Chaque fois que les circonstances mettent en demeure l'homme politique de choisir entre le parti et la vérité, il est constant qu'il choisit le parti.
L'homme n'existe que par la société et la société ne le forme que pour elle.
L'excès d'orgueil est un péché courant, mais un homme peut aussi bien décevoir la volonté de Dieu par un excès d'humilité.
Il faut devenir aussi humble que la poussière avant de pouvoir découvrir la vérité.
La politique n'est pas une science exacte. C'est pourquoi, à l'école, j'adorais les mathématiques. Tout en mathématiques était clair pour moi.
Tout homme qui se connaît des sentiments élevés a le droit, pour se faire traiter comme il convient, de partir de son caractère, plutôt que de sa position.
Nous, les enfants, nous venons au monde quand les parents ont déjà accaparé le pouvoir dans la famille !
L'obéissance à un homme dont l'autorité n'est pas illuminée de légitimité, c'est un cauchemar.
C'est peu de chose qu'un homme et le meilleur se dégoûte de lui-même quand il se mesure à l'aune de la vérité.
Une âme pèse infiniment plus qu'un royaume, un empire, parfois plus que le genre humain.
Au royaume des petits caractères, les microscopes sont rois. Et nous vivons, condamnés à la myopie par la loi, dans une société de notes de bas de page.
Respecter une femme, c'est pouvoir envisager l'amitié avec elle.
On peut avoir été un mauvais fils, un frère ingrat, un père injuste, un mari infidèle, un amant cynique, un employé incapable, un détestable citoyen, et devenir malgré tout un mort exemplaire.
La politique demande un lutteur, un batailleur, un homme qui triomphera. Rien de plus.
La douleur d'un homme intelligent fait plus mal à voir que celle d'un imbécile.
Les économistes ont raison, disait un homme de Bourse : le capital est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
Un homme sans terre, c'est comme un homme sans jambes.
Dans notre société occidentale, le discours des économistes s'exprime désormais seul, comme s'exprime seul en Iran le discours des ayatollahs.
Bien sûr, vous voulez être riche et célèbre. C'est naturel. La richesse et la renommée sont ce que tout homme désire. La question est : qu'êtes-vous prêt à échanger contre cela ?
On dit d'un homme seul qu'il n'apprécie pas la vie en société. C'est comme dire qu'il déteste la randonnée parce qu'il n'aime pas marcher dans une forêt épaisse par une nuit noire.
La politique est surtout le fait des classes moyennes.
Quelque part au fond de moi, il y a un homme honnête que je n'arrive pas à trouver.
Trouve-moi un amant raisonnable, et je te donnerai son poids d'or.
C'est un homme bon donc il passe pour un idiot.
Quand un homme parle à un autre homme, qui ne comprend pas, et que celui qui parle ne comprend pas non plus, ils font de la métaphysique.
Le théâtre a toujours partie liée avec le politique : il est ce lieu où la communauté s'interroge sur la nature, la force ou la faiblesse des liens qui la constituent.
La clémence des princes n'est souvent qu'une politique pour gagner l'affection des peuples.
On dit que nous perdons tous 21 grammes au moment précis de notre mort... Le poids de cinq pièces de monnaie. Le poids d'une barre de chocolat. Le poids d'un colibri. 21 grammes. Est-ce le poids de notre âme ? Est-ce le poids de la vie ?
Nous disons souvent au Tibet qu'un homme qui est fort peut se permettre d'être doux tandis que les vantardises et les fanfaronnades sont le propre des faibles.
Il y a des moments où je me sens plus inspiré, rempli d'un puissant pouvoir qui me force à écouter ma voix intérieure et où je ressens plus que jamais besoin d'un piano Pleyel.
Quand un homme a connu l'enfer, il lui faut bien des ciels pour n'avoir plus envie d'y retourner.