Tout poète lyrique en vertu de sa nature opère fatalement un retour vers l'Eden perdu.
Dans le passé nous nous sommes créés à travers la comédie de la tragédie humaine, maintenant il se peut que nous nous anéantissions dans la tragédie de la comédie humaine.
Ce n'est pas le mot qui fait la poésie mais la poésie qui illustre le mot.
L'opposition de la poésie et des grands événements de notre temps, c'est peut-être le combat de la graine et du tonnerre.
La poésie est à la vie ce qu'est le feu au bois. Elle en émane et la transforme.
Dans un roman, on est porté par le récit. Le roman est situé dans le temps d'une lecture. Un poème est toujours "maintenant".
La conscience a été donnée à l'homme pour transformer la tragédie de la vie en une comédie.
La poésie est aussi réflexion sur le sens puisque c'est l'écoute des intuitions, des pensées, des valeurs qui affleure le poème.
La poésie est mémoire, mémoire de l'intensité perdue.
La tragédie de la vie est que nous vieillissons trop tôt et que nous devenons sages trop tard.