Partout où je vois la souffrance, c'est là que je veux être, en faisant ce que je peux.
Ecrire, c'est penser contre soi.
Une vengeance trop prompte n'est plus une vengeance ; c'est une riposte.
La vraie liberté, c'est de pouvoir repousser très loin les limites de sa liberté.
C'est bon écrire. On regarde filer sa main, qui trace de curieuses arabesques ; et la pensée précède ou accompagne la grimace de l'encre qui s'écoule et des signes qui s'inscrivent.
Mourir après avoir donné la vie, c'est continuer de vivre.
Notre opinion, c'est la moyenne entre ce que nous disons à l'auteur et ce que nous disons à ses amis.
En ville, tenir le crottin pour parfum, préférer le silence d'un box aux rumeurs de salon, travailler plus à la perfection d'un appuyer qu'à la dilatation de son importance, c'est être sinon fou, du moins bête.
L'adultère, c'est la mort de l'imagination.
Difficile de donner un âge à celui que l'alcool a attaqué. C'est le prototype du Français qui aime trop le vin, nez déformé, la fraise, visage bouffi, voix d'outre-tombe, les dents jaunes et avariées.
Si j'ai jamais eu quelque chose à dire à quelqu'un, c'est cela : on peut réaliser l'impossible. Tout est possible. Et c'est tout. Rien de plus.
Ce n'est pas ce que l'on dit qui compte, mais ce qu'on entend. C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité à vivre, de sa joie.
Tu es un bon camarade et tes idées sont saines. Mais le drame dans tout ça, c'est que tu ne pourras plus trouver de travail nulle part désormais. Ces bourgeois vont conspirer pour te faire crever de faim. C'est leur façon de faire. N'attends aucune pitié des riches.
Je bazarde les enfants à l'école neuf jours sur dix. Je n'ai à les supporter que trois jours par mois à la maison ; ce n'est pas la mer à boire. On les fourre dans le salon et on appuie [...] ► Lire la suite
C'est le train des choses, les obsessions du dieu Boulot. On ne comprend rien au monde moderne tant qu'on ne s'est pas appliqué un peu de métro quotidien sur la viande.
La première fois que j'ai chanté sur scène, c'est vrai, c'était à l'Ancienne Belgique, et ça a été un moment... J'ai chanté faux, j'avais trois chansons, j'ai chanté tout faux, les trois chansons! Donc j'ai vu que c'était quand même quelque chose de particulier, le trac...
Tout ce que je vais faire, c'est continuer et faire ce que je ressens.
C'est un vrai travail d'être en couple.
La question importante c'est qui Je suis.
L'enfer c'est de s'apercevoir qu'on n'existe pas et de ne pas y consentir.
Dieu n'est pas une invention, c'est une découverte.
Seuls les morts peuvent ressusciter. Pour les vivants, c'est plus difficile.
L'ennui, avec l'amour, c'est que la plupart des gens le confondent avec un embarras gastrique. Quand la crise s'achève, ils découvrent qu'ils sont mariés à une femme qu'ils n'auraient pas souhaitée à leur pire ennemi.
C'est ça l'amour, ce besoin de pardonner.
Un cheveu sur la tête c'est peu, dans la soupe c'est beaucoup.
L'important, en morale, c'est de ne pas être borné
Le plus terrible, ce n'est pas le chagrin, c'est la diligence qu'on met à l'oublier.
C'est à la germination que tend l'extrême succulence du fruit.
Un sénateur, c'est un député qui s'obstine.
C'est une générosité très française que celle que l'on fait sur le dos des autres.
C'est un vieil art que la cuisine car il remonte jusqu'à Adam.
Pour ma part, je suis toujours très heureux de pouvoir faire de la scénographie car c'est l'occasion d'exprimer l'extrême.
Le mot cybersexe, c'est bien pour le Scrabble.
L'ancre dans notre monde d'aujourd'hui, c'est la liberté, qui nous maintient en place en période de changement, symbole d'espoir pour le monde entier.
Il y a une fontaine de jouvence: c'est votre esprit, vos talents, la créativité que vous apportez à votre vie et la vie des gens que vous aimez. Lorsque vous apprendrez à exploiter cette source, vous aurez vraiment vaincu l'âge.
Le moral, ça va encore. C'est plutôt l'immoral qui m'inquiète.
C'est mon papa, c'est mon papa, à cause de mes fesses...
C'est la qualité des êtres humains qui importe, et non leur quantité.
La mauvaise conscience, c'est pour les hommes ; les femmes l'ont presque toujours bonne, quand elles en ont.
Un vrai martyr, c'est quelqu'un à qui on refuse aussi ce titre.
Lire, c'est déchiffrer la contradiction.
C'est ça le succès : être traduit dans des langues dont on ignorait jusqu'à l'existence.
Le pire des fléaux, c'est la solitude.
La pire vacherie que l'on peut faire à un copain que l'on n'aime pas, c'est de lui souhaiter de devenir célèbre. Un peu de célébrité, ce n'est pas désagréable. Au-delà d'un certain degré, il y en a franchement marre.
Appartenir à l'histoire, c'est appartenir à la haine.
Les fantômes sont mes amis, ils chantent, ils dansent, ils rient. Va venir le grand jour d'Halloween, ils vont tous se réunir sur la colline. C'est la fête des sorcières, éteignez vos lumières ! Les enfants ont des frissons, allumez vos potirons !
La pierre philosophale qui transforme tout en ennui, c'est la répétition.
Sachez que souffrir est une douleur mais le plus important c'est ce qu'on apprend de la souffrance.
Le signe le plus évident d'un cancer social... c'est la disparition du sens de l'humour.
Le comble de la misère c'est l'absence de papier cul.