Le poète pense en pièces détachées, idées séparées, images formées par contiguïté ; le prosateur s'exprime en développant une succession d'idées qui sont déjà en lui et qui restent logiquement liées.
La vérité est par nature évidente. Dès que vous enlevez les toiles d'araignée de l'ignorance qui l'entourent, elle brille clairement.
La véritable intelligence ne connaît pas l'admiration, elle prend connaissance, elle respecte, elle estime, c'est tout.
Je pense que le football brésilien est l'un des meilleurs au monde. Il l'est toujours et lutte toujours pour cela. Nous avons des joueurs talentueux qui peuvent mener le Brésil au sommet.
Tout être humain a le droit d'être en contradiction avec lui même.
Je pense que quiconque franchit un certain plafond doit renvoyer l'ascenseur et donner un ascenseur utile.
Pour bien aimer une vivante, il faut l'aimer comme si elle devait mourir demain.
Qui parle peu est lui-même et naturel.
Je pense que tout ce qui a des privilèges a une responsabilité et toutes les personnes qui sont claires sur leur responsabilité ont un compromis.
Sacré pétasse. La moitié de sa vie elle s'habille et l'autre moitié madame de déshabille.
La vraie poésie ne veut rien dire, elle ne fait que révéler les possibles.
Il faut suivre la foule pour la diriger. Lui tout céder pour tout lui reprendre.
L'homme a la conscience d'être Dieu, et il a raison, puisque Dieu est en lui. Il a conscience d'être un cochon et il a également raison parce que le cochon est en lui. Mais il se trompe cruellement quand il prend le cochon pour un Dieu.
La simplicité possède des dimensions qui vont au-delà du purement esthétique : elle peut être le reflet de qualité innée, intérieure, ou la quête d'une compréhension philosophique ou littéraire de l'harmonie, de la raison et de la vérité.
Le bon sens ne calcule pas, ni n'ordonne, mais pense l'invisible.
Notre conscience est un juge infaillible quand nous ne l'avons pas encore assassinée.
Le jour où la fiancée marche vers l'autel est le jour où commence pour elle le deuil d'un sombre et malheureux avenir.
La femme moderne a un pied dans le XIXe siècle, un pied dans le XXe. Elle a deux faces comme Janus et se trouve perpétuellement divisée entre les deux moitiés de sa personnalité.
La boisson permet, en effet, de confondre l'instant présent avec les meilleurs moments du passé, comme s'ils allaient de pair. Elle permet même d'y confondre aussi l'avenir, comme si ces instants merveilleux étaient sur le point de se reproduire.
Je pense qu'il est important de pouvoir rouler avec les coups de poing et profiter de chaque minute.
L'enfance sait ce qu'elle veut. Elle veut sortir de l'enfance.
Les nombres ont-ils un mode d'existence en dehors de la tête de celui qui les pense ?
La difficulté est grande de rendre savant celui qui ne fait rien ; parce que son ignorance lui fait croire qu'il en fait plus que celui qui entreprend de l'instruire.
Sur la scène du texte, pas de rampe : il n'y a pas derrière le texte quelqu'un d'actif et devant lui quelqu'un de passif; il n'y a pas un sujet et un objet.
Il n'y a rien comme un étalage de livres pour prendre conscience de la brièveté de la vie.
La vie coule... On ne la sent pas. Elle glisse sur nous ; on se retourne : elle n'est plus là.
Ainsi va la vie. Vous la possédez, elle vous possède, elle vous quitte.
Tout homme rêve d'être Dieu.
Protéger la jeunesse contre l'attraction du monde extérieur, mobiliser les cadres autour des valeurs soviétiques, c'est cela la tâche de l'intelligentsia. Si les écrivains, dont le prestige est grand en URSS, se détournent des ces tâches, s'affichent comme des représentants des modes ou des idées occidentales, c'est l'ensemble des convictions soviétiques qui en sera affaibli.
Je voudrais inventer un blues blanc. Je voudrais chanter un blues blanc. Comme ça pour sourire, pour la blonde. Je voudrais dire à ma blonde que même quand je ne suis pas là, quand je suis de l'autre côté de [...] â–º Lire la suite
L'ironie ne dessèche pas, elle lutte contre les mauvaises herbes.