Quand on se meurt, même d'amour, c'est toujours l'amour qui peut nous sauver.
Je suis tombé amoureux comme on attrape une maladie. Sans le vouloir, sans y croire, contre mon gré et sans pouvoir m'en défendre. Et puis je l'ai perdue. De la même manière.
Au reste, la reconnaissance n'est pas un sentiment d'une complète pureté: reconnaître ce que l'on doit à autrui, c'est aussi avouer sa propre insuffisance. Il faut beaucoup de force et d'orgueil, ou de placidité, pour supporter ses propres dettes sans inquiétude ni ressentiment.
Même si la passion nous déchire, elle ne doit pas briser ce qui nous lie.
La mémoire est le désir satisfait.
Je n'avais pas à craindre de mourir mais de n'avoir plus le coeur à vivre, du moins de la seule vie qui m'importât. Je n'avais plus devant moi que le lit de douleur de mon frère : il gémissait, il [...] ► Lire la suite
Mon premier baiser a été avec Justin.
Ce monde en lui-même n'est pas raisonnable, c'est tout ce qu'on peut en dire. Mais ce qui est absurde, c'est la confrontation de cet irrationnel et de ce désir éperdu de clarté dont l'appel résonne au plus profond de l'homme.
Je bouffe de temps en temps des asticots pour assouvir un sentiment de vengeance par anticipation.
Un vrai baiser engendre tant de chaleur qu'il détruit les microbes.