Avril s'accroche aux branches vertes,Mai travaille aux chapeaux fleuris,Juin fait pencher la rose ouverte,Prés du beau foin qui craque et rit.
Le premier Mai c'est pas gai,Je trime a dit le muguet,Dix fois plus que d'habitude,Regrettable servitude.Muguet, sois pas chicaneur,Car tu donnes du bonheur,Pas cher à tout un chacun.Brin d'muguet, tu es quelqu'un.
Un idéaliste est quelqu'un qui, remarquant qu'une rose sent meilleur qu'un chou, conclut qu'elle fera une meilleure soupe.
On continue à s'entre-tuer pour un dieu, une rivière, la couleur de la peau. Il ne faut pas avoir la peau basanée là où il faut avoir la peau blanche, la peau blanche là où il faut l'avoir basanée, il ne faut jamais croire au dieu qui n'est pas le bon.
Il n'est pas de rose si blanche que n'effleure à son heure un rien de poussière.
La pluie tombe toujours plus fort sur un toit percé.
Dans l'ombre, un soir d'orage, où la chair s'électrise,Promener des doigts d'or sur le clavier nerveux ;Baisser l'éclat des voix ; calmer l'ardeur des feux ;Exalter la couleur rose à la couleur grise ;
Rien n'est étranger. On est arbre, fleuve, multiple au familier mystère. Puis peu à peu la pluie s'apaise. Il y a une lumière de cristal. Le corps bouge et le temps se décompte. On est réalité revenue au visible.
Mon premier « Je t'aime » ? Une petite lettre d'un petit garçon de Colmar qui m'a écrit : « J'aime deux choses, toi et la rose. La rose pour un jour, et toi pour toujours ». Moi je ne dis jamais je t'aime.
Il ne faut jamais avoir honte de pleurer. Les larmes sont la pluie sur la poussière de la terre.
Au 1er jour de mai, blanche gelée tue les fruits de l'année.
Une bonne parole est comme un bon arbre dont la racine est solide et dont les branches vont jusqu'au ciel.Il donne ses fruits en toute saison avec la permission de son Seigneur.
Le vulgaire n'a aucune idée de ce qu'il faut de sensibilité et d'intelligence pour jouir du parfum d'une rose ou du sourire d'une femme.
La pluie mouille le zèbre mais n'efface pas ses rayures.
La femme est une page blanche sur laquelle l'époux écrit à son gré.
Fussiez-vous plus noire qu'une mûre, vous êtes blanche pour qui vous aime.
Offrir des fleurs pour la Saint-Valentin à ma bien-aimée, c'est un manque de respect ! Il n'y a pas en ce monde une seule fleur qui ne puisse l'égaler, ni même une rose aussi belle que sa beauté.
La négativité de Mai 68, l'est dans la mesure où l'oeuvre reste à accomplir et n'a pas été terminée.
En province, la pluie devient une distraction.
Si les roses, qui ne durent qu'un jour faisaient des histoires... elles diraient : "Nous avons toujours vu le même jardinier ; de mémoire de rose on n'a vu que lui... Assurément il ne meurt point comme nous, il ne change seulement pas.
Heureux qui chaque matin s'augmente de son amour comme le rosier de sa rose !
Dans les noces du mois de mai la pie bat le geai.
On mûrit, et la pluie reste accrochée aux branches des arbres qui seront un jour les maîtres du monde. Et heureusement qu'il y a la pluie, elle purifie le temps quand vous avez l'air d'un arc en ciel sinistre, elle débarrasse les rues des armées du silence pour nous laisser danser.
Faites qu'il pleuve, que la pluie efface nos erreurs, faites qu'il pleuve, que l'orage tombe.
Il n'y a point si tant belle rose qui ne devienne gratte-cul.
La solitude est une tempête de silence qui arrache toutes nos branches mortes.
Ça a fait mai 68 ça !
Avril fait les fleurs et les beautés, c'est le mois de Mai qui a l'honneur.
Et si demeureAutre chose qu'un vent, un récif, une mer,Je sais que tu seras, même de nuit,L'ancre jetée, les pas titubant sur le sable,Et le bois qu'on rassemble, et l'étincelleSous les branches mouillées, et, dans l'inquièteAttente de la flamme qui [...] â–º Lire la suite
La rose n'a d'épines que pour celui qui veut la cueillir.
Les hommes ne demanderont pas si ce terreau précieux Fut jadis chair blanche ou chair noire.