L'ignorance et la superstition ont toujours un rapport étroit et même mathématique entre elles.
Les grandes âmes ne sont pas soupçonnées ; elles se cachent ; ordinairement, il ne paraît qu'un peu d'originalité. Il y a de plus grandes âmes qu'on ne le croirait.
Le roman offre d'immenses possibilités : les lois romanesques ne sont ni morales comme dans la vie, ni rationnelles comme au théâtre ; elles sont purement esthétiques.
Le peuple fait bien les langues. Il les fait imagées et claires, vives et frappantes. Si les savants les faisaient, elles seraient sourdes et lourdes.
Les soirées peuvent être extraordinaires, les nuits inoubliables, et pourtant elles aboutissent toujours à des matins comme les autres.
En science comme en religion il faut être attentif aux signes. Nombre de grandes découvertes sont la conjonction du hasard et de l'acuité d'observation et d'interprétation des signes.
Les sociétés productrices de l'imagerie audiovisuelle - qu'elles soient privées ou publiques - se disputent le marché de la publicité, dont elles vivent ; elles parviennent insidieusement à nous aliéner.
Les injures suivent la loi de la pesanteur. Elles n'ont de poids que si elles tombent de haut.
Chaque personne naît avec des qualités et un potentiel très individuels. En tant que société, nous avons le devoir envers les femmes de créer un environnement réellement propice au développement dans lequel elles peuvent elles aussi évoluer.
Les choses les plus souhaitées n'arrivent point ; ou si elles arrivent, ce n'est ni dans le temps ni dans les circonstances où elles auraient fait un extrême plaisir.
Le téléspectateur est un concept de statisticien, un être mathématique opérationnel dont notre époque use et abuse, et auquel on donne volontiers la plénitude d'une personne.
Les guerres sont comme les feux de broussailles, si on n'en prend pas garde, elles se mondialisent.
Le regard ne s'empare pas des images, ce sont elles qui s'emparent du regard. Elles inondent la conscience.
Les lois c'est comme les saucisses, il vaut mieux ne pas être là quand elles sont faites.
Les conquêtes sont aisées à faire, parce qu'on les fait avec toutes ses forces ; elles sont difficiles à conserver, parce qu'on ne les défend qu'avec une partie de ses forces.
Le passé, c'est une illusion, une plaisanterie ; les illusions ne sont jamais présentes ni futures ; elles sont au passé, toujours... Les êtres changent.
Il y a science des choses simples et art des choses compliquées.
- Dis moi les femmes de ton époque comment elles sont ? - Prêtes a ce battre. - C'est pas ce que je voulais dire. Est ce qu'il y en a une que tu aimes ? - Que j'aime ? - À qui [...] â–º Lire la suite
Nous vivons avec nos défauts comme avec les odeurs que nous portons : nous ne les sentons plus ; elles n'incommodent que les autres.
Les étoiles sont lointaines mais leur lumière est chaude, elles effacent les ténèbres de la nuit et du coeur des hommes.
Les destinées humaines sont entre elles soudées d'un ciment de sagesse.
Plus la science se développe, plus nous devons nous en reporter à la foi. Drôle de situation : Il ne s'est jamais autant fait d'actes de foi qu'à l'âge d'or de la science.
Groupez des hommes, ils s'écouteront ; groupez des femmes, elles s'épieront.
Dans l'étreinte la plus serrée, dans la caresse la plus tendre, il y a ce petit fossé qui, pour étroit qu'il soit, n'en existe pas moins.
Ma règle était de ne pas peindre les choses comme elles étaient. je ne copiais pas ; Je les refaisais comme les miens.
On a beau reconnaître que nos joies sont fabriquées de chimères, elles ont quand même cet avantage de nous réconforter comme des rayons de soleil. Et pourvu que l'on se sente rayonnant, on ne regarde plus de quel côté vient la lumière.
Les femmes nous embarrasseraient bien si, au lieu d'une grande preuve d'amour, elles se contentaient de nous demander qu'une toute petite preuve d'amitié.
Informatique : Alliance d'un science inexacte et d'une activité humaine faillible.
Chacun des livres d'Aristote a détruit une partie de la science que la chrétienté avait accumulée tout au long des siècles.
Si infâmes que soient les canailles, elles ne le sont jamais autant que les honnêtes gens.
Le temps ne referme pas les plaies, elles sont béantes, ouvertes aux yeux même les plus fermés. Ce soir, j'ai déposé des fleurs.