L'amour, c'est comme de la fumée de cigarette : ça entre bleu et ça sort gris.
La guerre n'est pas une maladie... C'est un mal insupportable parce qu'il vient aux hommes par les hommes.
C'est déjà assez triste de n'avoir rien à dire. Si, en plus, il fallait se taire !
C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité de vivre, de sa joie. Sans les gestes, c'est la pudeur qui disparaît, la transparence qui s'installe.
Dans chacun de nous il y a un peu de tous les autres ; c'est ça qui est intolérable. On ne peut pas être vraiment soi.
Enseigner un méchant, c'est mettre le sabre à la main d'un assassin.
Se marier c'est le destin, Se pendre aussi.
La formule nouvelle du roman, c'est de ne pas faire de roman.
Il faut être jeune. Être vieux, c'est ridicule et le ridicule, c'est mal.
Si on peut maintenant garantir la filiation entre parents et enfants, rien qu'à partir de la salive, l'expression "c'est son portrait tout craché" n'a jamais eu autant de sens !
Le beau geste, c'est celui qui est si absolument juste, si précis, si parfait, qu'on le croit facile, oubliant la somme de pratique, de connaissance et d'intuition dont il est le signe.
C'est un esprit étroit qui ne peut pas regarder un sujet de différents points de vue.
Changer les choses de place c'est le travail des hommes. Il faut choisir de faire cela ou rien.
Des gens m'ont dit que mon âge ne me permet pas d'exceller, c'est pour cela je suis disponible et persévèrent pour gagner le défi que j'ai tracé. La persévérance.
Le bonheur, c'est être en paix, être avec des êtres chers, être à l'aise... mais surtout, c'est avoir ces êtres chers.
Le problème de la gauche, c'est qu'elle a tendance à ne s'adresser qu'à ceux qui sont déjà d'accord avec elle.
L'amour, c'est la dépendance de l'indépendance.
L'amour est un mot qu'il faut se garder de prononcer. Ce qui compte, c'est la réalité.
Sans doute l'homme ne mérite-t-il d'être intégralement ni un objet d'amour ni un objet de haine pour l'homme. Bien connaître quelqu'un, c'est l'avoir tour à tour aimé et haï. Aimer et haïr, ce n'est qu'éprouver avec passion l'être d'un être.
Je continue à croire que ce monde n'a pas de sens supérieur. Mais je sais que quelque chose en lui a du sens et c'est l'homme, parce qu'il est le seul être à exiger d'en avoir.
Lire à deux, c'est quand même mieux, que de regarder la télévision.
La patrie c'est la terre, et non le sang.
C'est souvent à cause d'un souvenir particulièrement mortifiant que l'on cherche davantage le pardon que l'amour.
Découvrir une ville, c'est comme découvrir une femme, cette oasis de la vie. Il y faut du temps.
C'est le langage qui divise.
En radio, le seul lien ténu, précis, permanent, entre celui qui parle dans le micro et celui qui l'écoute, c'est le filet de la voix et de la musique, qui coule.
La différence entre le peuple et le public, c'est que le public paye... Mais à l'usage, on s'aperçoit qu'un billet de théâtre est souvent moins coûteux qu'un bulletin de vote.
La différence entre un artiste et une paire de chaussures, c'est que l'artiste doit pouvoir partir avant de lasser, tandis que les chaussures, il vaut mieux les lacer avant de partir.
Voyez-vous, Pasquier, il n'y a pas de bon régime politique. Tous ont leurs vices et leurs inconvénients. Le meilleur, à mon sens, ou plutôt le moins mauvais, c'est celui qui gêne le moins l'individu, celui qui laisse l'individu libre d'exercer avec fruit ses vertus cardinales.
L'obscénité de la guerre, c'est l'inévitable complicité qu'elle finit par tisser entre des ennemis qui croient n'avoir rien en commun et se ressemblent de plus en plus.
La vie change et c'est cool. Vieillir est incroyable, je pense.
Le maître-mot dans cet univers, c'est amour.
La vente en ligne de lunettes, c'est un flop.
Ce qui complique tout, c'est que ce qui n'existe pas s'acharne à faire croire le contraire.
Nos premiers maîtres de philosophie sont nos pieds, nos mains, nos yeux. Substituer des livres à tout cela, ce n'est pas nous apprendre à raisonner, c'est nous apprendre à nous servir de la raison d'autrui.
Le bonheur du moment, c'est ne pas vouloir être quelqu'un d'autre, ailleurs, à un autre moment.
Si Dieu apparaît le plus souvent aux femmes, c'est qu'il tient à leur faire part d'un mystère qu'il veut rendre public.
Les riches mangent peu, c'est pourquoi ils se sentent bien dans leur peau.
Qu'est-ce que donc que le chaos ? C'est l'ordre qui a été bouleversé lors de la création du monde.
Si un philosophe n'est pas un homme, c'est tout ce qu'on veut, sauf un philosophe.
La sincérité, c'est le projecteur sous lequel on prend des poses. La franchise, c'est l'éclair de flash qui fixe la vérité d'un instant sans prétention d'en faire un tableau.
La naissance d'une pièce, c'est comme une petite explosion atomique.
Si les hommes savaient ce qui les guette, jusqu'au plus humble d'entre eux... ils défailleraient, ils se couvriraient la tête et mordraient leur manteau pour s'empêcher de crier. C'est leur bénédiction et leur malédiction de ne pas savoir.
Finalement quand on aime ce n'est pas de l'aveuglement, c'est du masochisme.
Soyez content de votre sort, ami, c'est là la sagesse.
Avez-vous remarqué que, lorsqu'on dit à une femme qu'elle est jolie, elle croit toujours que c'est vrai ?
La vie c'est moins bien que la télé, parce qu'on ne peut pas changer de chaîne.
La seule différence entre un sage et un imbécile, c'est que le sage a tendance à commettre des erreurs beaucoup plus graves, parce que personne ne confie des décisions importantes à un imbécile.
Le style n'est pas une chose qui résulte d'une opération consciente : c'est une chose qui se dégage d'elle-même.
Ecrire, c'est flotter dans le vide.