Voyager, c'est être une sorte d'enfant professionnel. L'étonnement est une vertu première, y compris vis-à-vis de sa propre langue.
C'est toujours pareil : l'homme croit bien faire, et les autres ne sont pas contents.
Nous ne pouvons rien aimer que par rapport à nous, et nous ne faisons que suivre notre goût et notre plaisir quand nous préférons nos amis à nous-mêmes ; c'est néanmoins par cette préférence seule que l'amitié peut être parfaite.
L'homme doit vivre seul. Aimer, c'est abdiquer. Haïr, c'est s'affirmer.
S'il faut vraiment parler de poésie, c'est autour d'un verre.
C'est trop facile quand les guerres sont finies d'aller gueuler que c'était la dernière
La vie n'est jamais ce qu'elle semble - et c'est la plus grande chose à ce sujet.
Bon faut que j'y aille. Mais sache qu'on a pas de domestiques ici, donc si tu vois quelqu'un d'autre que moi déambuler dans le loft, appelle la police, c'est pas le cuisinier !
Construire des prisons est sans doute nécessaire, mais construire des logements en repensant à l'intérieur des cités tout ce qui fait la cohésion sociale, c'est plus urgent.
J'aime encore mieux l'enfer que le néant. L'enfer c'est la vie qui dure.
C'est pour la plupart des hommes un exemple décourageant que la sérénité d'un cochon.
L'amitié, c'est être confortablement rempli de rôti de boeuf ; l'amour, c'est être pétillant de champagne.
Avoir une idée originale, c'est se souvenir de quelque chose qu'on a entendu quelque part et avoir oublié où.
La seule signature au bas de la vie blanche, c'est la poésie qui la dessine.
Le prix d'Amour, c'est seulement Amour, Il faut aimer si l'on veut être aimé.
Dieu Tout-Puissant planta tout d'abord un jardin. Et, vraiment, c'est le plus pur des plaisirs humains.
La haine, pour celui qui ne hait point, c'est un peu comme l'odeur de l'ail pour qui n'en a pas mangé.
C'est à soi-même que chacun prétend le moins ressembler. Chacun se propose un patron, puis l'imite.
Il faut apprendre et réapprendre toujours. Si tu t'arrêtes, c'est l'engourdissement progressif de ton cerveau ; la vie quitte peu à peu ton intelligence et tu deviens alors un être sans âme avec nulle part où aller.
On n'a jamais rien à gagner à tenter de créer soi-même un événement. L'événement c'est comme la plomberie, une affaire de spécialiste.
Les colorants qu'ils mettent dans les petits pots pour bébés, c'est ni plus ni moins l'apprentissage des paradis artificiels.
Il faudrait arriver à n'avoir que des tentations relativement nobles. Et à ce moment-là, il est urgent d'y succomber. Même si c'est dangereux. Même si c'est impossible. Surtout si c'est impossible.
Un franc succès, c'est-à-dire une chute qu'on n'a pas la franchise d'avouer.
Leur goût du travail, c'est de ne pas pouvoir « rester à rien faire ».
En France, le système, c'est un peu comme les curés, les blondes ou les campagnes de Creuse ou de Corrèze, ça appelle la caricature.
Il faut croire que la plus grande inconscience de l'homme, c'est celle de sa propre vie.
La chose la plus drôle que puisse faire un comédien, c'est de ne pas la faire.
L'éducation, c'est la question-clé de l'avenir de la France (...).
C'est une vraie lâcheté que de chercher la sûreté dans la résignation. Aucun caractère ne devient fort ainsi.
C'est la fin de la Ve République telle qu'on la connaît: M. Macron n'aura pas de majorité, ou alors de circonstances, et cela durera ce que durent les amours de vacances. [...] Son élection, ce qu'au diable ne plaise, précipiterait la France dans l'instabilité institutionnelle et conduira à l'éclatement de notre vie politique.
Tous ceux qui me connaissent savent qu'il ne faut pas mettre ses mains dans ma nourriture, particulièrement quand c'est près de ma bouche !
- Venez seule. - Oui. [Ils raccrochent] - C'est bon rassemblez tout le monde.
Le style, c'est la part de l'homme dans l'interprétation des choses.
L'enfer, c'est de ne plus aimer.
C'est ce qu'on apprend de la vie en fin de compte : combien elle est étrange.
Souvent femme varie et c'est là une de ses grandes qualités. Cela évite à l'homme d'avoir recours à la polygamie. Tant que vous aurez une femme, vous serez sûrs d'avoir tout un harem.
C'est justement le perpétuel manque d'harmonie en l'homme qui crée une harmonie sans cesse nouvelle.
Il n'y a pas de professions, de confréries, de peuples dans notre pays ; il n'y a qu'une nation : c'est la famille.
C'est avec un oeil critique qu'il faut lire les critiques.
Nous nous éprenons d'une femme libre, indépendante... C'est adorable, une femme libre ! Mais dès l'instant où nous l'avons épousée, comme elle a cessé d'être libre, elle nous plaît moins.
La meilleure façon de se taire c'est de parler avec ses mains.
C'est fou ce qu'on peut passer de temps dans une vie d'homme, à vouloir éteindre des passions !
C'est curieux, comme on lit bien dans les yeux de ceux que l'on aime pas ; les autres, les yeux de ceux qu'on aime, sont, au contraire, pleins de mystères.
C'est le miroir qui se mue dans la femme.
C'est très couvrant de dire du mal de soi, surtout si l'on sait trouver les bonnes formules : elles vous habillent.
J'ai une volonté de fer. Mais c'est toujours la même histoire, le fer... ça rouille.
Les enterrements c'est comme les mauvais films : toujours trop longs, souvent sur joués, et on sait d'avance comment ça va finir.
Travaillez, prenez de la peine : c'est le fonds qui manque le moins.
J'adore ne parler de rien. C'est la seule chose que je connaisse.
La vraie réaction chrétienne à la souffrance et au chagrin n'est pas l'attitude de pitié de soi, de fatalisme ou de ressentiment; c'est l'esprit qui prend les difficultés de la vie comme une opportunité donnée par Dieu, et considère ses problèmes comme une confiance sacrée, et porte les épines comme une couronne.