Un livre qui passe à la télévision est un livre menacé, parce que la télévision transforme le livre en spectacle.
Il faut que les endroits faibles d'un livre soient mieux écrits que les autres.
Le spectacle ne chante pas les hommes et leurs armes, mais les marchandise et leurs passions.
Pour le petit Parisien, il existe un instant crucial, initiatique, c'est celui où, ayant compris le système des correspondances du métro, il contemple le petit rectangle de carton qui lui livre l'immense labyrinthe et avec lui toute la ville.
Cette manière d'élever le journalisme à la hauteur d'un spectacle permet à ses promoteurs de laisser croire qu'ils ont du talent.
- Connaissiez vous ce magazine avant ? - Non. - Et donc vous n'aviez jamais entendus parler de moi ? - Non. - Vous n'avez aucune classe, aucun style... - Ah ça, je pense que ça dépend... - Non, non ! Ce n'était pas une question !
C'est là le plus beau cadeau que la télévision - une certaine télévision - peut offrir à nos sociétés : permettre à chaque professeur d'enseigner, comme Socrate, de pratiquer, comme lui, la maïeutique avec ses élèves.
Par l'amour, il peut arriver qu'on livre et reçoive quelque chose d'essentiel, qu'on sente s'épanouir ce qui pouvait sommeiller de meilleur au fond de soi...
La télévision est un système de communication où la distinction est devenue suspecte et l'approximation banale.
La recherche patiente et sans fadeur d'un bonheur partagé entre tous reste une idée neuve à la télévision comme... ailleurs.
Ce que le lecteur veut, c'est se lire. En lisant ce qu'il approuve, il pense qu'il pourrait l'avoir écrit. Il peut même en vouloir au livre de prendre sa place.
Ne jugez pas un livre par sa couverture.
Il faut relire la Bible sans la distance théologique. Et si l'on se livre à cet exercice, on découvre des histoires insensées.
A mon âge, c'est beaucoup plus facile de faire le réalisateur et de se cacher derrière la caméra que de montrer sa gueule sur grand écran !
Tout livre qui vaut la peine d'être interdit est un livre qui vaut la peine d'être lu.
Pour les innocents, le passé peut être une récompense ; mais pour les traîtres, ce n'est qu'une question de temps avant que le passé ne leur livre ce qu'ils méritent.
Passer à la télévision est le rêve de tous les m'as-tu-vu qui, à tort ou à raison, s'imaginent avoir quelques choses à communiquer aux autres.
En argot, lire se dit ligoter. En langage figuré un gros livre est un pavé. Relâchez ces liens-là, le pavé devient un nuage.
Les livres contiennent de l'humour, de la beauté, de l'intelligence, de l'émotion, de la pensée, et bien sûr, tout ce qui fait la vie. La vie sans un livre est vide.
Plus un livre est gros, et plus il pèse dans les mains, mais il n'en est pas meilleur.
Un livre a toujours deux auteurs : celui qui l'écrit et celui qui le lit.
Un livre terminé est un objet futile - mais un projet de livre vaut tous les respects.
Un livre vous déplait : qui vous force à le lire ?
Ce n'est pas la peine d'avoir du talent à la cinquième ligne si le lecteur ne dépasse pas la troisième.
Tout livre a pour collaborateur son lecteur.
Si vous voulez lire un livre mais qu'il n'a pas encore été écrit, vous devez l'écrire.
Celui qui tue un homme ne tue qu'un homme. Celui qui tue un livre tue une idée.
J'ai l'impression d'une chaîne où chaque spectacle a été la continuité du précédent, parfois pour le préciser, parfois pour le nier.
La télévision ouvre bien des portes, notamment celles des réfrigérateurs.
J'ai examiné toutes les religions, et le résultat est que la Bible est le meilleur livre du monde.
Prenez n'importe quel livre de philosophie et lisez-le, un oignon frais à la main, vous verrez la différence.