Exister, c'est insister.
Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun.
Le bien, nous le faisons ; le mal, c'est la Fortune ; On a toujours raison, le destin toujours tort.
Dire que la vie c'est ça, c'est pour ça qu'on s'habille, et qu'on se fait belle, et tous les romans sont écrits sur ça, et on y pense tout le temps, et finalement, on s'en va dans une chambre avec un type qui vous étouffe à moitié et qui vous mouille le v
Encore une fois, penser à soi avec abstraction des choses naturelles, c'est ne penser à rien.
L'amour, c'est parfois si intense, si fulgurant, presque douloureux, que nous ne pouvons le vivre que pendant quelques instants rares et privilégiés. Tenter de les prolonger, quelle erreur.
Le seul remède à la folie, c'est l'innocence des faits.
Celui qui lit trop ne comprend rien ; les livres l'empêchent de vivre au lieu de lui apprendre à bien vivre. Mais l'homme d'un seul livre : c'est un ignorant.
Renoncer à ce qu'on ne connaît pas encore, c'est s'exposer à désirer ardemment, par la suite, ce qu'il nous est défendu de connaître.
Qu'est-ce qu'un ami ? C'est un mot qui n'a point de signification.
C'est un mauvais travail que celui qu'on fait pour n'avoir plus à travailler.
Un boomerang, c'est un bâton qui a le mal du pays.
Les mecs qui disent : "Je fume deux paquets par jour", il ne faut pas qu'ils s'étonnent d'être mal. C'est les cigarettes qu'il faut fumer, les mecs !
Faire l'amour, en soi, ne libère pas les femmes. La question, c'est de savoir de quelle sexualité les femmes doivent se libérer pour la vivre bien.
La plus belle surprise que l'on puisse faire à sa femme pour son anniversaire, c'est de s'en souvenir.
Moi je ris doucement comme on rit aux enterrements, en me disant qu'au fond mourir, c'est ne plus s'arrêter de rire.
Agir sans penser, c'est tirer sans viser.
Pleurer sa mère, c'est pleurer son enfance.
L'histoire, c'est un conte de faits...
Je croyais qu'un savant c'était toujours un homme qui cherche une vérité, alors que c'est souvent un homme qui vise une place.
L'homme est plus intéressant que les hommes ; c'est lui et non pas eux que Dieu a fait à son image. Chacun est plus précieux que tous.
Lorsqu'à vingt ans, un jeune homme n'a rien dans le ventre, il ne faut pas désespérer de lui. Pour une jeune fille, c'est tout le contraire.
La mort, c'est le regard des vivants.
Je suis terrorisé par le cancer. Je trouve que c'est un truc qui rode dans la société.
C'est d'ordinaire une besogne épineuse : on néglige ce qui précède et ce qui suit l'endroit qu'on cite, et on s'expose à mille querelles.
Pour lutter contre le mal de mer, sucez une noix de muscade (sans l'avaler, c'est toxique). Si vous n'avez pas de noix de muscade, allez-y en bicyclette.
Le courage nourrit les guerres, mais c'est la peur qui les fait naître.
Les grandes joies ne sont pas les plus importantes ; ce qui compte c'est de savourer les petites.
La lucidité ramène au rêve. Notre défaut, mon vieux, c'est de toujours revenir au rêve, c'est-à-dire au point de départ.
Il faut payer les enseignants. Sinon, c'est les enfants qui payent.
C'est une grande force pour une phrase que le fait de sentir ou de ne pas sentir un homme derrière elle.
Plus on approche de Dieu, plus on est seul. C'est l'infini de la solitude.
Le meilleur arrosage pour la terre, c'est d'abord la sueur de l'homme.
La santé, c'est l'état de grâce caduque qui fait oublier qu'on est depuis notre naissance en péril.
Un baisemain, c'est très bien, mais un diadème en diamant, ça dure toute la vie...
Le pragmatisme, c'est pas interdit quand vous êtes ministre !
Le sport, c'est comme le rock'n'roll. Les deux sont des forces culturelles dominantes, parlent tous deux une langue internationale et sont tous deux des émotions.
Gilles Deleuze disait 'Être de droite, c'est ouvrir sa porte et regarder son palier, son petit palier. Être de gauche, c'est ouvrir sa porte et voir le monde'. Mais moi je n'ai pas cette supériorité intellectuelle. Je m'occupe de mon pallier modestement parce que je veux croquer les humains.
Le devoir de chaque Compagnon, c'est de transmettre.
Je trouve que de ne pas être romantique, c'est ne pas vouloir embellir son quotidien de petits détails qui font toute la différence.
La quantité de venin que ce reptile peut inoculer par une seule morsure peut être gargantuesque. C'est un mot que j'adore « gargantuesque », on a rarement l'occasion de le placer dans une conversation...
Vivre, c'est vieillir, rien de plus.
La jalousie, c'est un manque d'estime pour la personne qu'on aime.
C'est parce qu'il y a un vrai danger, de vrais échecs, une vraie damnation terrestre, que les mots de victoire, de sagesse ou de joie ont un sens.
Regardez Jésus, il prenait des mots simples, et quand ça se compliquait, il faisait des paraboles. C'est ça, un bon animateur télé.
S'excuser, c'est un peu comme essayer de redonner de l'allure à un manteau élimé avec une brosse usée.
C'est plus agréable d'être amoureux d'une femme qu'indifférent à cinq.
Avoir goûté de la pastèque, c'est savoir ce que mangent les anges.
Dix-huit ans. A cet âge, c'est plutôt le bonheur et la tranquillité qui ont tendance à paraître inconciliables...
L'héroïsme, c'est encore la meilleure façon de devenir célèbre quand on n'a pas de talent.