L'écrivain est un maître. Pour l'oeuvre, il a choisi de TOUT risquer. D'où la haine des esclaves : ceux qui, à l'Ïuvre, ont renoncé. Ils sont passés à côté des choses, c'est-à-dire de la mort.
Il n'y a point de maître d'armes mélancolique.
Le mot donne à la pensée son existence la plus haute et la plus noble.
On dit d'un homme seul qu'il n'apprécie pas la vie en société. C'est comme dire qu'il déteste la randonnée parce qu'il n'aime pas marcher dans une forêt épaisse par une nuit noire.
Un acteur ne peut pas dire non, c'est contre son travail. S'il veut le rôle, il doit dire oui.
Il sied plus mal à un ministre de dire des sottises que d'en faire.
L'accusation a le culot d'émaner de ceux-là mêmes qui, justement, n'ont pas la moindre légitimité à revendiquer une autorité sur ces sujets dont ils ne connaissent pour ainsi dire rien, et sur lesquels ils ne faon même pas l'effort de se documenter sérieusement.
Le mot "chien" n'a jamais mordu personne.
Judas aurait pu devenir un saint, le patron de nous tous qui ne cessons de trahir.
Un homme qui n'est choisi que pour remplacer un mort n'est-il pas voué à la mort par l'exigence du rôle même ?
La douceur est une énigme. Incluse dans un double mouvement d'accueil et de don, elle apparaît à la lisière des passages que naissance et mort signent.
On entend par "chef d'oeuvre", en matière littéraire, un ensemble de vers ou de lignes dont on ne conçoit pas qu'un seul mot puisse être remplacé par un autre.
On exagère toujours dès qu'on veut dire la vérité.
Un mot qui vient bien, ça peut tuer ou humilier, sans qu'on se salisse les mains.
Tous ceux qui veulent dire une vérité avant son heure risquent de se retrouver hérétiques.
Une misérable vie vaut mieux qu'une belle mort !
Vous vous plaisez à dire que je vous mets sous clef. Non, je vous mets sous verre.
Il ne faut surtout pas adorer un homme ; surtout pas le lui dire ! Ils deviennent tous intolérables, inutilisables, quand ils l'apprennent.
La mort est la solution à tous les problèmes. Pas d'homme, pas de problème.
Le viol est comme une mort inoculée aux femmes un jour de violence. Elle coexiste avec leur vie en une sorte de parallélisme angoissant.
Si la mort paraît effroyable aux riches, elle doit bien consoler les malheureux.
C'est très puissant de dire non. C'est la chose la plus puissante que l'on puisse dire."
La discipline n'est pour ainsi dire que l'art d'inspirer aux soldats plus de peur de leurs officiers que des ennemis.
Le poste où l'on s'est soi-même placé, dans la pensée qu'il était le meilleur, ou qu'il nous était assigné par un chef, il faut y demeurer et en courir les risques sans tenir compte de la mort ni de rien d'autre sinon du déshonneur.
J'ai tant aimé la vie que j'accepte la mort comme son accomplissement.
On a beau dire, se dire que tout est fini, qu'on peut se passer de ce qui nous a trahi, on revient toujours à ce qui nous fait rêver.
Si féministe, ça veut dire que les humains sont tous égaux, alors oui je suis une salope de féministe.
Ce n'est pas le mot qui fait la poésie mais la poésie qui illustre le mot.
Léopold et Clotilde sont au cimetière de Bagneux. C'est toujours pour eux un apaisement de s'y promener. Ils parlent aux morts et les morts leur parlent à leur manière. Leur fils Lazare et leur ami Marchenoir sont là, et les deux tombes sont cultivées par eux avec amour.
La mort est une valeur invariable alors que la douleur est une variable susceptible de croître indéfiniment.
Je ne cesse de penser à Toi.Toi qui me fait chavirer mon coeur,Toi qui pourrait me faire vivre le bonheur,Toi qui a des yeux à me faire rêver,Toi qui saurait me faire oublier,Toi sur qui je peux compter,Toi qui sait [...] ► Lire la suite