Un poète, c'est quelqu'un qui met de la dorure sur tout, c'est un compagnon du soleil.
Le poète ne doit avoir qu'un modèle, la nature ; qu'un guide, la vérité.
Le politicien est un acteur contrarié, toujours en quête de bravos ; le poète est un spectateur implacable toujours prêt à siffler.
Le metteur en scène met son silence dans la bouche de l'auteur.
Le poète en mélancolie Pleure de n'être plus enfant.
Si les artistes doivent compter avec l'idée qu'ils sont responsables de ce qui arrive, alors on met en place l'autocensure.
Je suis un poète, mais je ne veux pas être un poète pour d'autres. Je dévorerai mes propres poèmes et j'en vivrai.
Un grand auteur est celui dont on entend et reconnaît la voix dès qu'on ouvre l'un de ses livres. Il a réussi à fondre la parole et l'écriture.
On ne met rien dans son coeur ; on y prend ce qu'on y trouve.
Un père disparu dont le corps n'a pas été retrouvé met longtemps à mourir.
Tout grand écrivain frappe la prose à son effigie.
Si la seule intuition de l'individuel est juste, le fait que des causes du même genre aient des effets du même genre est une proposition difficile à soutenir. Un même corps peut être froid ou chaud, doux ou amer, humide [...] â–º Lire la suite
On ne devient pas un auteur dramatique, on l'est tout de suite ou jamais, comme on est blond ou brun, sans le vouloir.
Tout est sujet ; tout relève de l'art ; tout a droit de cité en poésie (...) le poète est libre.
Qu'un bon peintre figure la fureur d'une bataille, qu'un poète la décrive et qu'elle soit présentée au public sous ces deux formes, et tu verras aussitôt laquelle attirera les spectateurs, où se portera leur attention, laquelle obtiendra le plus de suffrages et plaira davantage.
L'avarice est comme le feu, plus on y met de bois, plus il brûle.
La haine ne met pas fin à la haine. L'amour met fin à la haine.
Pour nous, un poète est un monsieur qui s'efforce de saisir l'eau par poignées. C'est seulement quand il y parvient que le monsieur est un poète.
Laissons l'amour de Dieu à nos poèmes et cachons-le sous notre prose : c'est une façon de le respecter que de le chanter ou de le taire.
Le destin du poète est de finir mangé par les vers.
Dès qu'on entre en politique, on ne sait pas où on met les pieds et l'on risque de perdre la tête.
La célébrité isole, elle met de la distance avec tout le monde. Y compris avec ses propres enfants.
Comment pouvez-vous avoir un animal comme compagnon et un autre pour le lunch ?
Quand le réalisme s'impose comme la vision unique, qu'il brandit comme idéal de représentation la photographie, qu'il fait du roman sa chasse gardée, qu'est-ce qu'il reste à faire au poète ?
Le roman est ce que chaque auteur en fait. Il faut simplement exister - essayer d'exister dans ce qu'on écrit.
La poésie est le miroir brouillé de notre société. Et chaque poète souffle sur ce miroir : son haleine différemment l'embue.
Le poème est enfant conçu au plus obscur de la nuit, à qui le poète a donné sa propre existence, consciente et inconsciente.
Le garde-fou est le voile qui couvre le miroir et qui met l'âme en danger de mort imminente.
La mémoire, c'est comme une valise. On met toujours dedans des choses qui ne servent à rien.
Le poète est passé ; au milieu du silence s'organise un concert, comme un lilas ; une pensée se pense, le monde s'est ouvert.
Le poète est l'homme de la stabilité unilatérale.