Ordinairement, c'est le four qui fait la galette : au théâtre, c'est l'inverse.
Celui pour qui le théâtre est la joie de la métamorphose mourra acteur, même dans la cellule d'un couvent.
Noël en août, pâté en croûte.
Faire un film, c'est d'abord raconter une histoire. Cette histoire peut être improbable, mais elle ne devrait jamais être banale. Ce doit être dramatique et humain. Qu'est-ce que le drame, après tout, si ce n'est la vie avec les éléments ternes coupés ?
La tragédie n'est pas que nous soyons seuls, mais que nous ne pouvons pas l'être. Parfois je donnerais n'importe quoi au monde pour ne plus être relié par rien à cet univers d'hommes.
Je ne connais pas vraiment Hollywood, mais vivre à L.A. était très motivant et inspirant. Les lumières, les figurants, leurs visages américains, l'énergie, le Théâtre Orpheum. C'était très inspirant.
Le théâtre est l'érection du phallus universel. Au commencement était le théâtre et le théâtre était désir.
Ceux qui s'appliquent trop aux petites choses deviennent ordinairement incapables des grandes.
Nous avons porté le film de la fête foraine à la salle de théâtre, nous le porterons de la salle de théâtre à la salle à manger.
Le théâtre a charge de représenter les mouvements de l'âme, de l'esprit, du monde, de l'histoire.
La tragédie échauffe l'âme, élève le coeur, peut et doit créer des héros.
Dès que nous naissons, nous pleurons d'être venus sur ce grand théâtre de fous.
L'une des missions du théâtre comme le lieu public où se dit l'intimité de l'acte de l'écriture.
Qu'en un jour, qu'en un lieu, un seul fait accompli,Tienne jusqu'à la fin le théâtre rempli.
Le théâtre sert à créer une dialectique, pour que les gens réfléchissent à leur vie, à son sens : pourquoi est-on là et à quoi cela sert-il ?
Le théâtre fait appel à l'intelligence, au jugement, à la réflexion, à toutes les facultés et les réactions de l'âme par lesquelles le spectateur se distingue du spectacle.
Le théâtre est un grand tableau noir où la craie sert d'éponge et l'éponge de craie.
Côtoyer des femmes mythiques du théâtre forme le goût, donne des exigences.
Le théâtre reste un lieu où on n'expose pas un produit fini mais où le spectateur vit une expérience intime.
Le théâtre est toujours polémique, et l'artiste intolérant.
Le théâtre n'est pas muet comme est le ciné et n'est pas privé du geste comme le roman.
On peut chercher dans Dieu le complice et l'ami qui manquent toujours. Dieu est l'éternel confident dans cette tragédie dont chacun est le héros.
Nous vivont ordinairement plus avec les gens qui nous plaisent qu'avec ceux que nous estimons.
Le théâtre c'est plus de la douleur que du bonheur. C'est cette douleur qui est une joie.
Réussir au théâtre sans la presse, sans les amis, ni les ennemis, sans première ni répétition générale, voilà le rêve.
S'il y a un plat universel, ce n'est pas le hamburger mais bien la pizza, parce qu'elle se limite à une base commune - la pâte - sur laquelle chacun peut disposer, agencer et exprimer sa différence.
Le théâtre permet de provoquer les gens intellectuellement.
Les thèmes de la tragédie sont universels, alors que ceux de la comédie sont plus ancrés dans les cultures.
Le théâtre peut se passer de tout, sauf du poète.
Le théâtre n'est pas la démonstration analytique de notre condition ; il est le chant dithyrambique de nos désirs profonds ou de nos railleries.
Le théâtre est une destination inconnue, mais suffisamment connue pour produire une inquiétude indicible, mais moins effrayante qu'elle ne devrait l'être grâce à la certitude de n'y arriver jamais.