Une femme entre dans votre vie, c'est merveilleux ; elle en sort, c'est providentiel.
Ne criez pas que vous voulez tous mourir. C'est inutile. Vous n'avez même pas besoin de le vouloir. La vie s'en charge à chaque instant.
C'est au-delà des mots que se font les vraies adhésions.
On s'habitue à une présence, à la présence d'un être qui vit là depuis longtemps mais dont on ne se lasse point, car pour l'essentiel, c'est bête à dire, il vit ailleurs.
Tous les hommes sont imparfaits et le plus accompli, c'est celui qui a le moins de défaut.
Partir, c'est beaucoup plus une façon de demander autre chose qu'un moyen sûr d'obtenir quelque chose. Naufragés, nous représenterions quelque chose, pour une fois, nous occuperions l'attention, nous nous regarderions nous même avec surprise, avec intérêt, avec compassion. Nous sommes l'autorité que nous conservons sur nous-mêmes. Nous ne sommes rien que l'autorité du désespoir.
La pilule, pour certains, c'est interdit par la religion, mais la religion ne nourrit pas les gens.
J'ai toujours pensé que les comparaisons étaient inutiles et laides. C'est un raccourci pour réfléchir.
Une partie de ce que j'aime à propos du vieillissement est de réaliser qu'il y a quelque chose de parfait dans l'imperfection. C'est très humain.
Ma femme, c'est la patronne.
Les chansons, c'est comme les prières. Ça ne sert qu'à endormir le peuple.
Et la vie c'est soi-même et soi-même c'est les autres.
Penser, c'est laisser monter des paroles jusqu'à sa bouche et, en fronçant les sourcils, en serrant les dents, en pinçant les lèvres, les retenir.
La femme rend lâche. C'est elle qui conseille au gréviste de rentrer à l'usine, à l'artiste de faire du commerce, au soldat de plier le dos. Parce qu'elle ne pense qu'à la pâtée, qu'elle a un pot-au-feu dans le coeur.
C'est encore un effet de la faiblesse des hommes que la vérité les trompe aussi bien que l'erreur.
C'est par la nature que la plupart des êtres commandent ou obéissent.
Le talent, c'est le relief donné à la platitude.
C'est lorsque nous aimons notre péché que nous sommes damnés irrémédiablement.
La libération progressive, c'est de l'utopie.
On voit ce qu'on peut voir, on vit ce qu'on peut vivre : c'est déjà beaucoup, c'est de l'infini palpable, concret, inaliénable, vivre aujourd'hui, c'est déjà n'être pas mort.
C'est à la germination que tend l'extrême succulence du fruit.
Un bon chef, c'est celui qui ne revendique que la moitié du mérite pour une chose qu'un de ses subordonnés a faite tout seul.
Je suis antispéciste. C'est-à-dire que je considère qu'il n'y a aucune justification à discriminer un être en raison de l'espèce à laquelle il appartient.
Mon ennemi c'est l'oligarchie.
L'extrémisme est si facile. Vous avez votre position, et c'est tout. Cela ne demande pas beaucoup de réflexion. Et quand vous allez assez loin vers la droite, vous rencontrez les mêmes idiots venant de la gauche.
Je pense que c'est sain pour une personne d'être nerveuse. Cela signifie que vous vous souciez.
C'est ma grande liberté d'avoir ça dans ma vie. C'est important aussi de susciter l'admiration de mon mari.
Rien ne se termine bien, c'est pourquoi ça se termine.
- En 62, Claude écrit une chanson, je t'aide, c'est une saison... J'attend ! - Heu... L'automne ? - Ouais, j't'en foutrais des automnes ! Aller casses-toi t'iras passer l'hiver ailleurs...
Ce n'est pas parce que c'est comme ça que ça ne changera jamais.
Apprendre à vivre, c'est apprendre à cerner son âme jusqu'en ses retraites les plus couvertes de nuit.
Comprendre, c'est le reflet de créer.
Ce qui est magique dans la vie des hommes, c'est moins leurs souffrances que leurs échecs.
S'il importe d'être sublime en quelque genre, c'est surtout en mal.
Ce qui manque aux honnêtes gens, c'est les revolvers.
L'indolence, c'est parfois épuisant.
Ce n'est pas l'exception culturelle qui pousse la France à continuer la production et le commerce de foie gras. C'est l'exception d'humanité.
Il faut avoir le courage de reconnaître que le nazisme a commis des erreurs. Envahir la Pologne au lieu de la Suisse, c'est comme habiter en face de la banque centrale et braquer le kebab.
Lorsque vous mettez vraiment votre coeur dans le travail, vous ne pensez pas à votre apparence. Et je pense que c'est la beauté de celui-ci.
Les gens ne comprennent pas que c'était peut-être mon plus grand plaisir de piloter une F1 quand c'est mouillé.
C'est amusant d'avoir un partenaire qui comprend votre vie et vous laisse être vous.
Quand on voit la violence dans les films en général, c'est très rapide et indolore, ce qui n'est pas vrai.
C'est très séduisant de voir quelqu'un de passionné. On est toujours attiré par quelqu'un qui est attiré par quelque chose d'autre que soi.
La mort d'un proche est un stimulant de la mémoire Tout revient en foule, le bon et le mauvais. Et les remords parfois. On se reproche ce qui n'a pas été accompli. Dans ce procès jugé à huis clos, le défunt est toujours acquitté. C'est soi-même que l'on condamne.
C'est bien vrai que les choses tournent rarement comme on l'imaginait... Surtout la voiture qui roulait devant vous et que vous vous apprêtiez à doubler !
Nos fautes sont vouées à l'oubli et c'est ce qu'elles méritent.
Ce qu'il y a de tragique dans bien des philosophies, c'est qu'on n'admet pas de finir.
De ce qu'à moi, ou à tout le monde, il semble ainsi, il ne s'ensuit pas qu'il en est ainsi. Mais ce que l'on peut fort bien se demander, c'est s'il y a sens à en douter.
Jamais la mesure du temps ne porte sur la durée en tant que durée ; on compte seulement un certain nombre d'extrémités d'intervalles ou de moments, c'est-à-dire, en somme, des arrêts virtuels du temps.
Une chose que j'ai apprise en tant qu'acteur et producteur, c'est de faire confiance à mon propre instinct.