Dans une société où l'individu n'est pas reconnu, ce qui compte avant toute chose, c'est la tribu et le clan.
Aujourd'hui, le rugby tamponne beaucoup, on voit surtout des collisions entre des grands costauds, alors que le jeu d'antan avait ses ogres et ses lutins.
Un livre, c'est aussi une présence intime, cette chose écrite par un autre et qui sublime l'insignifiance de vos jours.
Concevez toujours une chose en la considérant dans un contexte plus large - une chaise dans une pièce, une pièce dans une maison, une maison dans un quartier, un quartier dans une ville.
Si quelqu'un te traite mal, souviens-toi juste qu'il y a quelque chose qui ne va pas chez cette personne, et non chez toi. Les gens normaux ne cherchent pas à détruire les autres.
Plus on est grand et moins on doit avoir de volonté ; l'on dépend des événements et des circonstances.
A qui peut se vaincre soi-même, il est peu de chose qui puisse résister.
Ma motivation vient du fait de jouer au jeu que j'aime.
La vraie marque d'une vocation est l'impossibilité d'y forfaire, c'est-à-dire de réussir à autre chose que ce pourquoi l'on a été créé.
Chaque jour se répéter : "Je ne serai plus jamais aussi jeune qu'aujourd'hui".
La seule chose que toutes les grandes villes ont en commun est qu'elles sont toutes différentes.
Il vaut mieux avoir affaire à Dieu qu'à ses saints.
La torture. Il y a quelque chose d'insoutenable et de vertigineux, la destruction de l'homme à l'état pur.
L'indignation pourrait avoir beau jeu de nous donner bonne conscience. Pourtant, elle ne dispense pas de l'action.
On perd trois choses au jeu de boule : son temps, son argent et ses jurements.
Les vertus de la société sont des vices pour le saint.
Je ne comprends pas pourquoi l'homme se sert de moyens artificiels pour arriver à la béatitude poétique, puisque l'enthousiasme et la volonté suffisent pour l'élever à une existence supra-naturelle.
Tout mouvement politique est fondé sur le kitsch, sur la volonté de séduire.
Ce qu'il y a devant nous et ce que nous laissons derrière, ceci est peu de chose comparativement à ce qui est en nous. Et lorsque nous amenons dans le monde ce qui dormait en nous, des miracles se produisent.
La politique est d'abord affaire de conviction.
La force n'a rien à voir avec les capacités physiques. Elle émane d'une volonté indomptable.
Le pire poison qui puisse exister dans la société c'est l'inceste car quand tu voudras te sauver de cette vérité eh bien on voudra te tuer, te donner des pathologies pour dire que c'est faux et te détruire continuellement même des années et des années après.
L'avantage concurrentiel d'une société ne découlera pas de l'efficacité avec laquelle ses écoles enseignent la multiplication et les tableaux périodiques, mais de la manière dont elles stimulent l'imagination et la créativité.
Dans le subconscient des anciens, où naquirent tous les mythes, on ne pouvait croire que la plante et les fleurs ne fussent autre chose que l'apparence que les dieux voulaient bien nous en montrer.
On n'est pas un homme tant qu'on n'a pas trouvé quelque chose pour quoi on accepterait de mourir.
Notre société se pense et se parle comme société de consommation. Au moins autant qu'elle consomme, elle se consomme en tant que société de consommation, en idée. La publicité est le péan triomphal de cette idée.
Quelle autre chose est le temps qu'une route précipitée qui nous conduit continuellement à la mort malgré nous.
Quelle chose merveilleuse serait la société des hommes, si chacun mettait de son bois au feu, au lieu de pleurnicher sur des cendres !
Le nivellement total à la communiste n'est pas très réjouissant. J'ai connu Roland Barthes, j'ai l'impression que c'était autre chose que Badiou...
Une société qui opprime, qui en dégrade une autre, se condamne elle-même.
Dans l'excès de bonheur, il y a peut-être quelque chose de pris à quelqu'un.