Un bon poète n'est pas plus utile à l'Etat qu'un bon joueur de quilles.
Il faut écouter beaucoup et parler peu pour bien agir au gouvernement d'un Etat.
Personne n'accepte la première gifle si elle ne vient pas accompagnée d'un flot merveilleux d'excuses, de promesses, une intensité de ne pas vouloir te perdre, de ne pas envisager de te perdre. Ceux qui peuvent te tuer sont toujours ceux qui tiennent le plus à toi.
Le bon marché revient très cher.
A quoi bon ces amis qui t'entourent ? Tu seras seul en ton tombeau.
La future science du gouvernement devrait s'appeler «la cybernétique».
Plus on marche sur la tête des faibles, plus on est enclin à lécher les bottes des forts.
Avec une crevette on peut pêcher un bon poisson.
Chaque faux pas mène au bon pas.
Ne poursuivez pas toujours vos droits à la rigueur ; ne combattez que quand il vous est utile de vaincre.
Il y a des maladies extravagantes qui consistent à vouloir ce que l'on n'a pas.
Il est bon de traiter l'amitié comme les vins et de se méfier des mélanges.
À vingt ans, on danse au centre du monde. À trente, on erre dans le cercle. À cinquante, on marche sur la circonférence, évitant de regarder vers l'extérieur comme vers l'intérieur. Plus tard, c'est sans importance, privilège des enfants et des vieillards, on est invisible.
L'affection maternelle est un sentiment plus fort que celui de la crainte, et plus profond que celui de l'amour, puisque cette affection l'emporte sur les deux dans le coeur d'une mère.
Le luxe est tout ce dont vous n'avez pas besoin, n'est-ce pas ? Il faut de la nourriture, de l'eau, des vêtements, un abri... mais du bon vin, de la bonne nourriture, de beaux intérieurs, de beaux vêtements ; ce ne sont pas des nécessités, ce sont des luxes.
Un État trop cher en lui-même, ou du fait de ses dépendances, finit par tomber en décadence.
Au collège, ainsi que dans la société, le fort méprise déjà le faible, sans savoir en quoi consiste la véritable force.
En rendant à la circulation des écrits enfouis dans des recueils depuis longtemps oubliés, cet appendice pourra faciliter l'initiative positiviste des esprits disposés à suivre ponctuellement la même marche que moi.
Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée : car chacun pense en être bien pourvu.
Une minute vient toujours où le bon Dieu, qui est un brave homme, se met avec les honnêtes gens.
Les demi-teintes, c'est bon pour les traîtres.
Il n'y a pas de gouffre dont vous ne pouvez pas sortir à condition de faire le bon effort au bon moment... faites la prochaine chose avec diligence et dévotion.
Il y a des gens qui craignent si fort l'ennui que la seule crainte de l'éprouver en devient un ennui.
Il faut prendre l'argent là où il se trouve, c'est-à-dire chez les pauvres. Bon d'accord, ils n'ont pas beaucoup d'argent, mais il y a beaucoup de pauvres.
Le goût n'est rien qu'un bon sens délicat, Et le génie est la raison sublime.
Invoquez, priez, ce mois va vite s'écouler - Se cache en lui un trésor qu'il ne faut pour rien manquer - Une nuit qui vaut mille mois, il faut l'a chercher - Une aubaine unique pour tous ensemble le glorifier.
Il est bon d'avoir à soi quelque chose pour le donner.
À bon entendeur, peu de paroles.
Quand un gouvernement en est venu à traiter la chose publique comme la sienne propre et que sa ruse et ses violences ne servent plus à couvrir ses méfaits, il est temps qu'il soit renversé.
Le ralliement de la gauche à la logique du marché et à la mystique de la croissance l'a conduite à croire que l'avènement d'une société plus juste exigeait que les sociétaires soient arrachés à leurs appartenances traditionnelles, qui font obstacle [...] â–º Lire la suite
La chose la plus révolutionnaire que l'on puisse faire est de proclamer haut et fort ce qui se passe.