Quiconque mène une discussion avec autorité ne fait pas preuve d'intelligence mais se sert simplement de sa mémoire.
L'argent peut faire le bonheur s'il sert à aider les autres.
À quoi sert le succès si vous n'êtes pas prêt à le partager ?
La plaisanterie sert souvent de véhicule à la vérité.
A quoi sert de parler lorsqu'on a si peu à vivre ?
Quand les combles sont en feu, il ne sert plus à rien de prier ou de récurer le plancher. Il est néanmoins plus pratique de prier.
Sans réponse devant l'absurde. Comment justifier l'évidence quand tout le monde la nie, et qu'on n'a d'autre preuve à opposer que sa bonne foi ?
Dans les pays contre-réformés, on constate la soumission à une autorité hiérarchique, la défiance à l'égard des individus et des groupes, une organisation hostile à l'autonomie et à l'innovation, le préjugé anti-économique.
La fiction sert pour livrer la vérité, pour délivrer une forme de réalité.
Rien n'est plus agaçant que le bonheur des autres. Surtout quand il sert de jauge à votre propre déconfiture...
Le phallus sert de trait d'union entre ces deux fleuves : il conjugue leurs rythmes différents en un courant unique.
L'ingratitude ne décourage pas la bienfaisance ; mais elle sert de prétexte à l'égoïsme.
Les secrets, ça sert seulement à endormir les souvenirs.
Plus on manifeste un désaccord sur le fond, plus on doit être attentif à la forme.
Que sert à l'homme de gagner tout le monde, s'il perd son âme ? Qui veut garder son âme, la perdra.
L'éducation sert à nous corrompre nous-mêmes afin de mieux rentrer dans le système.
Une vraie femme doit parfois obéir à l'homme qu'elle aime, afin de jouir d'une entente parfaite.
A quoi sert un terrain de golf ? A jouer au golf. Un court de tennis ? A jouer au tennis. Eh bien ! Un camp de prisonnier, ça sert à s'évader...
La discipline est la force de ceux qui ne savent pas se faire obéir sans commander.
Il faut obéir à la nature, la laisser suivre son cours. On y gagne bien-être et sagesse.
L'amour sert à mourir plus commodément à la vie.
Quand la femme ne sert plus de marmite, elle sert de couvercle.
La culture n'est qu'une longue interrogation, les médias ont une réponse rapide à tout ; la culture est la gardienne de la mémoire, les médias sont les chasseurs de l'actualité.
Intellectuels : ils sont plutôt le déchet de la société, le déchet au sens strict, c'est-à-dire ce qui ne sert à rien, à moins qu'on ne les récupère.
Ce qu'on peut reprocher à la philosophie, c'est qu'elle ne sert à rien.
Si le problème a une solution, il ne sert à rien de s'inquiéter. Mais s'il n'en a pas, alors s'inquiéter ne change rien.
Que sert à une femme d'avoir de la tête et du coeur si le reste est sans agrément ?
La réponse est rude, mais elle est juste : la justesse paraît d'abord rudesse.
Les hommes sont si simples et si enclins à obéir aux besoins immédiats qu'un trompeur ne manquera jamais de victimes pour ses tromperies.
Les questions qui ne se donnent pas de réponse elles-mêmes en naissant n'obtiennent jamais de réponse.
Quand une amitié s'achève, faut-il penser que les gens peuvent changer, ou bien qu'on s'était trompés depuis le début sur leur nature profonde ? C'est une question cruelle, car la réponse pourrait réduire une belle relation à l'illusion d'un faux-semblant...