Mourir, c'est l'arrêt que le destin a prononcé contre tous les hommes.
Il n'y a pas de métier masculin et de métier féminin.
Je vis partout le développement de son grand principe que la nature a fait l'homme heureux et bon, mais que la société le déprave et le rend misérable.
Notre société produit des schizos comme du shampoing Dop ou des autos Renault, à la seule différence qu'ils ne sont pas vendables.
La devise des hommes d'affaires plus ou moins scrupuleux est : savoir toujours assez bien nager pour n'avoir jamais à trop se mouiller.
Généralement les hommes sont plus riches des mystères qui les constituent que de ceux qu'ils élucident, et les secrets dont on retire l'écorce deviennent de pauvres petites connaissances mises au jour.
Mourir en combattant, c'est la mort détruisant la mort. Mourir en tremblant, c'est payer servilement à la mort le tribut de sa vie.
Les hommes ne pensent qu'au sexe. Certains le disent, ils sont rares.
L'homme qui se croit Dieu tue le dieu qu'il porte en lui. L'homme qui ne pense plus aussi loin que Dieu tue la création qu'il porte en lui. L'homme qui ne se soucie plus de sa divinité ferme la porte à sa félicité.
Les femmes devraient militer pour qu'on leur accorde comme aux hommes le droit à la laideur.
Le colonisateur de gauche se refuse à faire partie du groupement de ses compatriotes ; en même temps il lui est impossible de faire coïncider son destin avec celui du colonisé.
La société se compose de deux groupes : les raseurs et les rasés.
Conseil aux arrivistes : mangez du cirage, vous brillerez en société !
Les hommes remarquables sont obligés de mener leur jeu tout au bord du précipice. Certains d'entre eux ne peuvent tenir le coup. Alors ils renoncent.
Tous les hommes qui ont du pouvoir ou une très grosse fortune attirent les femmes.
Les hommes vertueux ressemblent aux fumeurs dont les poches sont bourrées de cigarettes, mais qui s'interdisent d'acheter des allumettes.
Toutes les fautes passées sont pardonnées à celui qui passe la nuit du Destin en veillée pieuse avec foi et espoir de récompense.
Certains hommes écoutent le silence de Dieu, d'autres le bruit du diable.
Si on veut avoir une image assez juste de la société française, le vrai panel est au comptoir avec son lot habituel d'optimistes, de déprimés, de petits malins, de paumés et de têtes de con.
Lorsqu'on a l'impression que l'être que vous aimez le plus au monde risque de vous échapper à tout jamais, on analyse chaque mot, chaque geste, chaque silence aussi.
Aucune société n'est irrémédiable, aucun moyen âge n'est définitif. Si épaisse que soit la nuit, on aperçoit toujours une lumière.
La plupart des hommes sont dans les brumes et ne le voient pas.
Quoi ! la concurrence anarchique désole actuellement la société ; et il nous faut attendre, pour guérir de cette maladie, que, sur la foi de votre livre, tous les hommes de la terre, Français, Anglais, Chinois, Japonais, Cafres, Hottentots, Lapons, [...] â–º Lire la suite
Nulle femme n'est exceptée ; elle est accusée, arrêtée, & détenue dans les cas déterminés par la Loi. Les femmes obéissent comme les hommes à cette Loi rigoureuse.
Tout le système de la société vous dit quoi faire.
Le progrès social est devenu une farce : les hommes travaillent moins, se reposent davantage... mais ils sont sévèrement embrigadés dans la pensée unique.
Paris avait alors un tel prestige aux yeux de la province que la bonne société s'efforçait de modifier son accent pour "parler pointu".
Les tragédies de l'Histoire révèlent les grands hommes ; mais ce sont les médiocres qui provoquent les tragédies.
Un miracle, c'est un événement décrit par des gens à qui l'ont raconté d'autres gens qui ne l'ont pas vu.
Quand les hommes sortent de prison, neuf fois sur dix leur regard ne se pose plus. Ils ne regardent plus comme des hommes.
La prospérité porte avec elle une ivresse à laquelle les hommes inférieurs ne résistent jamais.