La superstition est un peu plus humaine que la religion, parce qu'elle manque de morale.
Nietzsche avait vu juste, avec son flair de vieille pétasse, le christianisme était au fond une religion féminine.
Les mots n'ont après tout que la valeur qu'on leur prête.
La valeur d'un homme tient dans sa capacité à donner et non dans sa capacité à recevoir.
La civilisation repose sur l'expression d'une valeur supérieure, la culture se résume à des coutumes et des comportements.
La conscience est le tribunal de la pensée, c'est le juge intérieur qui prononce sur la moralité des actes ; témoin inévitable de tout ce qui se passe en nous, elle est la voix dénonciatrice de nos secrets penchants.
L'amitié est comme une bouteille de vin, elle prend de la valeur avec le temps.
La superstition porte malheur.
Il ne faut pas être plus catholique que le pape.
Le christianisme dans son essence (et c'est sa paradoxe grandeur) est une doctrine de l'injustice. Il est fondé sur le sacrifice de l'innocence et l'acceptation de ce sacrifice.
C'est l'idée du despotisme qui nous donne l'idée de la démocratie.
Ce qui fait la vraie valeur d'un être humain, c'est de s'être délivré de son petit moi.
Qui ne connaît la valeur des mots ne saurait connaître les hommes.
La nature n'est ni morale ni immorale, elle est radieusement, glorieusement, amorale.
Le système de l'amour du prochain est une chimère que nous devons au christianisme et non pas à la nature.
Il ne faut de la morale et de la vertu qu'à ceux qui obéissent.
Certains gestes deviennent redoutables dans la solitude parce qu'ils acquièrent une valeur finale. Quand un homme tombe et qu'il est tout seul dans un champ, il ne sait pas à qui dédier sa chute.
Une religion qui ne donne rien, ne coûte rien et ne souffre rien, ne vaut rien.
La vie, quelle que soit la valeur de ses manifestations, supplante à la longue les souvenirs.
La virginité est une valeur négociable au capital précaire mais au revenu parfois très rémunérateur.
Déjà se fracture l'unanimisme factice né de la secousse morale qu'a subie notre pays le 7 janvier 2015.
Les productions de l'art ont leur valeur en elles-mêmes.
L'égalité devant la mort est une fiction de la religion ou de la morale que démentent les usages de la société ; mais l'égalité devant l'amour est un fait de la nature.
La Saint Valentin est un jour pour masochiste. Si l'on est avec quelqu'un il faut lui dire "je t'aime" avec un cadeau, pour que cela ait plus de valeur que les 364 autres jours de l'année ; si l'on est seul, on déprime !
Le Dieu vaincu devient le diable de la religion qui suit.
La religion participe souvent du mythe du progrès qui nous protège des terreurs d'un futur incertain.
Le double comme la morale sont deux façons de nier la réalité ou de nier le tragique. Ce sont deux aspects d'un même problème. Le double, c'est l'illusion. A chaque fois que la réalité est indésirable, l'homme a une imagination [...] ► Lire la suite
Une religion qui ne cherche pas à conquérir de nouveaux adeptes est une religion d'un autre type, plus ancien, une croyance tribale.
Les excès de la liberté mènent au despotisme ; mais les excès de la tyrannie ne mènent qu'à la tyrannie.
La morale est le contraire du bonheur depuis que j'existe.
Je crois que sont gravés dans le Coran et dans d'autres expressions de la vision islamique, de vastes entrepôts de la divine vérité dont moi et d'autres occidentaux avons encore beaucoup à apprendre, et l'Islam est certainement un puissant candidat dans l'apport de la structure fondamentale de la religion du futur.