C'est en faisant confiance aux possibilités des acteurs de générer des sens beaucoup plus larges que l'on peut avoir une maîtrise de l'espace qui ne soit pas rétrécissante.
Un élève, c'est une personne qui répond à des platitudes par des platitudes.
Les gens mariés vieillissent plus vite que les célibataires ; c'est l'histoire de la goutte d'eau qui, tombant sans relâche à la même place, finit par creuser le granit le plus dur.
Voyez-vous, Pasquier, il n'y a pas de bon régime politique. Tous ont leurs vices et leurs inconvénients. Le meilleur, à mon sens, ou plutôt le moins mauvais, c'est celui qui gêne le moins l'individu, celui qui laisse l'individu libre d'exercer avec fruit ses vertus cardinales.
La vie est agréable. La mort est paisible. C'est la transition qui est gênante.
Monsieur, dans les affaires la première qualité c'est la discrétion. Surtout pour ces affaires-là.
Penser à ça, tout le temps, à l'héritage, à ce qu'on va laisser aux gosses, c'est très compliqué.
Si je m'habille en noir, c'est pour les pauvres et les laissés-pour-compte.
Choisir ! C'est l'éclair de l'intelligence. Hésitez-vous ? Tout est dit, vous vous trompez.
Je ne sais si elle a été vertueuse, mais elle a toujours été laide, et, en fait de vertu, la laideur, c'est la moitié du chemin.
Le côté honteux de l'écriture c'est lorsque le succès ne vient pas la couronner. Le succès n'est rien que la permission de continuer.
La joie intense : se recueillir et se taire. Parler, c'est disperser.
La langue est une prison. La posséder, c'est l'agrandir un peu.
Se souvenir, c'est prouver qu'on est deux.
Transgresser, c'est progresser.
Un uniforme ? C'est un avant-projet de cercueil.
Comment les choses sont devenues ce qu'elles sont, c'est cela l'Histoire. C'est également les possibles qui n'ont pas été réalisés, les chemins qui s'ouvraient et qui n'ont pas été empruntés...
La mort de l'autre, c'est ça : ce mur, ce sens interdit contre lequel on se cogne tous les jours.
S'engager, c'est d'abord tenter de s'adresser aux autres.
Se tenir par les épaules, c'est agréable, mais si tu laisses tomber, l'autre s'en va tout seul.
Changer les choses de place c'est le travail des hommes. Il faut choisir de faire cela ou rien.
L'intérieur de l'être humain n'est pas seulement un organisme qui travail pour nous garder en vie, c'est tout un monde plein d'histoires, de souvenirs, de joies, de peines où la raison et la passion forment un humain équilibré, bien organisé ou un humain détruit qui ne cesse de se rabaisser.
- Ah ça, c'est un détecteur de connerie. Allez-y ! - Eh... Allez-y quoi ? - Ben dites une connerie. Allez ! - Mais ça vient pas comme ça hein ! ... C'est beau la vie. [bip bip bip bip]
Et c'est pour ça que les hommes sont mieux payés que les femmes ?
La foi transporte les montagnes. C'est vrai. La raison les laisse où elles sont. C'est mieux.
Pour que la loi du progrès existât, il faudrait que chacun voulût la créer ; c'est-à-dire que, quand tous les individus s'appliqueront à progresser, alors, l'humanité sera en progrès.
La mode, c'est la recherche d'un ridicule nouveau.
L'important dans la recherche, c'est l'imprévisible.
C'est peut-être cela le Purgatoire, une solitude éternelle.
Ce n'est pas tant l'argent gagné qui compte : mais la somme de lâchetés, de renoncements et de trahisons de soi-même qu'on a dû accomplir pour parvenir à l'empocher. C'est ça l'argent cher.
La meilleur preuve que les Français se lavent peu, c'est qu'ils paraissent beaucoup plus propres le dimanche !
Penser la violence comme une exception, comme une anecdote, c'est une erreur totale.
Un moustique dure une journée, une rose trois jours. Un chat dure treize ans, l'amour trois. C'est comme ça. Il y a d'abord une année de passion, puis une année de tendresse et enfin une année d'ennui.
Une personne, c'est une masse de chair et de cervelle qui constitue une porte béante.
La femme c'est une fleur, faut la garder dans l'évier comme dans un vase...
Le temps, c'est le besoin d'argent qui nous le vole.
Le parfum est si intime pour beaucoup de femmes - c'est votre essence, votre identité.
Ce n'est pas tellement un problème de reconnaissance du chanteur. Au bout de cinquante ans de carrière, je n'en suis plus là. C'est plutôt le manque de reconnaissance à l'homme qui me chagrine.
Avoir les mains dans le cambouis, créer des nouveaux formats, et me battre pour les installer. C'est dans cet inconfort-là que je me sens heureuse.
C'est déjà assez triste de n'avoir rien à dire. Si, en plus, il fallait se taire !
Rêver, c'est dormir avec des illustrations dans le texte.
Le plus grand témoignage d'amour qu'on puisse donner à un mort, c'est de n'y pouvoir plus penser.
Le bonheur ne vient pas des personnes qui nous entourent ou de la chance qui nous favorise ; le bonheur c'est une disposition de notre coeur à bien faire, le bonheur c'est de rendre les autres bons ou meilleurs.
Les camps de camping, c'est quelque chose ! C'est un truc qui pue, qui coûte cher, où les gens s'entassent par plaisir et que si demain ils étaient obligés d'y aller, ils gueuleraient comme jamais !
Partout dans le monde une femme ne doit pas quitter le lit de son mari même si le mari injurie, frappe et menace la femme. Elle a toujours tort. C'est ça qu'on appelle les droits de la femme.
Une mise en scène c'est comme une maison qu'on construit. On doit s'intéresser à toutes les parties de l'édifice.
Les beaux-arts, c'est ce qui ressemble le plus aux mythes de la création ; à la main du démiurge qui, de la matière, extrait les formes, les anime, recrée la vie.
Un livre c'est la naissance d'un voyage, le tracé d'un itinéraire.
C'est un esprit étroit qui ne peut pas regarder un sujet de différents points de vue.
L'hommage des amis, c'est la fidélité.