Gouverner, c'est voler, tout le monde sait ça.
Les gens vont toujours te blesser, mais c'est à toi de décider comment y réagir. La haine devrait t'inspirer, pas t'abattre.
- J'avais peur de ne plus jamais trouver en toi une part d'humanité, j'avais peur que tu sois effectivement ce monstre que tu fais semblant d'être quand tu es avec moi. - Qui fait semblant ici ? - Alors tue-moi ! - [...] ► Lire la suite
Le seul vrai lecteur, c'est le lecteur pensif. C'est à lui que ce livre est adressé.
Définir, c'est entourer d'un mur de mots un terrain vague d'idées.
Pour moi c'est ravir au monde le soleil que d'ôter de la vie l'amitié.
C'est de la connaissance seule de la vérité que pourra naître un état social meilleur.
N'importe quelle prière vaut mieux que l'absence de prière. C'est une façon de reconnaître la puissance de Dieu, et c'est à mon avis une façon de le louer.
On ne sait pas précisément où les anges se tiennent, si c'est dans l'air, dans le vide, dans les planètes : Dieu n'a pas voulu que nous fussions instruits.
La souffrance, c'est très rassurant Ca n'arrive qu'aux vivants.
Le modèle, c'est un soi idéalisé.
C'est là en effet un des grands et merveilleux caractères des beaux livres que pour l'auteur ils pourraient s'appeler "Conclusions" et pour le lecteur "Incitations".
Ecrire, c'est descendre dans la fosse du souffleur pour apprendre à écouter la langue respirer là où elle se tait, entre les mots, autour des mots, parfois au coeur des mots.
C'est au plus fort de la calamité que l'on s'endurcit à la vérité, c'est-à-dire au silence.
La vie de l'homme, c'est l'ambition ; la vie de la femme, c'est l'homme.
L'invention technique procède de l'homme seul et non de ses besoins vitaux, mais de ses rêves, c'est-à-dire de ses vrais désirs.
Nous pouvons changer le monde et en faire un endroit meilleur. C'est entre vos mains de faire la différence.
Oui, c'est vrai... l'amour devrait passer avant la logique... C'est alors seulement que l'homme comprendra le sens de la vie.
Les amis peuvent s'entraider. Un véritable ami est quelqu'un qui vous laisse une totale liberté d'être vous-même - et surtout de ressentir. Ou ne pas ressentir. Tout ce que vous ressentez en ce moment leur convient. C'est à cela que revient le véritable amour : laisser une personne être ce qu'elle est vraiment.
Du premier baiser : c'est le lien qui relie l'obscurité du passé à l'éclat du futur, le lien entre le silence des sentiments et leur mélodie.
Le vrai mal de la vieillesse n'est pas l'affaiblissement du corps, c'est l'indifférence de l'âme.
La démocratie, c'est quand on sonne chez vous à six heures du matin... et que c'est le laitier !
Parler, et à plus forte raison discourir, ce n'est pas communiquer... c'est assujettir.
Le charme c'est de la beauté donnée à la laideur.
Un homme peut porter une hache toute sa vie et ne jamais couper d'arbre. Un autre, sachant s'y prendre, donne quelques coups et l'arbre est abattu. Cette hache, c'est la discrétion.
Quand un dentiste dit : "Ca risque de faire un peu mal", c'est qu'il entend par là : "A quelle hauteur pouvez-vous sauter ?"
Etre amoureux, c'est souvent l'être "vaguement". Le flou est propice aux états sentimentaux.
Ce que l'homme voudrait, c'est vivre plusieurs vies. Et ce n'est pas possible parce qu'il n'en a qu'une, et en plus elle est courte.
Le réel possède un avantage considérable sur la fiction, c'est d'être unique.
L'expression du soi est sacrée et fatale. C'est une nécessité.
C'est triste de ne pas avoir d'amis, mais c'est encore plus triste de ne pas avoir d'ennemis.
Tout ce qui est différent chez moi, c'est que je pose toujours les questions que la plupart des gens ont cessé de poser à l'âge de cinq ans.
Je sais que les plus belles histoires d'amour sont impossibles quand elles deviennent possible, c'est autre chose, c'est la durée qui les rend belles.
L'expérience personnelle est chère et tardive ; il est donc utile de profiter de celle des autres. C'est dans les livres que celle-là se trouve.
La solitude chez soi, c'est le drame de la vie, pour beaucoup ; pourtant les êtres les plus heureux que j'ai vus, c'était des solitaires.
Si la justice est parfois si lente à être rendue, c'est que bien souvent les magistrats, ne sachant pas quoi en faire, hésitent entre la rendre ou la garder pour eux.
Un amour qui se meurt, c'est encore de l'amour rien de plus. Dans l'amour, la vie et la mort ne font plus qu'un.
Il en est des médecins comme des avocats. La seule différence c'est que l'avocat se contente de vous voler alors que le médecin vous vole et vous tue par la même occasion.
Le voyage pour moi, ce n'est pas arriver, c'est partir. C'est l'imprévu de la prochaine escale, c'est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c'est demain, éternellement demain.
La grande supercherie de l'histoire, c'est d'avoir fait croire aux hommes que les femmes n'avaient pas encore le pouvoir.
La ponctuation c'est le sel de la phrase.
Prenez garde de ne pas perdre vos quarante dernières années à être le conservateur de vos cinquante premières. Faire du sur place, c'est revenir en arrière.
L'avantage de draguer des filles différentes, c'est qu'on peut leur dire toujours la même chose.
Le Japon est un espace de signes très sensuel et très esthétique, une leçon d'élégance dans la sensualité, c'est ce qui m'a touché au Japon...
L'amour, c'est l'amour absolu, la joie pure et solitaire, c'est celui qui me brûle.
J'ai des moments de nettoyage sporadiques de TOC dans la maison. Mais ensuite je deviens paresseux et je suis guéri. C'est un trait de personnalité très incohérent.
Les révolutions ont un besoin de liberté, c'est leur but, et un besoin d'autorité, c'est leur moyen.
Je suis un gaucher contrariant. C'est plus fort que moi. Il faut que j'emmerde les droitiers.
Les politiques eux-mêmes pensent comme nous de la politique ; ils sont les premiers à l'estimer ce qu'elle vaut ; c'est-à-dire à la mépriser.
La meilleur façon de se conduire avec un femme, c'est de lui faire l'amour si elle est belle, et de le faire avec une autre si elle est laide.