On ne peut pas demander au théâtre d'être ce que la société n'est pas. On a le théâtre qu'on mérite.
Qu'est-ce que c'est qu'un homme de lettres qui n'est pas rehaussé par son caractère, par le mérite de ses amis, et par un peu d'aisance ?
Les directeurs de théâtre ne connaissent plus les voix, et parfois même l'opéra en général, pour jouer leur rôle de garde-fou.
La société pardonne souvent au criminel, jamais elle ne pardonne au rêveur.
Je me définis comme le plus normal et honnête possible. Je ne suis pas un artiste, je suis un artisan. Le mot « travail » n'existe pas dans mon vocabulaire, la comédie est un art de vivre que j'ai toujours pris au sérieux même si je fais joujou, je me déguise...
Il y a deux manières de passionner la foule au théâtre : par le grand et par le vrai. Le grand prend les masses, le vrai saisit l'individu.
Nous avons eu, parmi les malheurs de la France, la création de l'École Nationale d'Administration qui détient le monopole de la formation des hommes politiques.
Au climat de libre exploration créé par la Renaissance, la Contre-Réforme catholique oppose une atmosphère d'étroite surveillance ; tout comme à la" confiance" (fiducia), elle oppose une "piété" qui subordonne les oeuvres à un contrôle ecclésiastique, véritable monopole parental.
En société capitaliste, seuls ceux qui n'ont rien à perdre peuvent gagner.
Le théâtre permet de provoquer les gens intellectuellement.
Il nous appartient de veiller tous ensemble à ce que notre société reste une société dont nous soyons fiers : pas cette société des sans-papiers, des expulsions, des soupçons à l'égard des immigrés, pas cette société où l'on remet en [...] â–º Lire la suite
Il n'y a pas de mérite à être convaincu de quelque chose. Il n'y a pas de démérite à n'être convaincu de rien.
Celui qui possède un vieux chêne à gros glands possède bien plus qu'un arbre : une bibliothèque historique et un fauteuil d'orchestré réservé dans le théâtre de l'évolution.
Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don.
Il faudrait faire du théâtre satirique avec la netteté d'un Beaumarchais et l'abondance d'un Rabelais.
Mais que sert le mérite où manque la fortune ?
Imaginez une société dans laquelle il n'y aurait aucune loi à transgresser. Il est probable qu'on y mourrait rapidement d'ennui.
Une société basée sur l'argent ne peut prétendre à la grandeur ou à la justice.
Un vrai mariage consiste dans la libre union de deux êtres qui associent leurs destinées par leur choix personnel.
Le pouvoir va prenant dans la société une place toujours plus large, que les conjonctures l'invitent à remplir en même temps que son appétit le porte à se gonfler.
Le théâtre ne résout rien.
Notre société se pense et se parle comme société de consommation. Au moins autant qu'elle consomme, elle se consomme en tant que société de consommation, en idée. La publicité est le péan triomphal de cette idée.
La vie est telle une pièce de théâtre, mais sans répétitions. Alors chantez, pleurez, dansez, riez et vivez avant que le rideau ne se ferme et que la pièce ne se termine sans applaudissements.
La vie n'est pas une comédie musicale.
La société ne fait qu'établir une communication entre les hommes du monde : elle est une organisation de la vie en masse.
Une société a tout ce qu'il faut pour éveiller dans les esprits, par la seule action qu'elle exerce sur eux, la sensation du divin ; car elle est à ses membres ce qu'un dieu est à ses fidèles.
On est déjà beaucoup à pas voir le soleil comme des photos dans une pièce rouge, alors on s'associe comme des pièces rouges.
La spécificité de la mystique chrétienne ne consiste pas d'abord à plonger en soi-même, mais à rencontrer l'Esprit de Dieu dans la parole qui nous précède ; elle est rencontre avec le Fils et le Saint-Esprit, et donc entrée en [...] â–º Lire la suite
Le théâtre, c'est le souffleur. D'abord, il n'y a que lui qui sait toute la pièce !
Une pièce de trois sous vaut toujours mieux qu'une larme.
Celui qui s'est marié une fois mérite une couronne de patience, et celui qui s'est marié deux fois une camisole de force.