Ce qui est beau au cinéma, ce sont les raccords, c'est par les joints que pénètre la poésie.
C'est la poésie qui a adouci les hommes farouches.
Le théâtre est le premier sérum que l'homme ait inventé pour se protéger de la maladie de l'Angoisse.
La poésie est la rencontre de deux mots que personne n'aurait pu imaginer ensemble.
Je ne suis pas une star de cinéma comme les autres acteurs dans la mesure où je dois marcher avec un garde du corps.
Le roman offre d'immenses possibilités : les lois romanesques ne sont ni morales comme dans la vie, ni rationnelles comme au théâtre ; elles sont purement esthétiques.
Je ne suis pas entré dans le monde du cinéma pour être symbolisé par la vision que quelqu'un d'autre a de moi.
Le théâtre n'est qu'un jeu qui se donne des airs de vie.
J'ajoute que tout mon théâtre tend à la dignification de la femme. Mon plaidoyer pour la femme est, vous le voyez, ancien et persévérant, et n'a pas eu de solution de continuité.
L'effet du théâtre consiste en impressions, et non en enseignements.
Tout art s'apprend par art, la seule poésie est un pur don céleste.
On voit ainsi se manifester à la fois la "rage de lire" des femmes et la réprobation de leurs contemporains masculins. L'adolescente qui s'adonne à la lecture de romans - mais la poésie peut être tout aussi pernicieuse - renie son innocence première et se fabrique un paradis artificiel.
Avant on allait plutôt au cinéma pour voir un film. Aujourd'hui il semble qu'on y aille plutôt pour manger.
Tout est sujet ; tout relève de l'art ; tout a droit de cité en poésie (...) le poète est libre.
L'action du théâtre comme celle de la peste est bienfaisante, car poussant les hommes à se voir tels qu'ils sont, elle fait tomber le masque, elle découvre le mensonge, la veulerie, la bassesse, la tartufferie.
Le théâtre est ce qui fait que le rouge d'une robe est le même que le bruit d'un décor qui tombe.
Je ne connais pas vraiment Hollywood, mais vivre à L.A. était très motivant et inspirant. Les lumières, les figurants, leurs visages américains, l'énergie, le Théâtre Orpheum. C'était très inspirant.
Le théâtre est un paratonnerre que chacun a dans le fond de sa langue.
La poésie est si essentiellement musicale qu'il n'y a pas de si belle pensée devant laquelle le poète ne recule si sa mélodie ne s'y trouve pas.
Vous ne pouvez pas écrire de la poésie sur un ordinateur.
Ça, c'est le coup de théâtre démocratique : l'égalité est au départ, et non à la fin. C'est ce qui fait la différence entre la démocratie et l'égalitarisme : la démocratie suppose l'égalité au départ, l'égalitarisme la suppose à la fin.
J'aime le style français des années 30 et 40. Les stars du cinéma français comme Jean Gabin et Yves Montand avaient un style tellement naturel et sans effort.
Le théâtre c'est la poésie qui sort du livre pour descendre dans la rue.
Réclamons pour le cinéma le droit de n'être jugé que sur ses promesses.
La poésie éclaire comme un feu d'artifice, elle ne veut pas chasser la nuit, mais, au contraire, en tirer parti.
Je prie pour ne jamais me rendre au théâtre ou sur un plateau avec des semelles de plomb. Pour le reste, je fais joujou. Mon métier, c'est un art de vivre !
Il y a trois genres littéraires bien différents : la poésie qui est chantée, le théâtre qui est parlé et la prose qui est écrite.
La théologie n'est pas autre chose que la poésie de Dieu.
Le cinéma c'est de l'art de faire faire de jolies choses à de jolies femmes.
On ne peut parler d'amour et de théâtre qu'à bâtons rompus.
Le cinéma n'a jamais fait partie de l'industrie du spectacle, mais de l'industrie des cosmétiques, de l'industrie des masques, succursale elle-même de l'industrie du mensonge.