L'Enfer, c'est là où il n'y a pas de pourquoi.
Il y a une fissure dans tout. C'est ce qui permet à la lumière d'entrer.
Pour un militaire, une guerre qui se termine, c'est pire que tout.
Emanciper la femme, c'est excellent ; mais il faudrait avant tout lui enseigner l'usage de la liberté.
Le seul moment de sa vie où une femme souhaite avoir un an de plus, c'est quand elle est enceinte.
Le jour où personne ne reviendra d'une guerre, c'est qu'elle aura enfin été bien faite.
La réalité c'est l'illusion créée par l'absence de drogues.
L'enfer, c'est l'absence éternelle.
Le grand mal de notre époque, c'est l'inquiétude : on est prêt à tout pour s'assurer un peu de sécurité, même à aliéner sa liberté.
L'instant n'est qu'un chamboulement physique, c'est déjà le geste accompli, le désir assouvi, le "rien" du présent qui s'assimile au passé et s'accouple à l'avenir.
C'est terrible le vide. On donne, on jette, et puis on s'aperçoit qu'il ne reste plus rien à l'intérieur de soi-même.
Consommer, c'est en réalité se consumer, c'est consumer toute flamme, tout désir violent, toute passion.
Très tôt j'ai décidé que j'allais mentir à la presse. La meilleure méthode pour parler de ma vie privée c'est le mensonge.
Investir dans une start-up, c'est plus rentable que de jouer à la loterie et beaucoup plus amusant.
Je veux travailler jusqu'au bout, la retraite ce n'est pas pour moi, je ne sais pas ce que c'est.
La maladie c'est dans la tête, moi je suis pas malade, je vais très bien, merci. Soyons heureux, on est heureux de vivre, on est toujours là
Je ne sais pas pourquoi je suis tout le temps sifflé. C'est parce que je suis beau, riche et bon, que je fais des envieux. Je n'ai pas d'autres explications.
Rien n'est sûr dans la vie, c'est le destin qui mène à tout.
La vanité et la crainte du ridicule sont les traits les plus saillants du caractère français. C'est étrange, à coup sûr, la vanité étant neuf fois sur dix la source du ridicule.
La servitude. C'est ça le téléphone. Il sonne : tu accours. Ou bien tu n'accours pas, mais tu te ronges les sangs de regrets ou de curiosité insatisfaite.
Qu'est-ce que la vieillesse ? C'est d'abord perdre la curiosité.
C'est bon le silence quand on n'a rien à dire.
Servir un prince, c'est comme dormir avec un tigre.
Le désespoir, c'est être sorti du monde, s'être détaché des choses et des hommes, s'être mis en congé d'humanité.
Tu vaux ce que tu veux, et c'est ce qu'on appelle la vertu.
L'amitié, c'est d'abord être lache : il faut fermer sa gueule sans cesse.
Le problème avec le futur, c'est qu'il n'arrête pas de devenir le présent.
Le génie, c'est de savoir déballer une chemise neuve sans se planter une épingle dans le doigt.
C'est une grande preuve de noblesse que l'admiration survive à l'amitié.
C'est grâce aux risques que l'on prend que la vie devient vivable.
Si c'est la bonne chaise, il ne faut pas trop de temps pour s'y mettre à l'aise.
A quoi ça sert, le pouvoir, si c'est pour ne pas en abuser ?
- Un imbécile m'a payé pour sortir avec une fille formidable. - Ah oui ? C'est vrai ? - Ouais mais je me suis foutu dedans. J'en suis amoureux.
Les imbéciles manquent d'amour pour voir et pour entendre, c'est à ce manque qu'on les reconnaît.
La publicité, c'est l'art de faire des mensonges entiers avec des demi-vérités.
Il n'y a pas besoin de parler. Il n'y a que deux choses qui servent au bonheur : c'est de croire et d'aimer.
Gouverner, c'est maintenir les balances de la justice égales pour tous.
Le pire châtiment d'une mauvaise action, c'est de l'avoir commise.
Penser contre son temps c'est de l'héroïsme. Mais le dire, c'est de la folie.
C'est le propre de la jeunesse de couper les liens, d'ouvrir des chemins nouveaux, de rêver de liberté.
Si je fais si bien l'amour, c'est que je me suis longtemps entraîné tout seul.
Le premier irrespect qu'on doit à la culture, surtout à la télévision, c'est l'humour.
La force qui fait le plus de fois le tour de la terre en une seconde, ce n'est pas l'électricité, c'est la douleur.
Le contact humain, c'est ce qui fait le plus cruellement défaut à cette époque polytechnicienne, technocrate et structuraliste.
L'amour c'est quand vous passez une mauvaise journée, mais lorsque vous voyez celui que vous aimez, tout va bien.
A mon sens, écrire et communiquer, c'est être capable de faire croire n'importe quoi à n'importe qui.
Il faudrait rendre au passé sa véritable vocation, c'est-à-dire d'être oublié, et il cessera tout de suite d'exercer une quelconque influence nocive sur notre vie présente.
Même les mauvaises créatures ne reprochent pas à leur auteur de les avoir créées et c'est toute la supériorité de l'écrivain sur Dieu.
Il est temps de comprendre que la véritable spiritualité, c'est d'arriver à être vous-même l'expression vivante de l'Enseignement divin que vous suivez.
Les rappeurs m'envient, sont tous en galère. Un jour de mon salaire c'est leur assurance vie.