jour.
Je prends mes désirs pour des réalités car je crois à la réalité de mes désirs.
Du pauvre au riche, deux mains ; du riche au pauvre, deux doigts.