La mémoire, c'est l'imagination à l'envers.
La pensée d'un homme est avant tout sa nostalgie.
Avoir des dettes, c'est le seul moyen de rester dans la mémoire des classes commerçantes.
La poésie est une poire introuvable quand on a soif.
Cybernétique : l'homme est plus apte à imiter la pensée qu'à imiter la vie.
Le théâtre doit faire de la pensée le pain de la foule.
La poésie c'est le chant intérieur.
La pensée de cette lutte universelle provoque de tristes réflexions, mais nous pouvons nous consoler avec la certitude que la guerre n'est pas incessante dans la nature, que la peur y est inconnue, que la mort est généralement prompte, et que ce sont les êtres vigoureux, sains et heureux qui survivent et se multiplient.
Mon inspiration c'est la femme, l'amitié et la solitude.
La présence des autres est créatrice de violence. Car les autres sont au moins deux : l'un devient rival, l'autre l'objet de la rivalité.
La mémoire et l'habitude sont les fourriers de la mort.
L'homme est de toutes les espèces, celle où l'individu met le plus de temps à se construire : quinze ans pour achever une construction du cerveau et qui restera toute la vie l'objet de réaménagements permanents.
L'optimisme vient de Dieu, le pessimisme est dans le cerveau de l'homme.
La Poésie n'était au premier âge qu'une Théologie allégorique, pour faire entrer au cerveau des hommes grossiers par fables plaisantes et colorées les secrets qu'ils ne pouvaient comprendre.
Le plus souvent la poésie traduit soumission, défaite, veulerie, désarroi.
Les enfants doivent être indulgents envers les grandes personnes.
Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise.
Il existe dans le coeur humain un désir de tout détruire. Détruire c'est affirmer qu'on existe envers et contre tout.
Quand la mémoire va chercher du bois mort, elle ramène le fagot qui lui plaît.
Il y a une douce pensée qui jaillit souvent en moi, parce qu'elle parle de toi.
Se justifier, tel est le premier devoir envers soi-même.
Il y a plein de gens qui n'ont pas compris plein de choses. Je partage le point de vue de Jean-Marie Bigard. Il est devenu l'humoriste qu'il aurait du être, qui a une aura populaire extremement large et une inspiration forte, qu'il n'a pas peur de bousculer, le tabou énorme qu'est celui du 11 septembre.
La mémoire de la plupart des hommes est un cimetière abandonné, où gisent sans honneurs des morts qu'ils ont cessé de chérir.
La mort ne peut être pensée puisqu'elle est absence de pensée. Il faut donc vivre comme si nous étions éternels. Ce qui, pour chacun de nous, mais pour lui seul, est vrai.
L'histoire est la mémoire du monde.
Nous vivons dans une interminable succession d'absurdités imposées par la logique myope de la pensée à court terme.
Les femmes qui ont de la mémoire sont perdues.
Le cerveau est la tripe de la tête. Penser est un couteau !
Le monde est une pensée qui ne se pense pas, suspendue à une pensée qui se pense.
Si l'action ne soutient pas la pensée, la pensée perd son nerf et sa force s'effrite.
On ne lit pas, ni écrit de la poésie, parce que c'est joli. On lit et écrit de la poésie car on fait partie de l'humanité. Et l'humanité est faite de passion. La médecine, le droit, le commerce sont nécessaires [...] â–º Lire la suite