Un gouvernement doit faire croire qu'il gouverne, mais ses décisions sont dictées par les équilibres des partis et des circonstances.
Les vieillards aiment à donner de bons préceptes pour se consoler de n'être plus en état de donner de mauvais exemples.
Ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d'en élire un autre ?
Qui est plus libre : le célibataire qui vit en dictature, ou l'homme marié, en démocratie ?
La démocratie a deux excès à éviter : l'esprit d'inégalité, qui conduit à une aristocratie, ou au gouvernement d'un seul individu ; et l'esprit d'extrême égalité qui le conduit au despotisme, comme le despotisme d'un seul individu finit par la conquête.
Il y a des circonstances où le mensonge est le plus saint des devoirs.
Aujourd'hui, on se mêle de vouloir apporter la démocratie dans des pays qui n'en veulent pas.
L'état de réflexion est un état contre nature et que l'homme qui médite est un animal dépravé...
Il n'y a jamais eu de démocratie qui ne soit suicidée.
Il y a contradiction indépassable entre la souveraineté absolue des Etats et la nécessité d'une gouvernance mondiale pour les problèmes planétaires vitaux.
Une révolution du gouvernement est la preuve la plus puissante qu'un peuple puisse donner de sa vertu et de son bon sens.
La compétence sans autorité est aussi impuissante que l'autorité sans compétence.
L'art est la contemplation du monde en état de grâce.
Chaque fois que les circonstances mettent en demeure l'homme politique de choisir entre le parti et la vérité, il est constant qu'il choisit le parti.
Les circonstances sont les maîtresses des faibles et les outils des sages.
L'attente est l'état originel de l'écriture ; l'atermoiement, son état de naissance.
Il y a des limites sévères au bien que le gouvernement peut faire pour l'économie, mais il n'y a presque aucune limite au mal qu'il peut faire.
Lorsque les lois d'un état ont cru devoir souffrir plusieurs religions, il faut qu'elles les obligent à se tolérer entre elles.
Notre Constitution n'a été faite que pour un peuple moral et religieux. Il est tout à fait inadéquat pour le gouvernement de tout autre.
À mon avis, il y a un certain nombre de secteurs de gouvernement dont l'argent ne doit pas être dépensé.
La panique de Véran, l'accent qui s'éteint de Castex, c'est terrifiant, c'est morbide, c'est sordide. On n'a plus envie d'aimer ce gouvernement ni rien.
Quiconque mène une discussion avec autorité ne fait pas preuve d'intelligence mais se sert simplement de sa mémoire.
C'est ça la vie : faire de son mieux en toutes circonstances pour continuer vers ce qu'on est de toute éternité...
La démocratie est un objectif. La démocratisation est un processus. La démocratisation sert la cause de la paix car elle offre la possibilité de justice et de changement progressif sans force.
À l'aspect de cette multiplicité de supplices, qui n'a jamais rendu les hommes meilleurs, j'ai cherché si, dans un gouvernement sage, la peine de mort était vraiment utile ; j'ai examiné si elle était juste. Quel peut être ce droit que les hommes s'attribuent d'égorger leurs semblables ?
N'oubliez pas que la démocratie ne dure jamais longtemps. Bientôt, elle se gaspille, s'épuise et se tue. Il n'y a jamais eu de démocratie qui ne se soit pas suicidée.
L'information exposée dans les circonstances les plus choquantes est celle dont le public se souviendra le plus longtemps.
Si la vie réelle est un chaos, en revanche une terrible logique gouverne l'imagination.
L'art, c'est le coeur de l'humanité, la science en est le cerveau, l'industrie les bras et les mains, le commerce les pieds - et la politique et le gouvernement l'estomac.
Il est presque impossible de traiter du pouvoir sans traiter du savoir. Les formes diverses que peut prendre le gouvernement des hommes découlent en grande partie de l'idée qu'ils se font de l'univers.
Le despotisme soumet une nation à un seul tyran, la démocratie à plusieurs.