Vivre, c'est souffrir, désirer et espérer.
Le génie, c'est le bon sens appliqué aux idées nouvelles.
L'administration, c'est mesquin, petit, tracassier. Le gouvernement, c'est pénible, difficile, délicat. La guerre, voyez-vous, c'est horrible, mais la paix, la paix, il faut bien le dire, c'est assommant.
C'est la vanité des hommes qui explique la parure des femmes.
On demande volontiers au polyglotte : "En quelle langue pensez-vous ?" Je lui pose plutôt cette question : "En quelle langue souffrez-vous ?" Celle-là, c'est la vraie, la maternelle.
Vous imaginez le bonheur absolu possible, c'est le néant que vous désirez.
Le pessimiste, c'est : 2+2=4. L'optimiste, c'est : 2+2=5. Cet univers où nous sommes est un univers pessimiste.
La meilleure manière de comprendre quelque chose, c'est d'y consacrer un livre !
La véritable richesse, c'est l'esprit, et l'esprit à tous ses niveaux. Le franc peut baisser; si l'esprit monte, c'est le signe que tout se relèvera, se restaurera.
Ma mère a toujours dit que la seule chose qu'elle aurait souhaité faire différemment, c'est d'avoir un travail. Elle avait l'impression que sa détermination la rendait un peu folle de temps en temps et qu'elle aurait pu utiliser un exutoire pour elle-même quand nous étions petits.
Le droit d'être irresponsable et stupide est quelque chose qui m'est très cher. Et heureusement, c'est quelque chose que je fais bien.
C'est le sens du toucher. Dans une vraie ville tu marches. Les gens s'effleurent, se bousculent. À Los Angeles personne ne se touche. On est toujours entourés de ce métal. Le sens du toucher nous manque tant, qu'on se rentre dedans pour sentir quelque chose.
Quand une oeuvre réclame beaucoup de force et de labeur pour la réaliser, c'est que l'idée de départ est grande.
La musique française, c'est la musique du bonheur !
Etre raisonnable c'est être désabusé.
Il n'y a qu'une manière d'être heureux par le coeur : c'est de ne pas en avoir.
C'est un fait que les morts les plus chers, au bout de quelques mois, seraient, s'ils revenaient, des intrus dans l'existence des vivants.
La politique : plus ça change, plus c'est la même chose.
La conversation est un commerce. Tous ceux qui y prennent part doivent dépenser ; c'est le seul moyen d'en tirer quelque chose.
C'est encore la façon la plus simple de se débarrasser d'un amant. Lui offrir son amitié.
La violence, c'est pas toujours frappant, mais ça fait toujours mal.
Vieillir, c'est autre chose aussi. C'est se désintéresser.
La politique vue avec la perspective d'un intellectuel diffère beaucoup de la pratique. Dans un cas, c'est un exercice de la pensée critique, dans l'autre une lutte pour le pouvoir.
Ecouter, c'est encore voir un peu, pour l'aveugle.
Le théâtre, c'est un petit peu comme les rêves : ça n'a pas de sens.
Un bon acteur, c'est celui qui a beaucoup vécu.
On ne meurt pas. La mort, c'est encore de la vie couvée.
Plaire, c'est aussi plaie - à un air près.
Aimer son prochain, c'est une drogue douce, mon amour. Et ça devrait être remboursé par la Sécurité sociale.
- Il semblerait qu'on ait lancé une nouvelle tendance. - Je crois que geek, c'est le nouveau chic.
Et souvent, c'est l'effet des caprices du sort, Qu'au milieu des écueils on rencontre le port.
Il n'y a jamais eu qu'un moyen de se hisser au pouvoir, c'est de crier : Peuple, on te trompe !
Le plus grand mal que fait un ministre n'est pas de ruiner son peuple, il y en a un autre mille fois plus dangereux : c'est le mauvais exemple qu'il donne.
On se fait communément une étrange idée de ce que c'est qu'une opinion neuve et hardie. C'est toujours une opinion vieille comme les rues, mais expliquée.
L'Ecriture nous dit que les années de l'homme sur la terre sont de soixante-dix. Il faut en conclure qu'au-delà, c'est du temps emprunté à l'éternité.
Le danger, c'est quand on se met à composer sa vie comme une oeuvre d'art. Le danger, c'est quand l'imagination n'écoute plus que sa propre poésie...
La parole, c'est comme un festin et quand un festin est servi, chacun doit y prendre sa part.
Traduire le théâtre, c'est d'abord et avant tout savoir lire le théâtre, porter son regard sur un texte et s'en abreuver, se couler dans une matière linguistique et s'y fondre...
Un parapluie, c'est la misérable transsubstantiation de la cape et de l'épée.
La chose la plus importante à dire d'un poème, c'est : apprenez-le.
Si l'expérience de Dieu aboutit à Dieu, ce n'est plus le présent, c'est l'éternité...
Les amitiés grégaires sont souvent superficielles, car se voir en bande, c'est se parler en meute, quand le tête-à-tête favorise l'écoute et la profondeur du dialogue.
Je pense en effet qu'il y a une alliance possible entre la lucidité - la vie est absurde, ridicule - et la joie. Car être heureux, c'est toujours être heureux malgré tout.
Qui sont nos ennemis ? Qui sont nos amis ? C'est une question de première importance pour la révolution.
L'idiot savant écrit son non-sens dans un meilleur langage que l'ignorant, mais c'est toujours un non-sens.
La condamnation à mort est un acte barbare... C'est le reflet de l'instinct animal encore présent chez l'être humain.
Les Tontons Flingueurs, c'est un de mes films préférés. "On n'est pas venus pour beurrer les sandwichs" : ma réplique préférée.
Voyager, c'est demander d'un coup à la distance ce que le temps ne pourrait nous donner que peu à peu.
Ce qui est beau, c'est ce qu'on aime.
La langue est une prison. La posséder, c'est l'agrandir un peu.