L'écrivain est un maître. Pour l'oeuvre, il a choisi de TOUT risquer. D'où la haine des esclaves : ceux qui, à l'Ïuvre, ont renoncé. Ils sont passés à côté des choses, c'est-à-dire de la mort.
À partir du moment où l'on décide de se lancer dans une histoire d'amour, il ne faut pas craindre les blessures, les fragilités qu'entraîne toute passion et l'idée de la perte de l'autre, qui peut survenir à chaque instant.
Ce n'est plus souvent que la perte des choses qui en enseigne la valeur.
Beaucoup n'ont pas vécu leur vie, espérant s'en tirer avec la mort d'autrui.
Qui tire l'épée de la haine la dirige contre sa propre tête.
Si la haine répond à la haine, comment la haine finira-t-elle ?
Qu'un écrivain déclare, comme la chose la plus naturelle du monde, qu'il préfère le commerce charnel des très jeunes personnes aux turpitudes classiques de ses contemporains, et il n'en faut pas plus - en pleine société permissive - pour le faire passer pour le Diable dans le Landerneau parisien.
C'est la majorité ! Laquelle d'abord ? Celle qui croyait que la terre était plate ? Celle qui veut rétablir la peine de mort ? ... Celle qui se met une plume dans le cul parce que c'est la mode ? Laquelle exactement ?
Le regard est le fruit le plus lourd et secret Que la chose ait mûri en son été aveugle Toute beauté n'étant qu'une attente comblée Après laquelle la seule mort est désirable.
Qui ne craint point la mort ne craint point les menaces.
Est-ce qu'il n'y a pas un danger de placer le plus important de sa vie après la mort ?
Un écrivain véritable c'est quelqu'un ou quelqu'une dont l'écriture est un cocktail explosif, dont chaque mot est un siège éjectable pour le regard, et qui respire avec des accents graves, aigus ou circonflexes.
La mort n'est pas une excuse.
Comme une journée bien remplie nous donne un bon sommeil, une vie bien vécue nous mène à une mort paisible.
La peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la souffrance.
L'amour et la haine dépassent toujours les bornes.
Pour qu'un châtiment produise l'effet voulu, il suffit qu'il surpasse l'avantage résultat du délit ; encore faut-il faire entrer en ligne de compte la certitude de la punition et la perte du profit escompté. Tout ce qui va plus loin est superflu et porte la marque de la tyrannie.
Le buffle laisse sa peau en mourant, l'homme mort laisse sa réputation.
La mort ne vous concerne ni mort ni vif : vif parce que vous êtes ; mort parce que vous n'êtes plus.
La mort ne peut être pensée puisqu'elle est absence de pensée. Il faut donc vivre comme si nous étions éternels. Ce qui, pour chacun de nous, mais pour lui seul, est vrai.
Le découragement est la mort morale.
La crainte de la mort fait oublier tous les maux, et toutes les incommodités de la vie.
Les obsédés de la mort sont les ratés de l'amour physique.
La mort est une fin en soi.
Mieux vaut être lâche une minute que mort tout le reste de la vie.
L'existence n'est qu'un éternel tribunal nous condamnant à la pénible sentence du supplice inextinguible, immuable et impérissable qu'est la vie.
Faire de la peinture, ou de la littérature, ce serait donc bien apprendre à mourir, trouver le moyen de ne pas mourir dans la sottise de cette mort que les autres avaient en réserve pour nous et qui ne nous convient nullement.
La cruauté envers les animaux peut devenir violence envers les hommes.
La mort est bien lourde pour celui qui meurt trop connu des autres mais inconnu de lui-même.
Courage... la mort fait moins mal qu'on le croit.
La légèreté naît du poids et le poids de la légèreté; chacun paie le bénéfice qu'il tire de sa vocation, chacun s'use à la mesure du mouvement qui l'anime. Et chacun meurt à tout instant. Toutes les forces se détruisent [...] ► Lire la suite