Dieu n'est-il pas le poète suprême en tant qu'il improvise les mondes ?
- Quand tu mets ton oreille contre l'escargot, t'entends le coeur qui bat...- Surtout si l'escargot il a couru !
Une vie de bonheur, n'est-ce pas la chose que tout le monde veut et que personne au monde ne refuse ? Mais où l'a-t-on connue pour la vouloir tant ? Où l'a-t-on vue pour en être si épris ?
Chaque homme est libre d'embrasser et de professer la religion qu'à la lumière de la raison il aura jugé vraie.
Le faux ami n'aime que son propre intérêt, et si la cupidité le lui conseille, il devient ingrat et parjure.
C'est à se demander à quel âge il faut les prendre les femmes si on veut s'assurer la priorité. Le mieux c'est de les adopter à l'âge de deux mois et d'aller les élever au sommet de l'Everest.
On voit ainsi se manifester à la fois la "rage de lire" des femmes et la réprobation de leurs contemporains masculins. L'adolescente qui s'adonne à la lecture de romans - mais la poésie peut être tout aussi pernicieuse - renie son innocence première et se fabrique un paradis artificiel.
Les juifs nous ont donné Jésus-Christ et Karl Marx, et ils se sont payés le luxe de ne suivre ni l'un ni l'autre.
Il est certaine façon d'adorer Dieu qui me fait l'effet d'un blasphème. Il est certaine façon de nier Dieu qui rejoint l'adoration.
Quand un diabétique meurt carbonisé, ne vous étonnez pas si ça sent le caramel !
Nos amis sont si exigeants pour nous qu'ils ont peine à se contenter de notre bonheur.
L'illusion des lâches est de croire qu'avec beaucoup de prudence, on peut échapper à son destin.
Une fois n'est pas coutume : Formule d'absolution à l'usage des bourgeois. Tout va bien si la coutume n'est pas implantée. L'essentiel c'est de ne tuer son père qu'une fois.
La musique fait beaucoup de choses pour beaucoup de gens.
On n'en veut pas tant à un automobiliste de ses entourloupettes sur la route qu'à soi-même de n'en avoir pas eu le premier l'idée...
'Donner' est un mot pour qui il a tant d'aversion, qu'il ne dit jamais : 'Je vous donne' mais 'Je vous prête le bon jour'.
La vraie intégrité c'est faire ce qu'il faut, sachant que personne ne saura si vous l'avez fait ou non.
Le poète n'est pas un jeteur de sorts, c'est une fée qui veut que son Pinocchio devienne chair. Mais en attendant c'est la fée qui meurt, qui trouve une tombe dans un mauvais cimetière, qui respire l'air de la terre [...] â–º Lire la suite
Je suis déterministe. En tant que tel, je ne crois pas au libre arbitre. Les Juifs croient au libre arbitre. Ils croient que l'homme façonne sa propre vie. Je rejette cette doctrine philosophiquement. À cet égard, je ne suis pas juif.
Il y a des moments où on écrit parce qu'on pense participer à un combat. Cela a été le cas dans les débuts de ma carrière d'écrivain. Puis, peu à peu, se dégage finalement la vérité, une vérité plus nue, [...] â–º Lire la suite
Je n'ai aucun regret sur ma vie. Les gens demandent : " Si c'était à refaire, le feriez-vous différemment ? "Non.
Des esprits superficiels ont accusé la concurrence d'introduire l'antagonisme parmi les hommes. Cela est vrai et inévitable tant qu'on ne les considère que dans leur qualité de producteurs ; mais placez-vous au point de vue de la consommation, et vous [...] â–º Lire la suite
La recherche de Dieu est un exercice inutile : à rien ne sert de chercher où il n'y a pas. On ne récolte pas sans avoir semé. Dieu n'existe pas, vous ne l'avez pas encore créé.
A propos du sport professionnel : tant et aussi longtemps que l'opium moderne du peuple fera planer, on se bousculera pour en acheter. Et les vendeurs riront jusqu'à la banque.
La science est une chose merveilleuse... tant qu'il ne faut pas en vivre !
Je suis d'avis de garder le silence, de ne pas parler si vous n'avez rien à dire.
La poésie est le symbole de la stabilité immuable du monde.
Croire n'est autre que, dans l'obscurité du monde, toucher la main de Dieu et ainsi, dans le silence, écouter la Parole, voir l'Amour.
Quand on n'avait rien à manger à la maison, mon père disait : «â€¯Ce n'est rien, Dieu nous le rendra. » Et il nous l'a rendu au centuple. On n'était pas particulièrement croyants, mais la phrase nous donnait de l'espoir.
J'ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé, couché avec ton fantôme qu'il ne me reste plus peut-être, et pourtant, qu'à être fantôme parmi les fantômes et plus ombre cent fois que l'ombre qui se promène et se promènera allégrement sur le cadran solaire de ta vie.
Je suis une grande croyante, peu importe ce que vous traversez dans la vie, tant que vous pouvez vous ressaisir, vous allez bien.