Le comble du poète c'est d'être inspiré sans pour autant avoir de muse !
La poésie est désuète pour ceux qui sont gavés, mais quand le réel est insupportable, elle prend la valeur d'une arme de survie.
Tant qu'il y aura des yeux reflétant les yeux qui les regardent ; tant qu'une lèvre répondra en soupirant à la lèvre qui soupire ; tant que deux âmes pourront se confondre dans un baiser, il y aura de la poésie !
C'est la prose qui donne l'empire à une langue, parce qu'elle est tout usuelle : la poésie n'est qu'un objet de luxe.
Je suis un poète, mais je ne veux pas être un poète pour d'autres. Je dévorerai mes propres poèmes et j'en vivrai.
Rater sa vie, c'est accéder à la poésie - sans le support du talent.
La véritable inspiration suppose du souffle. Ce n'est souvent que du vent.
La poésie a été inventée pour donner un visage honorable à la mort.
Le lecteur de la poésie n'analyse pas, il fait le serment de l'auteur, son proche, de demeurer dans l'intense.
Dieu n'est-il pas le poète suprême en tant qu'il improvise les mondes ?
Le poète est l'homme de la stabilité unilatérale.
La danse est une poésie muette.
Un poète est un rossignol qui, assis dans l'obscurité, chante pour égayer de doux sons sa propre solitude.
La poésie cesse à l'idée. Toute idée la tue.
Pour une femme qui nous inspire quelque chose de bon, il y a en cent qui nous font faire des sottises.
Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer.
En poésie nous avons des droits sur les paroles qui forment et défont l'Univers.
La poésie est cette musique que tout homme porte en soi.
Rien de ce qui est harmonisé par le lien de la Muse ne peut être changé de la sienne à une autre langue sans détruire sa douceur.
Il ne faut pas souffrir de se sentir différent des autres, souvent c'est un privilège. C'est un privilège d'aimer lire et de chercher la poésie partout et en tout, de reconnaître le beau, d'aimer les musées, les émotions, la musique, [...] ► Lire la suite
Qu'est-ce que la poésie ? Une pensée dans une image.
De collection en collection, la même image est présente à mon esprit : celle de Victoire, mannequin sublime et muse merveilleuse.
La vision romantique de notre monde comme un d'éden bienheureux n'est revendiquée que par des gens qui n'ont aucune véritable connaissance de la nature.
La poésie est une plante libre ; elle croit là où on ne la sème pas. Le poète n'est pas autre chose que le botaniste patient qui gravit les montagnes pour aller la cueillir.
La poésie littéraire chez un peintre est quelque chose de spécial, et n'est ni une illustration, ni une traduction de l'écriture par la forme.
Certains diront que la loyauté inspire un espoir sans limite. Et si c'était vrai, il y a un piège. La vraie loyauté prends des années à se construire ; et seulement quelques secondes à être détruite.
Le poète pense en pièces détachées, idées séparées, images formées par contiguïté ; le prosateur s'exprime en développant une succession d'idées qui sont déjà en lui et qui restent logiquement liées.
Je ne fais pas de distinction entre la poésie et la peinture.
La poésie est une union avec tous ou quelques uns, et c'est aussi hélas ! une solitude sans frontière.
Passer sa vie dans l'opposition est pour un homme politique ce que serait pour un poète se condamner à lire et à juger les vers des autres.
Comme la verve du politicien, celle-là parfois mensongère, celle du poète à l'aube printanier inspire de pieux mensonges.