Penser sur des maximes c'est se reconnaître et reprendre le gouvernement de soi.
Mon message ? Il n'y en a qu'un, je crois, qui est un cri : " Partagez ! Donnez ! Tendez la main aux autres ! Gardez toujours un carreau cassé dans vos univers bien feutrés pour entendre les plaintes qui viennent de l'extérieur.
Ne pas croire les autres capables de souffrir à son propre diapason est une forme subtile de mépris.
Danser est le fin mot de vivre et c'est par danser aussi soi-même qu'on peut seulement connaître quoi que ce soit : il faut s'approcher en dansant.
On peut se demander si l'humanité a avantage à connaître les secrets de la nature, si elle est mure pour en profiter ou si cette connaissance ne sera pas nuisible.
- Enlevez cet objet de mon oeil ! - Il est dans ma main. - Enlevez cet objet dans votre main de mon oeil !
Les aveux servent à faire croire que l'on n'est coupable que de ce que l'on avoue.
C'est parfois céder à une sorte d'indulgence que de penser de soi le pire.
Il faut penser aux jeunes adolescentes qui prennent exemple sur ces mannequins. Il y a un moment, faut arrêter (...) Je crois qu'il y a vraiment un 'holà' à mettre, parce que ça devient grave.
Aucune femme n'aime à entendre faire devant elle l'éloge d'une autre femme ; toutes se réservent en ce cas la parole afin de vinaigrer la louange.
Nous traînons toute notre vie des chapelets de mauvais vers et de maximes creuses qui nous font buter à chaque pas.
Se connaître soi-même. Après quoi, il devient impossible de coexister avec soi.
Se suicider constitue la pire des ingratitudes. Se suicider, c'est se reconnaître incapable d'assumer le cadeau de la vie.
Il ne suffit pas de trouver un pays où tout va encore plus mal pour reconnaître que ce qui se passe ici est parfait.
J'ai un coeur qui ne peut pas en croire aussi vite que mes oreilles.
Je ne portais peut-être pas de vison, mais je voyageais avec un chien. Cela aurait dû vous faire penser que j'étais une actrice !
C'est abréger et s'épargner mille discussions que de penser de certaines gens qu'ils sont incapables de parler juste, et de condamner ce qu'ils disent, ce qu'ont dit, ce qu'ils diront.
Mon luxe est de faire croire que je ne fais rien.
Je pense que la religion est une chose amusante parce que, quand on voit quelqu'un qui peut vraiment la décomposer, on a parfois l'impression d'être stupide de croire ce que l'on croit.
L'homme ne peut connaître que ce qui lui a été donné de connaître, le reste lui est caché.
C'est horrible de vivre avec un être qui cache un coeur dans chaque objet de sa maison.
A trente ans, les hommes ont déjà fini de se connaître par le coeur. Le calcul leur suffit.
Le commencement du talent pour un littérateur, c'est le besoin de faire croire qu'il n'est pas compris de sa famille.
En se mariant, toute femme s'imagine sottement qu'elle pourra transformer son époux, et tout homme a la naïveté de croire que sa femme ne changera jamais.
Le public croit ce que vous croyez. C'est une question de croire soi-même. Si je me crois, alors tu n'as pas le choix. Pas du tout.
Quand je vois ce que je vois et que j'entends ce que j'entends, je suis bien content de penser ce que je pense.
Il faut reconnaître à travers la parole détournée, les mauvaises intentions que l'on nous prête.
J'aime sentir un sentiment d'unité avec la foule même si tout le monde pourrait penser à quelque chose de différent.
Il n'existe aucun être, aucune substance mais, non plus, aucune institution humaine qui ne finisse par vieillir. Cependant, chaque institution doit se croire éternelle, sous peine de s'abandonner elle-même. L'acier le plus dur s'amollit, tous les éléments se désagrègent. Aussi surement que la terre aura sa fin, toutes les institutions trouvent un jour la leur.
Le Schmilblick est un objet rigoureusement intégral qui ne sert absolument à rien et peut donc servir à tout...
Il y a deux manières d'ignorer les choses : la première, c'est de les ignorer ; la seconde, c'est de les ignorer et de croire qu'on les sait. La seconde est pire que la première.