Rien n'est plus agaçant que le bonheur des autres. Surtout quand il sert de jauge à votre propre déconfiture...
Si l'on est convaincu par l'idée qu'il n'existe qu'une seule possibilité, les autres s'évanouissent.
Mes personnages auront, après un peu de peine, tout ce qu'ils désirent.
L'amour, c'est la plaie ! Je n'arrive pas à en parler en termes de bonheur, de sérénité. Car je suis en quête d'un idéal qui n'existe pas. Ce qui ne m'empêche pas de multiplier les moments de bonheur. Comme l'héroïne [...] â–º Lire la suite
Ce que nous désignons toujours par « opinion publique » ne repose que pour une part minime sur l'expérience personnelle et sur les connaissances des individus; par contre, elle est en majeure partie suscitée, et cela avec une persévérance et [...] â–º Lire la suite
Parler tout haut et tout seul, cela fait l'effet d'un dialogue avec le dieu qu'on a en soi.
Les jeunes gens s'imaginent que rien n'est plus facile à faire qu'une pièce de théâtre, ce qui est vrai. Mais rien n'est plus difficile à réussir.
On ne peut rien dire de Dieu, même qu'il n'existe pas.
Encore plus machiavélique qu'il n'est séduisant, il n'a jamais proféré une seule parole sans quelques projets malhonnêtes. De toutes celles qu'il a conquise il n'en est pas qui en ait à s'en plaindre. Fuyez le à tout prix...
Il faut se méfier des couples idéaux : ils aiment trop être beaux ; ils se forcent à sourire, comme s'ils assuraient la promotion d'un nouveau film au Festival de Cannes.
Ce n'est pas parce qu'une expérience ce termine qu'elle ne méritait pas d'être vécue. On n'a pas le choix, pour aller de l'avant, il faut faire un pas devant l'autre et si l'ont essaie d'éviter ce qui nous fait mal [...] â–º Lire la suite
Le théâtre, c'est du carton et c'est du plâtre... Mais c'est tout de même la vie... Comprenez-vous çà ?
Quand un enfant se barbouille en mangeant de la crème au chocolat, tout le monde rit ; si c'est un enfant handicapé, on ne rit pas. Celui-là, il ne fera jamais rire personne, il ne verra jamais des visages qui rient en le regardant, ou alors quelques rires d'imbéciles qui se moquent.
D'un pot vide rien ne peut être versé dans un autre récipient vide.
Le pigeon rôti ne vient pas tout seul dans la bouche.
La mission éducative du cinéma, documentaire et scientifique, a si peu été accomplie. Tout a été axé sur le côté spectaculaire, alors que le côté spectaculaire devrait en être la plus-value.
La première démarche qui s'impose est de prendre conscience que l'amour est un art, tout comme vivre est un art.
Avec les transports publics, rien ne sert de partir à point, il faut attendre.
On peut tout dominer : la douleur, la maladie, il n'y a que la mort qui vous échappe... et encore !
Vous savez c'que c'est, de se lever tout les matins, désespéré, en vous disant que celle que vous aimez se réveille auprès d'un autre homme. Mais en même temps vous espérez qu'elle trouvera le vrai bonheur, même si ce ne sera jamais avec vous.
Savoir qu'on n'a plus rien à espérer n'empêche pas de continuer à attendre.
Tant de liberté, en art, pour n'en faire que si peu de chose !
L'essentiel pour le bonheur de la vie, c'est ce que l'on a en soi-même.
Les écologistes, tout à leur science-fiction éthique, se soucient plus de nos méfaits éventuels que des injustices présentes. Sous l'ingénuosité de la prophétie se cachent les grosses ficelles de la propagande : détourner l'attention des misères d'aujourd'hui.
Nous devons croire que tout a une cause, comme l'araignée tisse sa toile afin d'attraper les mouches, et le fait bien avant de savoir qu'en ce monde il existe des mouches.
Les mots, comme les armes, partent parfois tout seuls.
Ce serait drôle, tout de même, que la nature s'abstînt d'être gaie pour ne pas contraster avec notre tristesse !
Le bonheur n'est réel que lorsqu'il est partagé.
Toute chose qui est, si elle n'était, serait énormément improbable.
La dictature n'est rien d'autre qu'une machine à fabriquer du passé avec de l'avenir.
Vous pouvez tout faire si vous avez de l'enthousiasme.