Vouloir définir chaque mot, c'est fermer la porte à la vérité.
Etre parent, c'est vouloir à la fois câliner et étrangler son enfant.
Les voix ont un pouvoir étrange sur les mots. Une seule intonation sur une syllabe et tout change.
C'est quand même étrange cette manie que nous avons tous de vouloir rompre en douceur alors que rien n'est plus violent qu'une rupture qui se déroule en douceur.
Ceux qui ne sont pas prêts à tenir un discours critique sur le capitalisme devraient se taire sur le fascisme.
La mort et la vie sont au pouvoir de la langue et c'est à la parole que l'on reconnaît la sagesse.
Tout captif porte dans sa main gauche le pouvoir d'anéantir sa servitude.
N'allez jamais vous coucher le soir sans pouvoir dire : j'ai rendu une personne, au moins un peu, plus sage, plus heureuse aujourd'hui.
Aujourd'hui, physiquement, tenir deux heures sur scène, je ne pense pas que je puisse encore le faire... J'avais peur pour ma voix, parce que même ma voix avait changé.
Tout pouvoir qui cultive l'hypocrisie de sa perfection ne tombe pas seulement dans le ridicule et dans les excès de la dévotion à lui-même ; il détruit l'espoir de la nature humaine en la continuité du progrès.
L'homme est une plante qui porte des pensées, comme un rosier porte des roses et un pommier des pommes.
Le suicide, ce n'est pas vouloir mourir, c'est vouloir disparaître.
Le secret du pouvoir ? Un vagin puissant et confiant. Les hommes ont peur des vagins.
Les mots ont le pouvoir de détruire ou de soigner ; lorsqu'ils sont justes et généreux, il peuvent changer le monde.
Notre coeur s'emplit tant de plaisir devant la beauté et le bonheur des enfants qu'il en devient trop grand pour tenir dans notre corps.
Malheureusement, à vouloir être partout, le zappeur n'est plus nulle part. Il sonde, saute, A la durée, il préfère le va-et-vient ; à la fidélité, le vagabondage ; à la connaissance, les flashes.
N'utilise pas le pouvoir parce que tu peux le faire, utilise-le lorsque cela s'avère nécessaire.
Avant de pouvoir gagner un match, il faut commencer par ne pas le perdre.
Il n'est pas très facile d'admettre que la force morale possède autant de pouvoir et de vertu que le coup de poing; et que la maîtrise de soi qui refuse la riposte requiert plus de volonté et de courage que le réflexe automatique de rendre coup pour coup.
Les cercueils fermés gardent les secrets. Le sien est ouvert et expose les vôtres.
J'ai amené le borgne pour me tenir compagnie, il a ouvert son oeil et m'a fait peur.
L'homme en naissant porte en lui des droits sur la portion des fruits de la terre nécessaires à son existence.
Le moindre accident de la vie porte en lui la semence d'un grand événement intérieur.
Presque tous les hommes sont des esclaves pour la même raison que les Spartiates attribuent à la servitude des Perses - le manque de pouvoir pour prononcer la syllabe "Non". Pouvoir prononcer ce mot et vivre seul, sont les seuls moyens de préserver sa liberté et son caractère.
Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi, et cet ennemi devient votre associé.
Et ce faisant, elle soliloquait, fredonnait, riait comme une enfant heureuse qui n'était jamais sortie de l'adolescence frustre et pure et ne deviendrait jamais adulte, en dépit de n'importe quel événement - alors que, la porte franchie, l'Histoire des hommes [...] â–º Lire la suite
J'étais toujours trop mature pour mon âge - et pas très heureuse. Je n'avais pas de jeunes amis. J'aimerais pouvoir revenir à ces jours. Si je ne pouvais que vivre encore, comment je jouerais et apprécierais les autres filles. Quel imbécile j'étais.
Quelle audace, vouloir analyser les hommes, quand on n'ose pas s'analyser soi-même de peur de découvrir que ce qui nous manque est à jamais inaccessible.
Les deux maximes de tout grand courtisan sont : toujours tenir son sérieux et ne jamais tenir sa parole.
Gargouille. Tuyau d'évacuation de l'eau de pluie sur l'avant-toit des constructions médiévales, généralement sous la forme grotesque et caricaturale d'un ennemi personnel de l'architecte ou du propriétaire du bâtiment.
On oublie, en lisant Tolstoï, qu'Anna Karénine porte des robes de 1870 tant elle nous est proche après un siècle et demi.