C'est très important de donner une chance aux enfants.
Communiquer sans émotion, c'est du vice, de la débauche : c'est comme de coucher avec quelqu'un par intérêt... Pourquoi se forcer à dire des fadaises à des gens qu'on méprise ?
Est-ce que c'est parce que la planète se réchauffe que les politiques font tout pour finir à l'ombre ?
L'amour de mon peuple a retenti jusqu'au fond de mon coeur. Ah ! l'on peut commander ailleurs, mais c'est en France qu'on règne.
Le fric s'est emparé de tout, partout ! Quand j'ai commencé dans les années 1980, ça allait encore, là, c'est insupportable...
Il y a surtout une chose qui frappe quand on arrive à Paris, dans les milieux aritistiques, en général c'est une terrible indifférence.
La poésie, c'est la vérité prophétique de l'existence. Ce n'est pas un supplément d'âme, mais sa transcendance.
Si Dieu est quelque part, c'est dans le visage de l'autre.
On se fait communément une étrange idée de ce que c'est qu'une opinion neuve et hardie. C'est toujours une opinion vieille comme les rues, mais expliquée.
A voir certains monuments contre lesquels ils font leurs besoins, c'est à croire que les chiens sont de purs esthètes.
L'Ecriture nous dit que les années de l'homme sur la terre sont de soixante-dix. Il faut en conclure qu'au-delà, c'est du temps emprunté à l'éternité.
Avoir des ennemis n'a qu'un seul avantage, c'est qu'ils ne nous décoivent jamais.
La parole, c'est comme un festin et quand un festin est servi, chacun doit y prendre sa part.
La réforme fiscale, c'est quand vous promettez de réduire les impôts sur les choses qui étaient taxées depuis longtemps et que vous en créez de nouveaux sur celles qui ne l'étaient pas encore.
Vieillir, c'est autre chose aussi. C'est se désintéresser.
La pitié, c'est l'éboueur de la misère.
Un homard, c'est autre chose qu'un poisson ! Vivre dans une carapace, autrement dit avoir ses os autour de soi, quel changement radical cela doit être dans la façon de comprendre la vie.
Les beaux-arts, c'est ce qui ressemble le plus aux mythes de la création ; à la main du démiurge qui, de la matière, extrait les formes, les anime, recrée la vie.
C'est la philosophie qui découvre les vertus utiles de la morale et de la politique. C'est l'éloquence qui les rend populaires. C'est la poésie qui les rend pour ainsi dire proverbiales.
Sois toujours avec moi... Prends n'importe quelle forme... Rends-moi fou ! Mais ne me laisse pas dans cet abîme où je ne puis te trouver ! Oh ! Dieu ! C'est indicible ! Je ne peux pas vivre sans ma vie ! Je ne peux pas vivre sans mon âme !
Le temps est une denrée extrêmement rare à la télévision. Et si l'on emploie des minutes si précieuses pour dire des choses si futiles, c'est que ces choses si futiles sont en fait très importantes dans la mesure où elles cachent des choses précieuses.
- C'est une allumeuse. Elle est impulsive. Elle te quittera.- C'est p't-être un peu pour ça qu'elle m'attire
Je sais maintenant que ce qui rend imbécile, c'est une incapacité à suivre même ses propres bons conseils.
- Cartes sur table, tu es gay ? - Non je suis Anglais c'est tout ! Je suis aussi sobre et sensible, et toi ma douce amie, tu es électrisée et un brin désorientée.
L'agroécologie est un choix de durabilité pour l'agriculture. C'est un mouvement de fond.
Tous les jours je me dis que j'ai de la chance d'avoir une vie aussi facile. J'ai l'impression que c'est un peu un cadeau du bon Dieu.
Le climat c'est ce à quoi on s'attend, la météo c'est ce que nous obtenons.
La foi transporte les montagnes. C'est vrai. La raison les laisse où elles sont. C'est mieux.
Pour les femmes, le meilleur argument qu'elles puissent invoquer en leur faveur, c'est qu'on ne peut pas s'en passer.
Ecrire n'importe quoi. C'est comme ça qu'on devient devin. Ou expert, on ne sait jamais.
Si la fournée de pain est manquée, c'est une semaine perdue ; si la moisson est mauvaise, c'est une année de perdue ; si le mariage est funeste, c'est une vie de perdue.
C'est un fait que les morts les plus chers, au bout de quelques mois, seraient, s'ils revenaient, des intrus dans l'existence des vivants.
Le bon sens chez les jeunes, c'est la glace au printemps.
Le suicide, c'est un acte de ceux qui n'ont pu en accomplir d'autres.
Si un homme mange une fois par jour, c'est un moine ; s'il mange deux fois par jour, c'est un homme charnel ; et s'il mange trois fois par jour, c'est une bête.
Le père n'existe pas : c'est l'homme qui dépend de son enfant mais jamais le contraire.
C'est peut-être cela le Purgatoire, une solitude éternelle.
Témoigner c'est dire ce qu'on a vu, non pas ce qui s'est passé.
Avoir les moyens, c'est pouvoir se payer ce qu'on est incapable de s'offrir.
En art, c'est-à-dire en amour, il faut que l'intelligence suive comme un suiveur suit une femme avec l'idée de l'entretenir.
Lire et être curieux, c'est la même chose.
C'est l'histoire de l'Alsace qui, très souvent, justifie les Alsaciens.
Ecouter, c'est encore voir un peu, pour l'aveugle.
La politique, c'est faire que chaque citoyen soit un créateur.
C'est le jeûne qui fait le saint, et la sobriété, l'homme de bon sens.
C'est le fumet qui remplit la distance entre l'assiette et votre tête.
Se convaincre que tu en es capable, c'est déjà la moitié du chemin.
L'amour est une flamme qui dure ou qui ne dure pas, peu importe, car toute sa réalité est dans son présent, mais c'est une flamme qui se consume. Elle éclaire le monde d'une lumière étrange et magique qui change les reliefs et métamorphose les perspectives. Sa vérité se suffit à elle-même.
Je répète : la méditation, c'est tout ce qui se passe en soi pendant le temps où on est assis, immobile, silencieux.
Ni un haut degré d'intelligence, ni d'imagination, ni les deux à la fois ne font le génie. L'amour, l'amour, l'amour, c'est l'âme du génie.