Le plus grand témoignage d'amour qu'on puisse donner à un mort, c'est de n'y pouvoir plus penser.
Le vrai amour peut te rendre aveugle, mais il peut aussi t'ouvrir les yeux.
Il y a des journées où le temps passe si vite que l'on a peine à tout faire, et d'autres où l'on regarde sa montre sans cesse, à croire qu'elle s'est arrêtée.
Ceux qui refusent à penser "vieillesse" vieillissent bien moins vite et plus harmonieusement que ceux pour qui leur date de naissance est une obsession.
Laissez-moi goûter un peu de vie avant beaucoup de mort !
Croire et ne pas croire est également périlleux.
Si on n'a personne pour nous contredire, on finit par croire avoir toujours raison, et on commence à avoir tort !
La consommation de pets-de-nonne ne garantit pas une mort en odeur de sainteté.
La polygamie n'est pas l'expression d'un amour extrême, mais d'un mépris excessif des femmes.
Je me demande si la mort vaut vraiment le coup d'être vécue.
En ultime analyse, toute chose n'est connue que parce que l'on veut croire la connaître.
La mort est une loterie méprisable, ordinaire, illogique, même sur le champ de bataille.
Tombe-t-on en amitié comme on tombe en amour ?
La pudeur est un voile dont on s'habille par amour pour une seule personne devant qui on est impudique.
Aujourd'hui je surveille sur mes mains le relief croissant des veines et la multiplication des petites tâches brunes que l'on peut appeler de leur vieux nom populaire, un peu oublié: "les pâquerettes du cimetière". Je n'éprouve pas de réel plaisir à raconter ça, mais je le reconnais, une profonde et savoureuse amertume.
Il ne faut pas croire au néant, même si c'est la vérité.
On ne peut pas entretenir une relation d'amitié avec une personne qu'on admire.
Quand vous êtes mère, vous n'êtes jamais vraiment seule dans vos pensées. Une mère doit toujours penser à deux fois, une fois pour elle et une fois pour son enfant.
On ne recommence jamais. Recommencer, ce n'est que croire au quotidien des choses, aussi bien dire à l'établissement définitif de soi-même dans sa propre médiocrité.
J'ai travaillé à mon travail,J'ai dormi à mon sommeil,Je suis mort à ma mort,Et maintenant je peux m'en aller.
Autrefois, les écrivains dénués de métier voulaient passer pour en avoir ; aujourd'hui ceux qui en sont farcis veulent nous faire croire qu'ils ne savent même pas ce que c'est. Tel est le progrès.
Vivre sans temps mort et jouir sans entrave.
Le droit de se faire plaisir, la liberté de consommer finiront par menacer de mort les sociétés les plus prometteuses.
C'est ça la vie, penser à rien avec des copains qu'on aime bien.
Mr Vernon, nous acceptons d'avoir sacrifié tout un samedi en retenue parce que vous pensez que nous avons fait un truc mal. C'est vrai c'était mal, mais nous trouvons absurde le sujet de dissertation que vous nous avez donner, « qui [...] ► Lire la suite
Car enfin, que sert-il d'écrire ? N'est-ce pas assez de penser ?
Désillusionnée avant l'âge, je dégueule sur la facilité des sentiment. Ce qu'on nomme l'amour n'est que l'alibi rassurant de l'union d'un pervers et d'une pute, que le voile rose qui couvre la face effrayante de l'inéluctable solitude. L'amour, c'est tout [...] ► Lire la suite
Les guerres passent. Seules les oeuvres de la culture ne passent pas. D'où mon amour de l'art. La musique, l'architecture ne sont-elles pas les forces qui montrent le chemin à l'humanité montante ? Quand j'entends du Wagner, il me semble percevoir le rythme du monde antérieur.
La peine de mort est une peine immorale, ou du moins inutile, parce qu'elle habitue le peuple au spectacle des supplices, et parce qu'elle ne répare rien ; car malheureusement la mort du meurtrier ne rend point la vie à la victime.
A partir du moment où le plaisir des autres nous fait plaisir, les bons sentiments deviennent suspects.
Qui ne sait mettre sa volonté dans les choses, y met au moins un sens : cela revient à croire qu'une volonté s'y trouve déjà.