S'il est au monde quelque chose de plus fâcheux que d'être quelqu'un dont on parle, c'est assurément d'être quelqu'un dont on ne parle pas.
Crime et correction ne peuvent pas plus se dissocier que la cause et l'effet. C'est un engrenage d'acier.
Combien mérite de mépris et de haine tout homme qui abuse, pour le malheur du genre humain, du génie et des talents que lui donna la nature !
Quand au fripon se joint le sot, l'honnête homme n'a qu'à croiser les bras. Le sot ligué avec le fripon contre lui-même est une combinaison à laquelle nul ne peut résister.
J'aime le personnage qui me donne une chance de grandir et de faire quelque chose de différent.
Tout le monde connaît, au moins de réputation, le théâtre national de l'Opéra. J'ai eu le regret de constater qu'il n'avait pas changé : pour le passant mal prévenu, ça ressemble toujours à une gare de chemin de fer; une fois entré, c'est à s'y méprendre une salle de bains turcs.
Ah ! Il y a tant de choses entre le ciel et la terre que les poètes sont seuls à avoir rêvées.
La pire maladie dans la vie, c'est la VIE puisque tout le monde en meurt un jour.
Certains veulent garder un évangile si désincarné qu'il ne s'implique pas du tout dans le monde qu'il doit sauver.
Il n'y avait en vérité que deux personnes au monde qu'il aimait ardemment : l'une était son plus grand flatteur et l'autre était lui-même.
Vous passez à autre chose lorsque votre coeur comprend enfin qu'il n'y a pas de retour en arrière.
Un homme peut jouir de toutes les saisons de la vie, mais une femme n'a droit qu'au printemps !
Il y a en tout homme deux êtres : lui-même et l'opinion publique.Formée en lui, avec sa pensée, au temps qu'on l'éduquait, sans cesse rappelée à lui, du dehors et du dedans, elle le pénètre, au point qu'il a bien du mal à discerner ce qu'il resterait de lui, elle disparue.
La terrible chose que de vieillir, passant de tout à presque rien, de la certitude d'être à la confusion qui doute.
Ce sont ces limbes, cette frontière entre le monde du tangible et de l'intangible - qui sont vraiment le royaume de l'artiste.
Il n'y a pas de hasard. Il n'y a que ce qui doit arriver et qui, à cause de nous, arrive ou n'arrive pas.
L'homme a assez de raisons objectives pour s'attacher à la sauvegarde du monde sauvage. Mais la nature ne sera en définitive sauvée que par notre coeur. Elle ne sera préservée que si l'homme lui manifeste un peu d'amour.
Tout le monde mérite de croire qu'il est beau.
Tout homme de race, turc, arabe, noir, chinois, indien, a une dignité. Il sait vivre ; il a son style de vie ; il fait place aux hasards de la vie avec tranquillité, parce qu'il porte en lui de quoi leur répondre.
Il y a une grande différence entre imiter un homme bon et le contrefaire.
A partir de maintenant nous vivons dans un monde où l'homme a marché sur la Lune. Ce n'est pas un miracle; nous avons juste décidé d'y aller.
Ne te laisse pas distraire par les événements extérieurs ! Prend le temps d'apprendre quelque chose de bon et cesse de papillonner !
Rien ne met mieux en évidence la pudeur masculine que de jolies jambes féminines : dès qu'un homme en aperçoit, il baisse les yeux.
On parle toujours du feu de l'enfer, mais personne ne l'a vu. L'enfer, c'est le froid.
Le monde est devenu mortel, cela rend l'humanité plus émouvante.
Quand un homme vaut mieux que ce qu'il possède, il faut qu'il soit bien pauvre.
Le ver mérite d'être dit intelligent, car il agit presque comme le ferait un homme placé dans des circonstances analogues.
C'est l'histoire d'un homme qui tombe d'un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer : « Jusqu'ici tout va bien... Jusqu'ici tout va bien... Jusqu'ici tout va bien. » Mais l'important, c'est pas la chute. C'est l'atterrissage.
Le passé, pour peu qu'on y songe, est chose infiniment plus stable que le présent, aussi paraissait-il d'une conséquence plus grande.
On est responsable de sa propre vie, mais aussi du monde qui se construit autour de vous, car celui-ci ne s'édifie pas indépendamment de la volonté humaine.
Depuis le début je ne pensais qu'à une seule chose : au coronavirus. On aurait dû tout arrêter, c'était une mascarade. La dernière semaine [de campagne avant le premier tour] a été un cauchemar. J'avais peur à chaque meeting. J'ai vécu cette campagne de manière dissociée.