La politique révolutionnaire est la forme laïque et progressive de la religion, puisqu'elle veut relier les hommes entre eux.
La passion et la folie ne sont qu'une autre forme du sommeil.
Ce qui est merveilleux dans mon art, c'est que le rêve et la réalité peuvent ne faire qu'un. Il n'y a qu'un pas entre les deux.
Tous les hommes craignent de se faire posséder par une sirène.
Les faibles veulent dépendre, afin d'être protégés. Ceux qui craignent les hommes aiment les lois.
A la guerre, comme en amour, le corps à corps seulement donne des résultats.
Les gouvernements ne sont pas faits d'une autre pâte que les hommes auxquels ils commandent.
Combien les femmes amoureuses sont plus intelligentes que les hommes de caractères !
En moins d'un millénaire, Brahm, Yahvé, Zeus et Jupiter s'imposent aux croyants comme les pères de l'humanité et confinent les mères dans le statut de mineures. Comme si les hommes avaient inventé Dieu pour mieux asseoir le pouvoir paternel.
Les bavards sont les plus discrets des hommes : ils parlent pour ne rien dire.
Le corps de l'homme est bien petit par rapport à l'esprit qui l'habite.
Un livre c'est comme une bande dessinée, sauf que les images se trouvent entre les lignes.
L'imbécile est d'abord un être d'habitude et de parti pris. Arraché à son milieu il garde, entre ses deux valves étroitement closes, l'eau du lagon qui l'a nourri. Mais la vie moderne ne transporte pas seulement les imbéciles d'un lieu à un autre, elle les brasse avec une sorte de fureur.
Le prix du chapeau n'est pas en rapport avec la cervelle qu'il coiffe.
Ce sont les hommes qui écrivent l'histoire, mais ils ne savent pas l'histoire qu'ils écrivent.
Tout corps couché prend la ligne de l'horizon de l'âme. L'endormi devient le réveillé de l'ombre.
Un ministre compromis dans un scandale reparaît sur la scène politique : il est blanchi. Il ne reparaît pas : il est nettoyé.
Toutes les batailles sont menées par des hommes effrayés qui préfèrent être ailleurs.
Cette frontière-là, entre les lecteurs et les autres, est plus fermée encore que celle de l'argent. Celui qui est sans argent manque de tout. Celui qui est sans lecture manque du manque.
La vue d'un corps endormi peut-elle appeler autre chose que le meurtre comme suprême tendresse !
Moi, je vois les hommes comme la sape, j'essaye et j'enlève l'étiquette si j'estime qu'ils sont à ma taille, et j'le paye parfois, les gens n'sont pas ceux que l'on croit, en soi..
L'état d'épouse n'existe pas pour lui-même ; ce n'est qu'un compromis entre l'état de jeune fille et celui de mère.
Je suis ami avec Jamel (Debbouze). Lui est très populaire. Il sort, et en cinq minutes il est cerné par une grappe de personnes. Moi, je vis une existence hyper peinarde. Les gens qui me reconnaissent me disent gentiment un [...] â–º Lire la suite
Les mots ont un sens. Si on les met entre guillemets, on parvient à le "troubler".
Tout passe, hormis ce que les hommes ont sauvé de l'oubli par le marbre ou par le parchemin !
Entre les quatre mers, tous les hommes sont frères.
Les femmes sont déjà à penser l'éternité d'un don quand les hommes sont encore à le conquérir.
Se faire cent amis n'est pas du miracle; Le miracle est de se faire un ami qui sera à tes côtés lorsque cent seront contre toi
Quelle est la différence entre les yeux qui ont un regard et les yeux qui n'en ont pas ? Cette différence a un nom : c'est la vie.
On est tous homo. Je vais expliquer pourquoi. On est tous homo. Y a le homosexuel, et y a le homo, y a le homo parce que on s'adore. Moi je me regarde toujours dans la glace, pourquoi ? Pour [...] â–º Lire la suite
En somme, qu'est-ce que la vérité ? - C'est ce qui est entre les mots et qu'on éprouve dans la joie.