Tout poète lyrique en vertu de sa nature opère fatalement un retour vers l'Eden perdu.
Ce que nous demandons au cinéma, c'est l'impossible, c'est l'inattendu, le rêve, la surprise, le lyrisme qui effacent les bassesses dans les âmes et les précipitent enthousiastes aux barricades et dans les aventures ; ce que nous demandons au cinéma, c'est ce que l'amour et la vie nous refusent, c'est le mystère, c'est le miracle.
D'ailleurs, parce que le vent, comme on dit, n'est pas à la poésie, ce n'est pas un motif pour que la poésie ne prenne pas son envol. Tout au contraire des vaisseaux, les oiseaux ne volent bien que contre le vent. Or la poésie tient de l'oiseau.
Si la poésie se comprenait, elle deviendrait la philosophie et disparaîtrait.
La seule signature au bas de la vie blanche, c'est la poésie qui la dessine.
L'alchimie est à mi-chemin entre la poésie et les mathématiques, entre le monde du symbole et celui du nombre.
La poésie est le symbole de la stabilité immuable du monde.
La véritable poésie est faite d'impressions fugitives.
Le souvenir est poésie, et la poésie n'est autre que souvenir.
Il y a tellement de poésie autour de l'ivresse. Je crois que c'est parce que ça à voir avec la liberté.