Il faut agir davantage, penser moins, et ne pas se regarder vivre.
Il n'y a pas d'autre bonheur que la paix.
Singulier monde, que celui du rêve ! Les pensées, les paroles intérieures, en dedans, se pressent, fourmillent. Tout ce petit monde se hâte de vivre avant le réveil, qui est sa fin, sa mort à lui.
Le bonheur d'avoir ou d'obtenir n'existe pas, seul celui de donner compte.
Le jour où l'on ouvrira la première maison de retraite au Maroc, notre société sera en voie de disparition.
Il ne suffit pas d'être un contempteur du capitalisme, encore faut-il ne pas en vivre !
L'égoïste n'est pas celui qui vit comme il lui plaît, c'est celui qui demande aux autres de vivre comme il lui plaît ; l'altruiste est celui qui laisse les autres vivre leur vie, sans intervenir.
Lèvres ! Lèvres ! Baiser qui meurt, baiser qui mord. Lèvres, lit de l'amour profond comme la mort !
Le bonheur de l'homme, en amour, se proportionne à la liberté dont jouissent les femmes.
C'est drôle comme ça vous vient une invention... au moment où on s'y attend le moins !
La légèreté naît du poids et le poids de la légèreté; chacun paie le bénéfice qu'il tire de sa vocation, chacun s'use à la mesure du mouvement qui l'anime. Et chacun meurt à tout instant. Toutes les forces se détruisent [...] â–º Lire la suite
- Vous avez ses yeux ! - Je ne les aurai que s'il me les lègue à sa mort !
Le succès des autres me gêne mais beaucoup moins que s'il était mérité.
La mort assise à la porte des vieux guette les jeunes.
L'homme, pendant des millénaires, est resté ce qu'il était pour Aristote : un animal vivant, et de plus capable d'une existence politique ; l'homme moderne est un animal dans la politique duquel sa vie d'être vivant est en question.
Si sauvage qu'elle soit par nature, la guerre n'en porte pas moins la marque des faiblesses humaines, et la contradiction que nous constatons ici, c'est à dire le fait que l'homme cherche et crée le danger tout en le redoutant, ne surprendra personne.
Une fois qu'on est en route, on ne connaît ni adieu ni regret, il devient chaque jour un peu moins possible de faire demi-tour, on ne le souhaite d'ailleurs plus.
Celui qui feint d'envisager la mort sans effroi ment. Tout homme craint de mourir, c'est la grande loi des êtres sensibles, sans laquelle toute espèce mortelle serait bientôt détruite.
Y faudrait vivre deux vies : une pour apprendre à vivre puis l'autre pour vivre.
Il faut au moins deux morts pour un vivant.
Car ce qui fait un être, ce sont peut-être moins ses actes publics que ses habitudes secrètes, moins ses intentions planifiées que ses rêveries floues. Ce sont nos états d'âme, cette part la plus secrète de nous-même, qui en est aussi la plus révélatrice.
L'être humain est sur terre pour garder son cap, rayonner, transformer.... Malheureusement, c'est souvent le contraire qui se produit. La vie nous détourne, la société nous éteint, le temps nous fait changer.
Croire en Dieu, c'est vivre par quelque chose qui n'existe d'aucune manière dans le monde, sinon dans le langage ambigu de ces phénomènes que nous appelons chiffres ou symboles de la transcendance.
La connaissance du plus probable est ce qui rend possible la réalisation du moins probable.
Que de choses il faut ignorer pour agir !
Lorsqu'on souffre une vraie souffrance, comme on regrette même un faux bonheur !
Il faudrait, pour vivre en paix, ne s'offenser de rien et n'offenser personne.
L'autorité, c'est moins la qualité d'un homme qu'une relation entre deux êtres. Ne peuvent la reconnaître utilement que ceux qui la subiront.
Nous sommes plaisants de nous reposer dans la société de nos semblables : misérables comme nous, impuissants comme nous, ils ne nous aideront pas ; on mourra seul.
Le bonheur c'est la poursuite d'objectifs réalisables.
J'ai moins appris des écoles que d'une bibliothèque - celle de mon père.