L'"indifférence" politique, cette catatonie du citoyen moderne, c'est celle de l'individu à qui toute décision échappe, ne conservant que la dérision du suffrage universel.
La politique est le seul métier qui se passe d'apprentissage, sans doute parce que les fautes en sont supportées par d'autres que par ceux qui les ont commises.
En somme, refusant le mal, le colonisateur de bonne volonté ne peut jamais atteindre au bien, car le seul choix qui lui soit permis n'est pas entre le bien et le mal, il est entre le mal et le malaise.
On n'accepte pas vraiment l'alternance politique quand on refuse l'alternance économique.
La politique fut d'abord l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. A une époque suivante, on y adjoignit l'art de contraindre les gens à décider sur ce qu'ils n'entendent pas.
La mesure ultime d'un homme n'est pas où il se tient dans les moments de confort et de commodité, mais où il se tient dans les moments de défi et de controverse.
Lorsqu'une porte se ferme, vous avez deux choix : abandonner ou continuer.
La mesure d'une société se trouve dans la manière dont elle traite ses citoyens les plus faibles et les plus démunis.
Qui se mesure dure.
Dieu est la plus haute mesure de notre incapacité : l'univers, l'espace lui-même, ne sont pas si inaccessibles.
Ça c'est pas de la politique de branleur !
L'enrageant c'est de penser que la France est le pays des inventeurs ! On en revient toujours à ceci : nous ne savons pas tirer parti de nos ressources.
Tout mouvement politique est fondé sur le kitsch, sur la volonté de séduire.
L'art du politique est de faire en sorte qu'il soit de l'intérêt de chacun d'être vertueux.
J'avais le choix entre regarder les choses se produire, ou en être acteur.
Le positivisme est indispensable aux orateurs. Qui partage ses pensées avec un public pourra convaincre à la mesure de ce qu'il paraîtra lui-même convaincu.
Je ne me suis pas rapproché des Noirs pour des raisons politiques, mais pour leur musique et leurs danses. C'est la politique qui m'a rejoint.
Le plus important à mes yeux, c'est que la politique doit s'adapter à la société, et non l'inverse.
Le menteur dit toujours : Mon témoin ? Il est parti bien loin, derrière le fleuve.
A mesure qu'on s'avance dans la vie, on s'aperçoit que le courage le plus rare est celui de penser.
Toute pensée qui se bornera aux combinaisons de l'économie politique sera infailliblement trompée dans les grandes affaires humaines.
On dit que certaines vies sont liées à travers le temps... Unies par un ancien appel qui résonne à travers les siècles.
La politique est l'ensemble des procédés par lesquels des hommes sans prévoyance mènent des hommes sans mémoire.
Ne craignant aucune injure, ne demandant pas de couronne, reçois avec indifférence à la fois la flatterie et la calomnie, et ne discute pas avec un imbécile.
Nos dirigeants n'ont pas de politique culturelle forte. Ils ont tendance à voir la culture comme une distraction, non comme le point de départ de l'émancipation du peuple, qui permet d'ancrer une nation dans l'histoire du monde.
Toute misère est à la mesure du rêve ou de l'ambition qu'elle trahit.
Il ne faut pas chercher cette situation inouïe des âmes supérieures en un autre point de l'histoire que cette fin de siècle, où le mépris de toute transcendance intellectuelle ou morale est précisément arrivé à une sorte de contrefaçon du miracle.
Dès qu'une politique est au pouvoir, elle montre ses faiblesses.
L'Occident ne mesure pas toujours la haine que lui vouent des peuples humiliés et offensés par sa prospérité, son passé impérial, son présent dominateur, son appui à des régimes féodaux corrompus.
Pour la première fois de son histoire, le parti socialiste organise des primaires populaires de la gauche ouvertes pour choisir son candidat à l'élection présidentielle de 2012.
L'âme de la femme est une chose si mystérieuse, si complexe, que l'on va d'émerveillement en émerveillement à mesure qu'elle nous est révélée.